Mes amis ne le savent que trop : je suis «un tout petit peu» obsédé par les sous-marins, surtout ceux de la Deuxième Guerre mondiale. Oui, je sais, je frise parfois l’invitation à un dîner de con !

Cette semaine, j’ai terminé le livre «Le Styx» (la version française de Das Boot, écrit au début des années 70 par un allemand qui a fait une mission dans un U-Boat en 1941) et, croyez-moi, j’ai eu l’impression de vivre en immersion totale pendant toute la lecture de cette brique ! À chaque fois que j’ouvrais le livre, je me retrouvais plongé dans l’univers oppressant du sous-marin avec ces 50 marins, dans un tube de 67m de long !

Comme un sous-marin est coupé de communication la plupart du temps, le commandant a beaucoup de pouvoir décisionnel et son équipage doit avoir une confiance énorme en son leadership. Dans cette histoire, le personnage central est le jeune commandant (à peine la trentaine!) qui se fait appeler «le vieux» simplement parce qu’il a déjà plusieurs missions à son actif et a quelques années de plus que ses hommes. Claustrophobie, humidité, tension constante, stratégies de survie… et j’en passe.

J’ai été complètement englouti par cette histoire (j’ai même rêvé un soir que je faisais un pâté chinois pour l’équipage dans la mini cuisine du sous-marin). Entre les descriptions du quotidien à bord, les missions périlleuses et la tension qui monte, j’avais parfois l’impression de manquer d’air et d’avoir les pieds dans l’eau comme eux ! Mais c’est justement ce côté « immersion » qui fait que j’adore les histoires de sous-marins : on y retrouve un mélange unique d’aventure, de technologie poussée (pour l’époque) et de tension extrême.

Mon engouement pour les sous-marins remonte aux années 90, quand j’ai vu le film Das Boot (qui est un des meilleurs). Ça m’a vraiment fasciné ! On a justement regardé la version «director’s cut» de 3h30 cette semaine, juste pour faire écho à ma lecture. Plus récemment, j’ai contaminé ma belle Sophie et on déniche ensemble de vieux films de sous-marins (et on en trouve encore, c’est fou!)

L’an dernier, on a eu la chance de visiter le U-505, un vrai U-Boat allemand dans un musée à Chicago. Il a été capturé par les Américains à la fin de la guerre, et il a navigué sur le fleuve Saint-Laurent, devant Québec et Montréal, avant de finir sa course en tant qu’attraction à Chicago. Se promener dans ses entrailles exiguës, imaginer l’équipage y vivre pendant des semaines… franchement, c’était à la fois fascinant et angoissant!

Bref, je voulais juste partager mon petit « trip de sous-marins » du moment. Certains diront que je suis un peu intense… et ils n’auraient pas tort! Alors bye, je retourne parcourir le web pour trouver le prochain vieux film de sous-marins à regarder avec Sophie.