Catégorie: Actualité

Sagard

Les médias québécois font grand bruit avec les visites d’élus et même du premier ministre au domaine de la famille Desmarais, à Sagard. Je ne suis vraiment pas un admirateur de notre grand frisé et pourtant… toute cette histoire me laisse froid. Avec tout ce que les Desmarais possèdent et dirigent au pays, ont-ils vraiment besoin de payer un tour de chaloupe aux ministres pour obtenir ce qu’ils veulent ? Est-ce que les puissants et les riches vont arrêter d’avoir de l’influence s’ils cessent d’aller à la pêche avec des élus ? Est-ce qu’on s’attend à ce que nos Péladeau et Desmarais ne choisissent leurs amis que dans les salles de bingo et les tavernes ?

Tout ça m’apparait comme un «papermane» que nos journalistes aiment bien sucer. Un beau complot bien juteux : les riches et les puissants qui manigancent en cachette dans un palais au fond des bois, ils fument de gros cigares en se frottant les mains pendant que le pauvre peuple se fait jouer dans le dos !

À mon avis, les puissants et les riches sont puissants et riches… il faut se faire à l’idée ! Ils ont mille et une façons de faire jouer leur influence et tant qu’on ne mettra pas un micro et une caméra en permanence sur nos élus… on ne pourra jamais être totalement certain de leur intégrité.

Moi, je suis de ceux qui pensent que les faits et gestes de notre premier ministre, quand il est dans la partie «privée» de sa vie, ça ne me regarde pas. Si les journaux peuvent prouver que les rencontres à Sagard sont des grandes réunions secrètes pour exploiter le «bon peuple», qu’ils le disent. Sinon… qu’on passe à autre chose.

Mon patron ou mon enfant ?

Je reprends ce matin un sujet qui est cher à mon amoureuse… je suis certain que vos commentaires l’intéresseront.

Voilà. Ce matin dans mon journal, il y a un grand texte sur le fait que le Québec n’est pas assez accommodant avec les mères porteuses. Semblerait que ce soit compliqué d’obtenir un tel service et on nous parle d’une «jeune Québécoise» qui a dû aller dans un autre pays pour faire porter ses jumeaux.

Dans un sens, c’est beau de voir des parents faire tant d’efforts pour avoir des enfants, d’un autre côté… il y a vraiment quelque chose de bizarre dans tout ça. Mais là n’est pas mon propos.

Le texte qui m’a fait avaler mon café de travers se trouve trois pages plus loin. Un texte où des parents se plaignent de la «rentrée progressive» qui fait en sorte que les enfants vont à l’école une ou deux demies-journées avant de réellement commencer l’école. Nos malheureux parents doivent prendre des congés parce que le très méchant système scolaire ne peut pas prendre en charge leurs enfants toute la journée !

Je ne sais pas si cette mesure est bonne ou mauvaise… mais, vit-on vraiment dans un monde où certains trouvent exagéré de prendre une journée de congé pour accompagner un enfant de 5 ans qui commence l’école ? Cette journée arrive une seule fois dans la vie d’un enfant ! C’est votre enfant, personne ne vous l’a imposé de force. Si votre job est si important qu’il ne vous autorise pas à vous occuper de votre enfant la seule fois de sa vie où il commence la maternelle… il n’y a pas un mauvais choix de valeurs quelque part ?

Est-ce trop demandé à un employeur de donner un peu de souplesse à ses employés dans cette circonstance ? Est-ce vraiment trop demandé de raccourcir ses vacances estivales pour se garder un jour ou deux pour cet événement important ?

Ça me fâche de lire ça.

Longue vie à Rue Frontenac !

Voici que le conflit est terminé, le Journal de Montréal va bientôt reprendre sa vie de façon différente. Je sais que ces deux années de grèves auront fait grincer bien des dents et laisseront leurs traces dans l’histoire syndicale du Québec, mais je ne suis pas assez au courant des enjeux pour porter un jugement et je n’ai surtout pas envie de savoir qui remporte la palme de la mauvaise foi. Je ne ferai donc pas mon «gérant d’estrade» avec le contenu de cette entente.

Dans la vie, je suis un entrepreneur et un patron, le dernier chèque que j’ai reçu d’un employeur remonte à l’époque où les journalistes n’avaient pas d’ordinateurs portables, ni de téléphones cellulaires. Il va sans dire que je n’ai jamais payé une cotisation syndicale de ma vie. Dire que je suis un syndicaliste serait tout simplement faux… Bien que je sois très conscient de tout l’apport des syndicats dans l’évolution historique de l’humanité. Je sais qu’il faut des syndicats dans la société… mais je pense aussi qu’il faut des patrons et des entrepreneurs à qui on laisse assez de latitude pour nourrir leurs projets.

