Archive | août, 2011
Je reprends ce matin un sujet qui est cher à mon amoureuse… je suis certain que vos commentaires l’intéresseront.
Voilà. Ce matin dans mon journal, il y a un grand texte sur le fait que le Québec n’est pas assez accommodant avec les mères porteuses. Semblerait que ce soit compliqué d’obtenir un tel service et on nous parle d’une «jeune Québécoise» qui a dû aller dans un autre pays pour faire porter ses jumeaux.
Dans un sens, c’est beau de voir des parents faire tant d’efforts pour avoir des enfants, d’un autre côté… il y a vraiment quelque chose de bizarre dans tout ça. Mais là n’est pas mon propos.
Le texte qui m’a fait avaler mon café de travers se trouve trois pages plus loin. Un texte où des parents se plaignent de la «rentrée progressive» qui fait en sorte que les enfants vont à l’école une ou deux demies-journées avant de réellement commencer l’école. Nos malheureux parents doivent prendre des congés parce que le très méchant système scolaire ne peut pas prendre en charge leurs enfants toute la journée !
Je ne sais pas si cette mesure est bonne ou mauvaise… mais, vit-on vraiment dans un monde où certains trouvent exagéré de prendre une journée de congé pour accompagner un enfant de 5 ans qui commence l’école ? Cette journée arrive une seule fois dans la vie d’un enfant ! C’est votre enfant, personne ne vous l’a imposé de force. Si votre job est si important qu’il ne vous autorise pas à vous occuper de votre enfant la seule fois de sa vie où il commence la maternelle… il n’y a pas un mauvais choix de valeurs quelque part ?
Est-ce trop demandé à un employeur de donner un peu de souplesse à ses employés dans cette circonstance ? Est-ce vraiment trop demandé de raccourcir ses vacances estivales pour se garder un jour ou deux pour cet événement important ?
Ça me fâche de lire ça.

Publié dans Apple le 18 août 2011
J’ai hésité longtemps avant de succomber aux charmes du MacBook Air. J’avais beaucoup de facilité à m’imaginer chez mes clients, sur la route ou dans une chambre d’hôtel avec l’ultraportable d’Apple… bien sûr. Mon hésitation venait du fait qu’il était trop «petit» pour l’utiliser comme ordinateur principal, comme j’ai fait depuis plusieurs années avec un MacBook Pro. Pour mon activité professionnelle, ça aurait toujours pu être possible… mais avec la photo, c’était vraiment plus compliqué.
Avant de succomber, j’ai voulu tester et puisque j’avais un Mac mini de disponible, j’ai fait l’expérience de rouler à deux ordis. Toutes mes données dans le mini utilisé comme ordi principal branché sur mon écran au bureau et le portable dans mon sac pour la route. En me retenant pour ne pas courir acheter le séduisant MacBook Air, j’ai déshabillé mon MacBook Pro 15po et je n’ai réinstallé que le strict minimum, incluant différents utilitaires pour synchroniser mes données. Prêt à vérifier si cette configuration était viable.
J’ai été assez étonné de constater que l’ensemble de ce dont j’ai besoin pour la route, incluant iWork, Photoshop, Lightroom et Illustrator ne «pèse» que 40 Go au total. Bien sûr, dans ça il n’y a ni musique, ni film et le minimum de documents dont j’ai besoin pour travailler. Tous ces documents sont d’ailleurs dans un dossier Dropbox qui est synchronisé entre les deux ordis. Dropbox est sans doute la clé du succès de cette configuration. Mes mots de passe de 1Password y sont conservés et mes «snippets» de TextExpander y sont aussi. Pour la synchro des calendriers et des contacts, j’utilise simplement MobileMe… qui deviendra bientôt iCloud. Pour compléter le tableau, il faut parler des boites de courriels IMAP, de la synchro des signets de Chrome sur mon compte Google et d’Evernote qui sont aussi essentiels à cette configuration. Evernote étant le gardien d’un paquet de textes et de notes que j’utilise plus rarement et qui sont classées en plusieurs «carnets».
Et y a un dernier gadget que j’aime bien avec le petit MacBook, c’est Mac Screen Rotate qui tourne l’écran et le trackpad d’un quart de tour et qui me permet de tenir mon Mac comme un livre, ce qui est nettement plus confortable pour lire le journal, par exemple.
Après avoir testé le tout durant quelques semaines, j’ai vendu le MacBook Pro et allégé mon sac de travail d’un kilo et demi en m’offrant le micro portable sur lequel j’écris ce soir. Ça fonctionne bien, je ne me suis pas encore tapé la tête sur le mur parce qu’il me manquait quelque chose d’essentiel. Honnêtement, ça m’a un peu étonné. Je n’aurais pas pensé que ça serait aussi simple.
