Catégorie: Vie personnelle
Ça se poursuit. Je me suis abonné au gym il y a maintenant deux mois et je continue à y aller trois fois par semaine… avec le sourire à part ça ! J’ai perdu 8 livres, je me sens très bien, et je profite d’une énergie impressionnante. Ça me donne vraiment hâte d’enfourcher mon vélo au printemps.
Évidemment, les deux semaines de «farniente» se sont fait sentir dans l’évolution de mes performances. Surtout que j’ai triché un peu à Cuba avec les paquets de cigarettes à 1,20 $. Ben quoi… c’était des vacances !? Les choses se sont replacées rapidement et je poursuis avec une belle motivation.
Après avoir passé le temps des fêtes des deux dernières années en Floride avec des amis, nous avions cette année décidé de leur fausser compagnie pour aller chercher la chaleur, plus au sud. Deux belles semaines à Cayo Largo. Pour moi, il s’agit d’un premier voyage en formule «tout inclus»… et j’aime beaucoup.

J’avais envie de soleil, j’avais besoin de repos, je voulais me baigner tous les jours, faire le lézard à l’ombre d’un cocotier et lire une grosse pile de livres : j’ai eu tout ça ! Spécialement cette année, avec les choses qui s’accélèrent au bureau, j’avais grand besoin de «tirer la plogue», de me couper d’internet et remettre à niveau mon sommeilomètre. Je pense qu’on est tombé au bon endroit pour tout ça.

Cayo Largo est une petite île aride et sablonneuse située à 70 km au sud de Cuba. Une île sans ville, sans population, juste une piste d’atterrissage, pas plus d’une trentaine de voitures sur l’unique route et quelques hôtels au bord d’une plage absolument paradisiaque. Tout autour : une mer turquoise, des millions de poissons multicolores et des étoiles de mer immenses. Et surtout : des chaises longues, des piscines, des cocotiers… et plusieurs barmans toujours heureux de me servir une boisson fraîche.

On a fait une expédition en bateau, un peu de plongée en apnée, on a joué dans le sable, dans les vagues, on s’est baignés… mais, l’activité principale reste le repos. Sieste obligatoire chaque après-midi, au lit pas trop tard le soir, au bout de 10 jours je sens que ma batterie approche du 100%. Ça fait un bien énorme.

Bien sûr, la bouffe est moyenne, il y a quelques moustiques désagréables et, depuis le weekend dernier, l’hôtel est plein et ça se sent un peu partout avec quelques files d’attente. Ces quelques petits désagréments n’arrivent pas à ternir ce beau voyage. Cayo Largo est sans doute un des joyeux des Caraïbes avec ses plages désertes et encore très sauvages. Passer des heures à jouer dans l’eau turquoise avec mon Agathe… ça compense bien pour le fait de manger du poulet «en sauce» un peu trop souvent.
Côté photo, je me suis bien amusé avec le petit Lumix «à l’épreuve de l’eau» qui m’a permis de réussir quelques images fort intéressantes. Je l’avais peu utilisé jusqu’ici, mais ses qualités prennent tous leurs sens dans un endroit comme ici.

Premières choses que je ferai quand je serai de retour à Montréal : passer 4 heures à flâner sur internet et me faire griller un bon steak bien saignant, accompagné du meilleur rouge que j’ai à la cave ! J’ai bien hâte aussi de revoir les amis, de partager un repas avec eux… et d’essayer de les convaincre de venir avec nous l’an prochain.

Décidément, passer le temps des fêtes dans le sud est en train de devenir pour moi le meilleur moment de l’année.