À mon sens, la bonne nouvelle concernant la fin de ce conflit est la survie de Rue Frontenac. Montréal peut très bien accepter un autre média, une nouvelle voix indépendante… en dehors des grands empires. Je consultais fréquemment le site de Rue Frontenac et je continuerai. Aux «lockoutés» qui nous ont exhortés à boycotter, qui ont prétendu que le Journal faisait de l’argent comme de l’eau et qui accusent M. Péladeau de tous les maux, vous avez votre chance de créer quelque chose, de créer vos conditions de travail et de faire de ce nouveau journal un succès ! Belle façon de faire payer l’affront de votre ex-employeur.

Je lisais ce texte de Martin Leclerc qui nous explique à quel point le Journal est mal géré, mal foutu et inintéressant… l’occasion est belle, la brèche est là, sautez dedans.

Et en plus… Vous bénéficiez d’un immense capital de sympathie dans la population.

Vous avez maintenant la chance de créer une entreprise qui vous ressemble, qui respecte vos valeurs de solidarité, qui paye ses journalistes pigistes à leur juste valeur, qui n’est complaisante avec personne et qui n’accepte que des annonceurs de qualité. Vous pourrez maintenant mener la barque à votre façon !

On dit que ceux qui perdent leur poste se partageront 20 millions de dollars en primes de départ ? Méchante belle somme pour démarrer une entreprise solide qui ne dépendra de personne ! Voyez-vous ça dans quelques années : Rue Frontenac, un quotidien moderne et dynamique (fondé avec l’argent de Québécor) qui dépasserait le lectorat du Journal de Montréal ?

Si j’étais l’un d’entre vous, ce projet m’exciterait mille fois plus que de retourner au travail la queue entre les jambes. Je me demande bien d’ailleurs, qui aura envie de retourner prendre son poste ? Je me demande bien pourquoi vous n’avez pas déjà pris cette voie ? Moi, la seule idée d’être un syndiqué suffit à me faire fuir.

Bien sûr, certains d’entre vous préfèreront prendre leur chèque et repartir dans leurs terres… Éventuellement, retrouver une belle «job steady», protégée à mort par un bon syndicat ? C’est correct, ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir de l’entrepreneuriat.

Parce que lancer son entreprise n’est pas une mince affaire : faire des concessions, travailler d’arrache-pied, prendre des risques, ne pas avoir de sécurité, embaucher, mettre à pied, etc. Vous connaissez le refrain.

Bien sûr, quand les temps seront plus difficiles, vous ne pourrez plus jeter toute la faute sur le dos du patron. Bien sûr, vous devrez peut-être vous serrer la ceinture et rogner un peu dans les vacances. Mais, ça vaut la peine… c’est bien plus excitant !

Même si ce texte a été écrit avec trois ou quatre molécules d’ironie, je suis sincère quand je souhaite une longue vie à Rue Frontenac. Je souhaite tout le succès du monde à ceux qui auront le courage de passer de syndiqués à entrepreneurs et qui sortiront le meilleur d’eux même pour mener à bien ce projet… et fournir de bons emplois dans la collectivité.

C’est ce que nous promet Martin Leclerc dans son texte… et j’y crois.

TVA ou Radio-Canada ?

C’est un des sujets de la semiane, le maire de Mascouche aurait trempé dans quelques magouilles avec l’argent des contribuables… en regardant les nouvelles sur les différents sites internet, je trouve deux versions bien différentes de l’origine du scandale.

Sur Canoë, on trouve ce texte dans lequel on lit :

«Pris dans la tourmente depuis les révélations faites par TVA Nouvelles et l’Agence QMI, concernant ses liens étroits avec un important entrepreneur en construction, le maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, quitte temporairement ses fonctions.»

Sur le site de Radio-Canada, dans ce texte, on cite une lettre d’une coalition de citoyens :

«Nous n’étions pas sans savoir que monsieur Marcotte était mêlé à certaines transactions douteuses, que l’émission Enquête [de Radio-Canada ] nous a révélées le 4 novembre»

Coudonc ! Ce sont des nouvelles… ou de la pub ?

