Catégorie: Fin Finaud

Des nouvelles du Fin Finaud

Je le sais, ce blogue est un peu à l’abandon. Je sais aussi que certains lecteurs me suivent depuis très longtemps et je me sens parfois comme un ami qui prends ses distances, celui qui trouve plein de mauvaises raisons pour espacer les coups de fil. Donc, pour ceux que ça pourrait intéresser, j’ai eu envie de donner des nouvelles de ma vie professionnelle. Parce qu’il s’en passe des affaires !

Ma petite compagnie est en pleine expansion, de mon état de travailleur autonome au début de 2009, nous sommes passés à deux, puis à trois… et ainsi de suite, jusqu’à la semaine prochaine, où le sixième fin finaud se joindra à l’équipe. Et ce nouveau membre arrive comme associé et directeur d’un tout nouveau département qui développera des bases de données sur mesure, toujours avec FileMaker.

Depuis un bout, j’avais envie de diversifier nos services parce que ça fait mal au coeur de devoir refuser les contrats qui me sont proposés… surtout que certains étaient vraiment intéressants.

Cette croissance amène un autre changement de taille : nous quittons la «caverne» pour aller brancher nos ordinateurs dans un vrai local, plus grand et plus éclairé, pas très loin de la maison. C’est un immense soulagement pour moi de quitter le sous-sol et de mettre une certaine distance entre le bureau et la maison. Je m’imagine déjà, en fin de journée, profitant d’un petit kilomètre de marche pour évacuer le stress du travail.

Côté Casserole, malgré un long retard dans la livraison de notre fameuse version 5, les ventes sont toujours bonnes et nous comptons présentement 180 clients, dont une vingtaine en France. En fouillant les archives, j’ai constaté qu’on avait installé la 100e en avril 2010. Je suis fier de ce succès, on m’envoie souvent des commentaires et des témoignages qui sont, à mes yeux, bien plus valables qu’une grosse promotion ou que les félicitations d’un patron. J’aime ma clientèle qui est en grande partie composée de petites boîtes où j’ai la chance de parler directement avec le patron, d’avoir de belles conversations, d’établir des relations à long terme et, au fil des années, d’être témoin de leurs succès.

D’ailleurs, si par hasard certains d’entre eux venaient poser les yeux par ici, je profite de l’occasion pour les remercier sincèrement de cette confiance qu’ils m’accordent.

Depuis longtemps, j’essaie de faire des affaires avec coeur, d’être droit, d’être vrai, de parfois dire «non» à un client qui demande quelque chose, simplement parce que telle est la vraie réponse. Mais aussi, rendre service par gentillesse, sans penser à la facture. Dernièrement, il y a eu différentes occasions qui m’ont rassuré dans mon choix, je dors bien la nuit, je me sens bien… même si parfois, ça rapporte un petit peu moins. J’aime ma vie.

Je regarde vers l’avenir avec confiance, j’ai une équipe du tonnerre, j’ai des clients géniaux… tout est en place pour poursuivre sur cette belle lancée et faire grandir notre meute de fin finauds.

Ça m’apprendra

Je suis entrepreneur depuis bientôt 20 ans et j’ai démarré trois projets distincts. Au fil des années, j’ai eu toute sorte d’histoires avec les prêts, les subventions, les programmes d’aide et autres «gogosses» supposément là pour aider les entreprises en démarrage. J’en ai gardé assez peu de bons souvenirs et l’étrange impression que l’aide gouvernementale arrive généralement au moment où on n’en a plus besoin. Tellement que dans mon projet actuel, j’avais établi une ligne de conduite simple : pas d’aide. On démarre ça avec l’argent en poche, on grandit tranquillement au rythme des succès et des ventes, sans aide financière, sans marge de crédit, sans remplir un seul de leurs foutus formulaires.

Sauf que, récemment, on m’a proposé un programme qui est là pour aider les entreprises à faire des contacts en France pour favoriser l’exportation. J’ai pris la peine de lire les conditions du programme de long en large, j’ai téléphoné à la dame du ministère qui gère le dossier et me suis assuré que mon projet était admissible. Je me suis dis qu’après tout, je paye des impôts, que j’ai un vrai projet d’exportation et que cette mini-subvention serait vraiment bienvenue. «Pourquoi pas» ?

Alors, me voilà en train de remplir le long formulaire avec des questions faciles à répondre, du genre : Préciser les caractéristiques du produit, du procédé ou du système et ses avantages technologiques par rapport à la concurrence (joindre une annexe si nécessaire). Six belles pages de «bla-bla» en plus de copies de mes trois dernières années d’états financiers et d’une lettre qui explique le comment du pourquoi. Tout ça pour une subvention qui aurait payé une partie de mes frais de déplacement et d’hébergement, on parle d’environ 1 500 $… rien pour écrire à sa mère.