Bonne année 2012 à chacun de mes aimables lecteurs. Je vous souhaite de la santé, de l’amitié, de la vérité… et de belles photos !
Nous sommes dans une église, Agathe et moi, pour entendre chanter notre Sophie avec sa chorale. En attendant le début du spectacle, Agathe va «explorer» l’église. Moi, je la suis du regard. À un moment, elle se met à jouer avec l’eau dans le bénitier et je me rends bien compte que des dames l’observent avec inquiétude en cherchant les parents des yeux. Alors, je lui fais signe de s’approcher.
- Agathe, il ne faut pas jouer avec l’eau qui est là.
- Pourquoi ?
- Ben… c’est de l’eau bénite.
- C’est quoi de l’eau bénite, papa ?
- Heu… en fait c’est de l’eau ordinaire, mais que le curé a bénie.
- …
- Tu ne comprends pas c’est quoi bénir, hein ?
- Non.
- Attend ma souris, ce n’est pas facile à expliquer. C’est un peu comme de la… «magie», que monsieur le curée met dans l’eau.
- …
- Enfin, il y a des gens qui croient que l’eau est un peu magique et… si tu joues avec l’eau, ça pourrait fâcher ces personnes.
- Mais papa, la magie… ça n’existe pas.
- Je sais, mais il faut respecter ceux qui y croient.
- …
- Tu sais Agathe, tes toutous, tu crois qu’ils sont vivants ? Ça te fait de la peine si quelqu’un leur fait du mal ?
- Oui, ça me fait de la peine.
- Alors, c’est pareil avec l’eau.
Un temps passe, je vois bien que les engrenages tournent dans sa tête.
- Papa, des gens qui croient à de la magie comme ça… il n’y en a pas de notre pays, hein ?
- Oui Agathe, il y en a.
- Mais, pas proche de notre maison, hein ?
- Heu… oui, il y en a partout.
- Vraiment ?
- Oui.
- Et bien, c’est bizarre.
Je le sais, ce blogue est un peu à l’abandon. Je sais aussi que certains lecteurs me suivent depuis très longtemps et je me sens parfois comme un ami qui prends ses distances, celui qui trouve plein de mauvaises raisons pour espacer les coups de fil. Donc, pour ceux que ça pourrait intéresser, j’ai eu envie de donner des nouvelles de ma vie professionnelle. Parce qu’il s’en passe des affaires !
Ma petite compagnie est en pleine expansion, de mon état de travailleur autonome au début de 2009, nous sommes passés à deux, puis à trois… et ainsi de suite, jusqu’à la semaine prochaine, où le sixième fin finaud se joindra à l’équipe. Et ce nouveau membre arrive comme associé et directeur d’un tout nouveau département qui développera des bases de données sur mesure, toujours avec FileMaker.
Depuis un bout, j’avais envie de diversifier nos services parce que ça fait mal au coeur de devoir refuser les contrats qui me sont proposés… surtout que certains étaient vraiment intéressants.
Cette croissance amène un autre changement de taille : nous quittons la «caverne» pour aller brancher nos ordinateurs dans un vrai local, plus grand et plus éclairé, pas très loin de la maison. C’est un immense soulagement pour moi de quitter le sous-sol et de mettre une certaine distance entre le bureau et la maison. Je m’imagine déjà, en fin de journée, profitant d’un petit kilomètre de marche pour évacuer le stress du travail.
Côté Casserole, malgré un long retard dans la livraison de notre fameuse version 5, les ventes sont toujours bonnes et nous comptons présentement 180 clients, dont une vingtaine en France. En fouillant les archives, j’ai constaté qu’on avait installé la 100e en avril 2010. Je suis fier de ce succès, on m’envoie souvent des commentaires et des témoignages qui sont, à mes yeux, bien plus valables qu’une grosse promotion ou que les félicitations d’un patron. J’aime ma clientèle qui est en grande partie composée de petites boîtes où j’ai la chance de parler directement avec le patron, d’avoir de belles conversations, d’établir des relations à long terme et, au fil des années, d’être témoin de leurs succès.
D’ailleurs, si par hasard certains d’entre eux venaient poser les yeux par ici, je profite de l’occasion pour les remercier sincèrement de cette confiance qu’ils m’accordent.
Depuis longtemps, j’essaie de faire des affaires avec coeur, d’être droit, d’être vrai, de parfois dire «non» à un client qui demande quelque chose, simplement parce que telle est la vraie réponse. Mais aussi, rendre service par gentillesse, sans penser à la facture. Dernièrement, il y a eu différentes occasions qui m’ont rassuré dans mon choix, je dors bien la nuit, je me sens bien… même si parfois, ça rapporte un petit peu moins. J’aime ma vie.
Je regarde vers l’avenir avec confiance, j’ai une équipe du tonnerre, j’ai des clients géniaux… tout est en place pour poursuivre sur cette belle lancée et faire grandir notre meute de fin finauds.