Choqué à propos du G20

Comme tout le monde, j’étais complètement choqué quand j’ai appris que notre gouvernement allait utiliser un immense milliard de nos dollars pour la sécurité du G20. Choqué que quelqu’un quelque part puisse penser que c’était une bonne idée. Comme tout le monde, j’étais choqué de voir les imbéciles casser les vitrines et provoquer les policiers sur YouTube et à la télé. Comme tout le monde, je cherche à comprendre à quoi servent ces rencontres de chefs d’État qui ne débouchent sur rien de concret et qui coûtent des fortunes. Comme tout le monde, je suggère la vidéoconférence pour le prochain sommet.

Sauf que.

Je vis au Canada, pas en Corée du Nord. J’estime que tous les citoyens, qu’ils soient étudiants, chômeurs, grands patrons ou ministres, ont le droit d’exprimer leurs opinions et qu’ils ont le droit de descendre dans la rue avec une pancarte. Quand je lis les différentes histoires qu’on nous raconte sur les arrestations arbitraires, les emprisonnements préventifs et autres façons disgracieuses de justifier la dépensent d’un milliard… Ça me fâche tout autant.

Il suffit de lire quelques blogues pour tomber sur des commentaires du genre : « les anarchistes ont ce qu’ils méritent » ou « trouvez-vous un job au lieu de manifester ». Je suis tenté d’être d’accord, mais d’un autre côté, est-ce qu’on peut laisser les chefs d’État faire leur party entre amis ? Est-ce qu’on doit payer ses impôts et fermer sa gueule ? Tout le monde a les mêmes droits… Non ?

Et quand je parle de droit d’expression, je ne veux pas dire qu’on peut casser les vitrines, mettre le feu ou battre des policiers. Tous ceux qui sont là pour faire du trouble méritent une bonne raclée, quelques nuits en prison et un dossier criminel… pas de problème avec ça. C’est tous les autres qui sont là pour signifier leur désaccord, pour se faire entendre ou juste pour appuyer une cause qui sont bafoués. Je crois comprendre (et j’espère) que ce deuxième groupe représente la majorité.

Finalement et comme dans bien des situations, on se rend compte qu’il y a des imbéciles partout. Autant du côté des manifestants que du côté de la police… Et j’oserais ajouter les journalistes qui se garrochent (comme toujours) sur le sensationnalisme. C’est dommage parce que les imbéciles prennent toute la place et on ne sait pas du tout ce que les autres avaient à dire… D’un côté comme de l’autre.

Et toute cette violence va rester sans conséquence… Personne ne sera puni, personne ne prendra le blâme. C’est la faute de personne, comme toujours.

Sauf pour le temps supplémentaire des policiers et les factures de tous les sous-traitants qui s’enrichissent avec notre milliard.

Fais ton stop et mets ton casque

La sécurité des cyclistes sur nos routes est un des sujets forts de l’actualité cette semaine. Tous les amateurs de vélo ont eu un frisson dans le dos en voyant les bécanes toutes pliées dans le journal. J’ai lu nombre de textes là-dessus cette semaine et plusieurs étaient franchement intéressants (comme celui-ci et celui-ci de Foglia et cet autre, par Simon Kretz). D’autres, très touchants, comme celui-ci écrit par la mari d’une des victimes.

Je suis allé pédaler hier, une petite heure après le souper, pour me changer les idées. J’aime bien aller tourner autour de la carrière qui est à côté du Cirque du Soleil. C’est une belle et large boucle de 6km en poussière de pierre où je peux rouler sans risquer de me faire écraser par une bagnole. Sauf qu’après le souper, comme hier, y a beaucoup de promeneurs qui marchent, quatre de large, en jasant… au beau milieu de la piste. Y a aussi des chiens qui courent partout… et les maudites laisses extensibles qui créent une barrière instantanée entre le maître et son chien qui vient de voir un papillon.

Après un tour, je laisse les marcheurs à leur monde et je retourne sur le bitume. C’est plein de nids de poule, y a des bouches d’égout avec la grille dans le même sens que mes pneus, y a aussi des automobilistes qui sortent de partout sans trop regarder, qui me coupent et qui me frôlent. Y’en a même un qui m’a klaxonné parce que j’avais évité un trou par la gauche. Et un autre, qui m’a presque renversé sans même me voir… trop occupé par son cellulaire. Faire du vélo en ville… c’est rock’n’roll.