Début février : première réponse négative. Nouvelle lettre pour expliquer davantage. Précisions, éclaircissements… suivis d’une deuxième réponse négative. Pour une raison qui n’avait pas été énoncée dans la description initiale du programme. Grrrrrrr. En fin de compte, j’ai perdu au moins deux jours avec tout ça. Pourtant, j’ai un vrai projet qui a un vrai potentiel. J’ai payé 7 voyages moi-même, j’ai fait des dizaines de rencontres là-bas et le projet avance vraiment. C’est maintenant qu’un peu d’aide permettrait d’aller plus vite et de faire en sorte qu’un «probablement» devienne un «certainement».

Ça m’apprendra. Grand naïf. À partir de maintenant, je reviens à ma ligne de conduite initiale : je fais les choses par moi-même et je ne compte sur personne.

Niaisage.

La Casserole en France

Mon dernier voyage à Paris n’était pas seulement prétexte à la bonne table et aux bons vins… j’étais là pour travailler ! Pour ceux que ça pourrait intéresser, j’ai fait un petit texte sur mon site «professionnel» qui raconte un peu le point central de ce voyage : le lancement officiel de la Casserole en France.

Sur la route

J’étais sur la route en fin de journée, revenant de chez un client. Je réfléchissais aux dernières semaines, à ce tourbillon de rencontres, aux logiciels qu’on a installés… je pensais à cette petite entreprise qui m’occupe, qui me passionne et fait vivre ma famille depuis 5 ans.

Quand j’ai démarré ce projet, je n’avais pas de plan précis et je ne savais pas où ça allait me mener. Me voilà en train d’embaucher un deuxième programmeur, avec un téléphone qui sonne et les deux pieds dans le marché que je visais. Je disais que c’était de «l’artisanat informatique», un bidule tout simple bricolé par un gars qui connait son métier. Et bien, c’est devenu autre chose !

Je regardais la route et je pensais aussi à ce prochain voyage qui m’amènera à Paris la semaine prochaine pour le lancement officiel à la Délégation générale du Québec. Cette «deuxième vie» de la Casserole en Europe sera peut-être la bonne ? Cet événement est le résultat de bien des efforts de plusieurs personnes autour de moi. J’y vais avec l’esprit en paix, que ça fonctionne ou non, le jeu en aura valu la chandelle, ça sera une belle expérience.

J’étais dans ma bagnole, j’écoutais la musique, j’ai regardé par la fenêtre et dans le ciel, j’ai vu la Grande Ourse… la casserole. J’ai pensé à mon père qui est là-haut dans les étoiles depuis longtemps, combien j’aurais aimé célébrer tout ça avec lui. Raconter mon prochain voyage autour d’une belle bouteille rapportée de là-bas. «Tchin tchin» Bertrand !

Demain Paris

Pour continuer cette belle tradition, voici mon billet «juste avant le départ» pour la France. Je suis assis à ma table habituelle, avec mon verre de vodka. Je vois le Boeing par la fenêtre, juste à côté de moi, et on est en train de le nourrir de valises et de kérosène.

Ce sera mon premier voyage avec le petit kodak. Je n’ai apporté que le Lumix et deux objectifs : la 20mm F1.7 et la 14-140mm stabilisée… le tout dans mon minisac. Même si mon agenda est un peu plus chargé que les autres fois, je vais essayer de faire un peu plus de photos.

J’espère que ce voyage portera de beaux fruits au développement de la Casserole en France. Il y a des rencontres intéressantes de prévues et je dois dire que mon niveau d’enthousiasme est assez élevé.

Cette fois-ci encore, j’ai loué un appartement (par le site homelidays) avec l’accès internet et je souhaite bloguer souvent… alors, passez faire votre tour !

Je plogue, tu plogues, il plogue…

Plusieurs des «habitués» du blogue Photosmax savent que je fais un logiciel de gestion de projets adapté aux bureaux de communications / graphisme / design / web qui se nomme La Casserole, c’est mon boulot et c’est aussi présent dans ma vie qu’un deuxième enfant. Même si je n’ai pas l’habitude de trop mélanger le personnel de Photosmax avec le professionnel de Fin Finaud, je voulais profiter de l’un pour alimenter l’autre.

Donc, demain matin, nous serons à l’hôtel Pur de Québec pour une présentation de la Casserole et il reste de la place à la session de 10h30 pour les curieux qui aimeraient découvrir le logiciel. Il aura une présentation similaire à Montréal le 20 mai.

Si c’est quelque chose qui vous intéresse, vous êtes bienvenus. Si vous connaissez quelqu’un que ça pourrait intéresser, n’hésitez pas à transmettre l’invitation. Dans tous les cas, il faut réserver votre place auprès de Sophie.

Si ça ne vous intéresse pas… pas de problème, je reviendrai à «la programmation régulière» très bientôt avec mes commentaires sur le iPad.

Merci d’avance.