Ça se passe bien. Après seulement six visites, je sens déjà une différence… une bonne différence. Ce matin, j’ai conclu mon entrainement par une séance de vélo stationnaire trois fois plus longue que lors de mon premier entrainement, et en utilisant un niveau de résistance plus élevé. Le corps humain est une machine impressionnante ! Tous mes muscles souffraient il y a quinze jours et là, je fais mon programme avec une certaine facilité.
En plus, j’aime ça. J’aime vraiment ça. Alors, je continue… avec le sourire.
Croyez-le ou non, je n’avais jamais mis le pied dans une «salle d’entrainement» de ma vie. Même dans un hôtel, j’évitais de franchir la porte du gym. J’avais tendance à trouver un peu bizarre de courir sur place et de monter de faux escaliers, préférant nettement rouler sur mon vélo et jouer dehors. Depuis quelques semaines, je tournais autour du pot… j’envisageais de m’inscrire pour garder un peu de la forme que je gagne sur mon vélo durant l’été. J’ai jeté un oeil dans les vitrines de quelques gyms autour de chez moi et j’ai fait mon choix. C’est en visitant les installations en compagnie de la propriétaire du Studio Locomotion que j’ai eu le goût de m’inscrire à son «gym de quartier», comme elle le dit. J’y suis allé ce matin pour mon évaluation et… j’ai hâte d’y retourner. Je suppose que c’est un bon signe !
J’essayerai de faire quelques textes sur le sujet pour contribuer à ma motivation et garder une trace de mes (éventuels) progrès. Souhaitez-moi bon succès !
Sur la route, il arrive souvent que je rêve de voir une voiture de police s’élancer vers le «maudit malade» qui me suit de trop près, l’autre qui me dépasse de façon dangereuse ou le «maudit baveux» qui coupe tout le monde. Dans un bouchon, vous savez, celui qui fait mine de sortir à la prochaine sortie pour faire 3 kilomètres sur l’accotement avant de revenir couper toute la file ? Malheureusement, le policier «redresseur de torts» n’est jamais là où on a besoin de lui… et la plupart du temps que ça termine par une contravention reçue d’un agent (paresseusement) embusqué pour prendre en défaut le conducteur moyen, comme vous et moi.
Hier, j’ai été récompensé pour toutes les fois où j’ai espéré voir clignoter les lumières rouges et bleues (ailleurs que derrière ma propre voiture), je vous raconte. Ça se passe sur le boulevard Métropolitain, dans le coin de ville d’Anjou/Saint-Léonard. Dans mon miroir, je vois quatre motocyclistes qui arrivent à toute vitesse en enfreignant le Code de la route 10 fois à la minute. Vous en avez déjà vu des comme ça : ceux qui font honte à la grande majorité des motocyclistes. Ils zigzaguent, ils dépassent n’importe comment, ils roulent sur l’accotement… ils considèrent les voitures comme des cônes orange dans un jeu vidéo. Le problème c’est qu’un des cônes, c’est moi… avec ma fille de six ans qui a le droit de vivre sa vie sans recevoir un motocycliste sans tête à travers le pare-brise.
À la limite, je me fous qu’ils roulent comme des malades sur une petite route isolée ou, encore mieux, sur une piste de course. S’ils veulent se tuer, qu’ils le fassent en solitaire, je n’ai aucune envie d’y participer. Bref, le boulevard Métropolitain un dimanche après-midi me semble un des plus mauvais endroits pour carburer à l’adrénaline. Mais bon, ce n’est pas comme si c’était les premiers imbéciles que je vois sur la route, on serre le volant, on les regarde aller, on bougonne un peu… et on passe à autre chose.
Le bout jouissif de l’histoire c’est qu’à la sortie Viau, les quatre tarlas étaient arrêtés à la lumière quand une voiture de police est venue se stationner devant eux, en travers de la route… pour éviter qu’ils se défilent. J’ai bien pris mon temps à l’intersection pour observer la scène. Les quatre zigotos ont dû enlever leurs casques, rester bien sages à côté de leur bolide pendant que monsieur l’agent sortait son calepin. Et le monsieur n’avait pas la tête de celui qui patrouille son dimanche après-midi bien relax.
Je jubilais dans ma voiture : ce superhéros a réussi à arrêter les quatre d’un seul coup ! Qu’on lui décerne une médaille ! Ce policier avait entre les mains ce qu’il lui faut pour réaliser son «quota» de la semaine. J’ai eu le temps de voir les têtes de mes «as du guidon», jeune vingtaine, invincibles… avec dans le regard le petit garçon qui se fait prendre à piquer des magazines cochons au dépanneur.
Reste maintenant à espérer que l’expression «servir de leçon» trouvera un sens dans leurs têtes de cow-boys.