Il y a aussi la question prix qu’il faut considérer : un mini à 600$ et un Air à 1000$ sont encore moins cher qu’un MacBook Pro 15 po qui s’envole à partir de 1850$. En ajoutant les quelques accessoires qui manquent au Mini, même un écran… on a des prix qui se ressemblent.
Et le MacBook Air est un vrai Mac avec un clavier pleine grandeur, un écran qui affiche 1366 pixels de large et un processeur qui rivalise avec bien des portables plus sérieux. Au prix qu’on en demande… je comprends pourquoi il obtient un tel succès commercial.

À l’origine, c’était mon idée. Comme j’avais en rendez-vous à Granby jeudi, j’ai pensé que l’occasion était belle de dormir sur place et d’aller visiter le zoo, en famille, vendredi. On a donc réservé une chambre, installé les vélos sur le toit de la bagnole et hop… en route pour Granby.
Je n’ai rien de mal à dire concernant le zoo comme tel. C’est bien organisé, c’est grand, c’est propre, c’est très beau. Personnellement, je pense que c’était la première fois que je voyais un rhinocéros… et que dire de cet éléphant qui a pissé une rivière et demie devant moi ! J’ai compris pourquoi les éléphants sont si gros, ils ont la vessie grande comme une piscine hors terre.
Ce qui m’a troublé durant cette journée, c’est le gigantesque troupeau de visiteurs qui circule autour des enclos. Des milliers de personnes, des milliers de poussettes, des enfants qui pleurent, des adultes qui s’impatientent, des parents qui crient… et tout ce beau monde qui essaie d’avoir une petite place près de la clôture pour observer la petite girafe «tellement cute».
Je me rendais compte qu’Agathe se balançait pas mal des lions qui dorment dans leur cage et des tortues qui avancent lentement. Des animaux, elle en voit à la télé, elle en a vu dans les autres zoos qu’on a visités… ce n’est pas si «merveilleux» pour un enfant de voir des animaux en cage. Un éléphant «bof», un hippopotame «bof», une chèvre «bof». Moi qui pensais faire plaisir à ma fille !
On lui a acheté le toutou qu’elle demandait et elle était super contente !

Je voyais partout des parents essayer de soutirer un peu d’émerveillement à leurs enfants. Comme ces mêmes parents ont dû faire la file, ont dû payer une petite fortune pour l’entrée et ont préparé des sandwichs, il y a de la pression pour que tout le monde s’amuse.
Et puis, y a tout ce stress : avance plus vite, vient par ici, donne la main à papa, ne touche pas à ça, attention de ne pas passer devant la file d’attente, on ne peut pas tout acheter, un toutou c’est assez, tu as déjà mangé un popsicle, tu ne trouves pas que tu es déjà assez chanceux d’être ici ?
Si «ti-gars» préfère courir à gauche à droite, papa s’impatiente. Si «tite-fille» veut une crème glacée au lieu de la barre granola que maman a apportée, c’est la crise. Vendredi, j’écoutais le nombre d’enfants qui pleuraient et je trouvais incroyable que toutes ces familles aient dépensé au moins 200$ pour passer une «magnifique journée en famille».
Si ça ne fait plaisir, ni à Agathe, ni à Sophie, ni à moi d’aller là… pourquoi y allons-nous ? Ce n’est pas Agathe qui a demandé à visiter le zoo, pourquoi faut-il absolument qu’elle apprécie ?

Est-ce que ce genre d’activité familiale n’est pas un peu l’équivalent d’un «crédit carbone» ? On passe nos vies à travailler, on a l’impression de ne pas suffisamment s’occuper de nos enfants, alors on s’achète une journée «de famille» en allant au zoo ? N’est-ce pas une façon de déculpabiliser les parents ?
Je ne veux pas exagérer, la journée n’a pas été un désastre total. On a eu du fun quand même ! Je respecte ceux qui aiment ce genre d’endroit… mais, je vais laisser passer quelques années avant d’y remettre les pieds. C’est juste que je suis revenu de là avec l’impression que j’aurais pu faire 100 fois plus plaisir à ma fille en lui proposant autre chose. Quelque chose de mieux adapté à ses goûts, quelque chose de simple, qui ne coûte pas nécessairement la moitié de ma paie.