De retour à la maison, je m’assoie devant la télé pour regarder les nouvelles et on me montre une policière, installée sur un beau coin de rue ensoleillé, pour donner des «tickets» aux cyclistes qui n’arrêtent pas complètement au «stop» sur la piste cyclable. Elle nous dit que c’est la principale infraction des cyclistes… ça et les écouteurs sur les oreilles. C’est supposé être une semaine de la prévention cycliste, ou quelque chose du genre. Ça me fâche, c’est n’importe quoi ! On donne quelques tickets faciles deux trois fois par année et on pense faire de la prévention ?

Il doit bien y avoir des policiers qui font du vélo la fin de semaine ? Il doit y en avoir qui savent que c’est ridicule ! Un cycliste ne traversera pas une intersection sans regarder… parce qu’il risque sa vie. C’est tellement plus facile de s’installer au soleil avec son «pad de tickets» que de vraiment protéger les cyclistes.

C’est déjà assez compliqué de pédaler sans se faire tuer… si en plus il faut surveiller la police !

Ça me fâche.

8 règles à lire avant de téléphoner dans une ligne ouverte

Avec la «fièvre des séries», on écoute un peu plus CKAC que d’habitude. Je pense que j’ai une certaine fascination pour «l’amateur de sports» qui téléphone dans les lignes ouvertes. Surtout que c’est toujours les mêmes, une sorte de troupeau d’habitués qui ont une opinion sur tout et qui sont formidablement passionnés.

Parfois, je m’emporte devant la banalité et l’insignifiance des interventions et (pour m’amuser) j’ai eu envie d’écrire cette petite liste de 8 règles à respecter quand tu téléphones à CKAC :

1- Ne pas essayer de te mettre «chumy» avec l’animateur en révélant de choses personnelles sur lui pour montrer que tu viens du même patelin ou que t’es le cousin de sa belle-soeur. Ça n’intéresse personne et ce n’est pas ça qui va te procurer une paire de billets gratis !

2- Ne pas te péter les bretelles en nous racontant que tu as déjà patiné avec Mario Lemieux ou bu un café à 3 tables de Maurice Richard quand t’avais 8 ans. On s’en fout.

3- Pas besoin de demander à l’animateur comme il va, puisqu’il répond à la question à chaque appel… on le sait qu’il se porte à ravir.

4- D’office, on consent à ton honnêteté, alors s.v.p., n’abusez pas du «je vais être honnête avec toi»… ni du «honnêtement». Aussi, rien ne sert de dire «écoute» au début de chaque phrase.

5- Ne pas appeler avec le téléphone Mickey Mouse que t’as acheté à la «boutique du dollar» parce qu’on ne comprend pas tes intéressants propos et ça écorche mes oreilles.

6- Quand l’animateur te trouve plate et qu’il te demande de conclure… il ne faut pas insister pour un «dernier point». Nous autres, on a hâte aux publicités de Tim Horton’s !

7- Après des années de lignes ouvertes, tout le monde devrait savoir qu’on doit baisser le son de sa radio pour ne pas faire de «retour de son». Réveille, bâtard !

8- Et surtout… de grâce, ne plus féliciter l’animateur pour «son beau programme».

J’ai touché la chose !

Ça y’est, je l’ai rencontré en personne et je lui ai touché… au fameux iPad. J’ai essayé quelques applications et quelques sites web, dont mon blogue. C’est un bel objet qui offrira de très nombreuses possibilités, j’en suis certain. Il suffit de regarder les vidéos sur internet pour se convaincre que ce sont les logiciels qui feront le succès du iPad.

Les constatations qu’on peut faire en 3 minutes  : l’écran est magnifique, très lumineux, très précis, on constate aussi que la machine est rapide… beaucoup plus que mon iPhone 3G (qui est, soit dit en passant, toujours aussi poche comme appareil photo).

Est-ce que j’en veux un ? C’est certain ! J’aimerais l’avoir à temps pour regarder des films dans l’avion au dessus de l’Atlantique en juin.

Niqab de trop

Je pense que cette fameuse histoire de Niqab dans les écoles a droit à une certaine place dans l’actualité, il faut régler cette question une fois pour toutes… et d’ailleurs, le gouvernement semble parler d’une seule voix dans le sens de l’interdiction.

Ce qui m’agace, c’est la pertinence de faire une semaine de premières pages avec cette fameuse femme égyptienne qui est au coeur de l’histoire. Il me semble clair que c’est un cas extrême, une exception… peut-on arrêter de souffler sur la braise et passer à autre chose ?