De bonne heure sur la route d’Oka, en ce magnifique dimanche matin, pour aller à la «chasse aux pommes» ! Ça faisait des années que je n’avais pas mis les pieds dans un verger et, à voir la longueur de la file d’attente en fin d’avant-midi, je pense que l’idée de partir tôt était la meilleure de la journée ! Les deux pieds dans la rosée, nous avons sillonné le magnifique verger en emplissant nos sacs de fruits bien rouges. Bien sûr, j’ai profité de l’occasion pour faire quelques photos… et croquer de nombreuses pommes.
J’ai été étonné par la qualité des cidres produits au Verger Lafrance où nous étions. Après avoir goûté les échantillons offerts, j’ai acheté quelques bouteilles et nous avons débouché un mousseux pour notre petit pique-nique. Très agréable avant-midi en famille.
Maintenant, il faudra trouver des recettes pour cuisiner toutes ces pommes !


À l’origine, c’était mon idée. Comme j’avais en rendez-vous à Granby jeudi, j’ai pensé que l’occasion était belle de dormir sur place et d’aller visiter le zoo, en famille, vendredi. On a donc réservé une chambre, installé les vélos sur le toit de la bagnole et hop… en route pour Granby.
Je n’ai rien de mal à dire concernant le zoo comme tel. C’est bien organisé, c’est grand, c’est propre, c’est très beau. Personnellement, je pense que c’était la première fois que je voyais un rhinocéros… et que dire de cet éléphant qui a pissé une rivière et demie devant moi ! J’ai compris pourquoi les éléphants sont si gros, ils ont la vessie grande comme une piscine hors terre.
Ce qui m’a troublé durant cette journée, c’est le gigantesque troupeau de visiteurs qui circule autour des enclos. Des milliers de personnes, des milliers de poussettes, des enfants qui pleurent, des adultes qui s’impatientent, des parents qui crient… et tout ce beau monde qui essaie d’avoir une petite place près de la clôture pour observer la petite girafe «tellement cute».
Je me rendais compte qu’Agathe se balançait pas mal des lions qui dorment dans leur cage et des tortues qui avancent lentement. Des animaux, elle en voit à la télé, elle en a vu dans les autres zoos qu’on a visités… ce n’est pas si «merveilleux» pour un enfant de voir des animaux en cage. Un éléphant «bof», un hippopotame «bof», une chèvre «bof». Moi qui pensais faire plaisir à ma fille !
On lui a acheté le toutou qu’elle demandait et elle était super contente !

Je voyais partout des parents essayer de soutirer un peu d’émerveillement à leurs enfants. Comme ces mêmes parents ont dû faire la file, ont dû payer une petite fortune pour l’entrée et ont préparé des sandwichs, il y a de la pression pour que tout le monde s’amuse.
Et puis, y a tout ce stress : avance plus vite, vient par ici, donne la main à papa, ne touche pas à ça, attention de ne pas passer devant la file d’attente, on ne peut pas tout acheter, un toutou c’est assez, tu as déjà mangé un popsicle, tu ne trouves pas que tu es déjà assez chanceux d’être ici ?
Si «ti-gars» préfère courir à gauche à droite, papa s’impatiente. Si «tite-fille» veut une crème glacée au lieu de la barre granola que maman a apportée, c’est la crise. Vendredi, j’écoutais le nombre d’enfants qui pleuraient et je trouvais incroyable que toutes ces familles aient dépensé au moins 200$ pour passer une «magnifique journée en famille».
Si ça ne fait plaisir, ni à Agathe, ni à Sophie, ni à moi d’aller là… pourquoi y allons-nous ? Ce n’est pas Agathe qui a demandé à visiter le zoo, pourquoi faut-il absolument qu’elle apprécie ?

Est-ce que ce genre d’activité familiale n’est pas un peu l’équivalent d’un «crédit carbone» ? On passe nos vies à travailler, on a l’impression de ne pas suffisamment s’occuper de nos enfants, alors on s’achète une journée «de famille» en allant au zoo ? N’est-ce pas une façon de déculpabiliser les parents ?
Je ne veux pas exagérer, la journée n’a pas été un désastre total. On a eu du fun quand même ! Je respecte ceux qui aiment ce genre d’endroit… mais, je vais laisser passer quelques années avant d’y remettre les pieds. C’est juste que je suis revenu de là avec l’impression que j’aurais pu faire 100 fois plus plaisir à ma fille en lui proposant autre chose. Quelque chose de mieux adapté à ses goûts, quelque chose de simple, qui ne coûte pas nécessairement la moitié de ma paie.
Ce soir, en passant devant la porte de la salle de bain, je suis tombé sur une grande Agathe de 5 ans «et trois quarts» qui se brossait les dents avant d’aller au lit. Je me suis arrêté et je suis resté là quelques instants à la regarder… si grande, si sage, si belle. Elle a passé une partie de la journée chez sa copine, elle est revenue après le souper avec sa bonne humeur, son maillot de bain et plusieurs tatous au stylo bleu. Dans le tourbillon de la vie, je me rends compte que je ne m’émerveille plus autant devant cette si extraordinaire fillette qui ensoleille mes journées. Pourtant, dans ce genre de petits moments, quand mes yeux deviennent humides juste à la regarder… je sais très bien où est le centre de ma vie.
Être papa est un bonheur et j’avais envie ce soir d’écrire quelques mots pour le souligner.


Nous étions au Manoir du lac Delage durant la fin de semaine pour deux journées de vacances en famille et pour fêter les 40 balais d’un ami qui habite par là. Bel endroit ! Chambres confortables, bonne bouffe, belles piscines bien chaudes, brunch du dimanche spectaculaire, prix raisonnables… ce fut très agréable.
Samedi, comme le soleil brillait fort durant l’après-midi, la piscine extérieure était bondée et la chaise longue difficile à attraper. Quand Agathe m’a proposé d’aller nous baigner dans la piscine intérieure… j’ai aimé l’idée. Nous avons laissé Sophie-le-lézard à son bronzage et nous sommes allés nager «à l’ombre».
Comme prévu, la piscine intérieure était déserte… sauf trois adolescents qui s’y baignaient. Leurs vêtements étaient éparpillés sur le sol près de la porte, juste à côté de leurs «skates». Les gars devaient avoir autour de 14 ans, juste à l’âge où on est fier du petit duvet en dessous du nez et où on essaie de parler avec la voix la plus basse possible.
J’avais d’ailleurs l’impression que ce n’était pas des clients de l’hôtel, mais trois gars du coin qui savent comment «sauter la clôture» pour profiter de la piscine.
Mais là, les trois ados étaient de vrais enfants qui se lançaient de l’eau et qui riaient comme des fous. Agathe et moi les regardions du coin de l’oeil en essayant de ne pas nous placer sur leurs trajectoires. Moi, je trouvais qu’ils avaient l’air d’avoir un fun noir !
Là où j’ai trouvé l’observation de mes trois moineaux intéressante, c’est quand une petite famille est arrivée et qu’une des membres de cette petite famille était une belle jeune rouquine de leur âge qui resplendissait dans son bikini orange. Mes trois ti-culs sont instantanément devenus des hommes… on ne s’arrose plus, on ne rit plus, on ne s’excite plus, on est des hommes virils et il faut que tout le monde la sache.
Un changement instantané, fascinant.
Les gars sont sortis de la piscine, ils se sont habillés lentement en essayant de faire jouer le plus de muscles possible, ils ont pris leurs «skates» en s’assurant qu’on les voit bien et ils sont sortis dans le calme après avoir jeté d’innombrables regards vers les trois petits triangles de tissu orange.
Bien sûr que je me revoyais à cet âge. Bien sûr que tous les garçons sont comme ça. J’aurais été curieux de voir une situation inverse, avec trois jeunes filles dans la piscine et un beau gars qui arrive… juste pour comparer.
Le projet était sensiblement différent au départ. On devait aller à Chicoutimi pour ce 50e anniversaire de mariage comme un prétexte pour prendre quelques jours de vacances, aller pédaler autour du lac Saint-Jean, manger du fromage qui fait «squik squik», se prélasser sur une plage, visiter Val-Jalbert… relaxer quoi !

Finalement, différentes circonstances ont fait en sorte qu’on a dû laisser tomber le volet «vacances» pour remettre ça à plus tard dans l’été. C’est à ce moment-là que j’aurais dû annuler ce voyage. Parce que, je m’en veux de ne pas avoir annulé, d’avoir emmené ma famille là-bas. 10 heures de route, des centaines de dollars dépensés, pour aller manger un plat de «volaille en sauce» dans un sous-sol d’hôtel avec un paquet de monde que je ne connais pas vraiment… quelle drôle d’idée ?
Quoique je ne pouvais pas savoir qu’il aurait plu sans arrêt durant 48 heures, que la piscine de l’hôtel serait en rénovation et que seulement 4 cousins et cousines (sur 15) seraient présents. C’est vrai que les circonstances n’étaient pas de mon côté. J’avoue.
Mais, comme la vie n’est jamais complètement noire, je me dois d’écrire que j’ai été content de me balader dans cette ville où je suis né… et de revoir une partie de la famille que je ne vois que très très rarement.
Et malgré toute cette pluie et toute cette route, je pense que 50 années de vie de couple, ça mérite d’être fêté et, je suis content d’avoir eu l’occasion de féliciter mon oncle et ma tante pour ça. Je les ai toujours connus comme un couple heureux qui semblent s’amuser au quotidien. En quelque sorte, un modèle pour notre génération.
Mais si c’était à refaire… je pense que j’enverrais une carte de voeux par la poste !

Je reviens d’un fort agréable weekend de pêche. Trois jours avec une belle gang de copains, du beau temps, du plaisir, de quoi bien boire et bien manger… en plus d’une pêche fructueuse. Que dire ? Et puisqu’on doit respecter la fameuse règle non écrite qui dit : «Ce qui se passe à la pêche doit rester à la pêche» ! Motus et bouche cousue.
Mais, en regardant mes photos, je constate que j’ai fait une tonne d’images du chalet, de cet immense et magnifique chalet : le pavillon du lac à l’Épaule. Il faut croire que je suis fasciné par ce bâtiment en bois rond assez grand pour accueillir un régiment complet de pêcheurs.

En fouillant trois minutes sur Wikipédia, on apprend que l’expression populaire «faire un lac à l’épaule» vient directement de cet endroit. Le cabinet de Jean Lesage s’est réuni à cet endroit en septembre 1962 pour discuter de certains dossiers, dont la nationalisation de l’électricité. J’ai lu aussi que Churchill et Roosevelt y auraient parlé stratégie contre les Allemands en 1943. Rien que ça !
En continuant à fouiller un peu plus loin, on découvre que ce cabinet de septembre 1962 contenait des têtes qui ont contribué l’histoire du Québec comme Gérard D. Lévesque, Paul Gérin-Lajoie, René Lévesque et plusieurs autres.

Mais au-delà de l’aspect historique de tout ça, il s’agit d’un endroit qui a une âme. On sent que les plus vieux murs du pavillon ont entendu des milliers d’histoires de pêche en plus d’être témoins du passage de générations de pêcheurs et d’amants de la nature. Assis sur la galerie, on voit cet immense lac sous la surface duquel on sait que grouillent des milliers de poissons. On pourrait se croire à l’autre bout du monde, dans un paradis lointain… mais non, tout ça est à 45 minutes du centre-ville de Québec !

Ça fait vraiment du bien de troquer mes ordinateurs pour une canne à pêche et une boîte de vers. Aucun stress, zéro préoccupation, plus un seul dossier dans la tête, juste le plaisir simple de capturer la truite qu’on mangera avec les copains le soir venu. Un jour j’aimerais me payer un tel repos rallongé de quelques jours… histoire de décrocher deux ou trois crans plus loin.

Et je ferais volontiers ce genre de voyage avec ma fille, dans quelques années ! J’ai tellement de beaux souvenirs de pêche avec mon père, car même si on ne dit pas grand-chose dans une chaloupe, on partage un moment… on est juste là, ensemble, à profiter du calme, à écouter les oiseaux, à observer un huard, une loutre ou un castor. Dans le fond, à faire une activité simple et pourtant vieille comme le monde : chasser sa nourriture. C’est tellement rare de nos jours d’avoir de vraies occasions d’être au calme.

Et c’est facile… suffit de trouver une chaloupe.

Descendu de l’avion en début d’après-midi, j’ai passé le reste de la journée à m’installer dans le minuscule appartement que j’ai loué, sur l’Avenue Pierre 1er de Serbie (beau nom, hein ?). J’ai ensuite combattu le sommeil en allant me balader autour de la tour Eiffel… puisqu’elle est située à deux pas d’ici. Une façon pas trop désagréable de contrôler l’espèce de nuage que j’avais dans la tête.

Le temps était frais et nuageux sur Paris. C’était presque la même chose dans ma tête, résultat d’une nuit blanche passée dans un avion au dessus de l’Atlantique. Heureusement, j’ai eu la fort agréable compagnie de l’ami Jean et de mon nouvel ami Gérard pour manger un plat auvergnat sur une terrasse.

J’ai aussi parlé à ma belle Agathe ce matin qui semblait en pleine forme. Aujourd’hui avait lieu le spectacle final de son cours de ballet et j’ai bien hâte de l’entendre me raconter ça.
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