Ce soir, en passant devant la porte de la salle de bain, je suis tombé sur une grande Agathe de 5 ans «et trois quarts» qui se brossait les dents avant d’aller au lit. Je me suis arrêté et je suis resté là quelques instants à la regarder… si grande, si sage, si belle. Elle a passé une partie de la journée chez sa copine, elle est revenue après le souper avec sa bonne humeur, son maillot de bain et plusieurs tatous au stylo bleu. Dans le tourbillon de la vie, je me rends compte que je ne m’émerveille plus autant devant cette si extraordinaire fillette qui ensoleille mes journées. Pourtant, dans ce genre de petits moments, quand mes yeux deviennent humides juste à la regarder… je sais très bien où est le centre de ma vie.
Être papa est un bonheur et j’avais envie ce soir d’écrire quelques mots pour le souligner.
Monsieur le Maire, il faut que je vous parle. J’ai entendu dire cette semaine que vous avez réalisé des études et que vous aimeriez ceinturer la ville d’une série de postes de péage ? Vous ferez bien ce que vous voulez… mais moi, je trouve que c’est une belle connerie. Je sais que la ville est sale, qu’elle tombe en ruine, que tout s’effondre et qu’il faudrait mettre des millions à chaque coin de rue. Pour tout ça il faut de l’argent et malheureusement, il ne pousse pas dans les nids de poule.
Créer une ceinture autour de Montréal peut donner l’impression d’être une belle solution… «On va faire payer les banlieusards, les gens qui profitent de Montréal sans y payer de taxes». Mais, ça risque aussi de créer un mur virtuel autour de votre ville. Les banlieusards resteront dans leur banlieue, iront voir des spectacles au Dix/30, magasineront à la Place Rosemère et mangeront dans leurs Boston Pizza de quartier. Il suffit de regarder le pont de la 25 qui est désert pour comprendre que la logique des péages n’est pas facile à inculquer. Déjà qu’il est difficile de se rendre en ville à l’heure de pointe, difficile de se stationner, si en plus il faut payer pour rouler à 20 km/h sur l’autoroute !
Quand les entreprises et les commerces commenceront à choisir de s’installer en dehors de la ceinture pour attirer la clientèle et les employés, que ferez-vous… déplacer les péages ?
C’est bien beau de prendre exemple sur une ville européenne comme Stockholm ou Londres… mais, Montréal n’a rien à voir avec Londres. Notre ville est sympathique, mais elle n’a certainement pas le charme et le pouvoir d’attraction de la métropole anglaise.
Puisque le principal problème des routes est d’être trop occupées, que des milliers d’heures de productivité (ou de vie familiale) sont perdus dans les bouchons, que la pollution devient un enjeu mondial et que la taille moyenne des voitures revient tranquillement à ce qu’elle était dans les années 60… je rapplique avec mon idée habituelle : taxer davantage l’essence.
Les postes à péages, ça implique des frais : il faudra installer et entretenir le bidule, embaucher des employés qui vont envoyer les factures et d’autres qui vont s’occuper des mauvais payeurs. Il faudra des avocats pour poursuivre en justice ceux qui passeront sans payer, et bla-bla, et bla-bla. Bref, une part de l’argent collecté ira à «faire marcher la machine» plutôt qu’à améliorer les transports. Augmenter la taxe sur l’essence, c’est facile, c’est déjà une machine qui roule… et personne n’y échappe.
Avec un prix à la pompe plus élevé, on inciterait tout le monde à rouler moins, à acheter des véhicules plus petits, à covoiturer, à utiliser les transports en commun et à habiter moins loin du boulot. On réduirait l’utilisation du réseau routier, on améliorerait la qualité de l’air, la santé de la planète et… les coffres de nos gouvernements. En plus, une taxe sur l’essence s’appliquerait à tous les citoyens et à toutes les entreprises, pas seulement ceux qui traversent la «ceinture».
Bien sûr, je préfèrerai un gouvernement qui puisse régler les problèmes de pollution, de circulation et d’infrastructures sans puiser dans nos poches… mais si c’est impossible et qu’il faut absolument taxer, de grâce ne tombez pas dans la connerie des péages.
Publié dans Photos le 4 août 2011
Le résultat des votes a été dévoilé cette semaine pour le premier Rallye Instagram. Sophie et moi sommes allés au Laïka pour rencontrer les autres participants et applaudir les gagnants. À ma grande surprise, l’équipe #Rosemont (Sophie et moi) a terminée en première place, ex aequo avec #SeulavecBruce formée de @f_leclerc et @oliviervinson, les deux équipes ayant obtenues le plus de votes dans six catégories.
Je croyais avoir des chances de gagner dans une ou deux catégories, mais je n’aurais jamais pensé terminer en première place comme ça. Parce que la compétition était relevée et que plusieurs équipes ont eu des idées spectaculaires pour correspondre aux 40 catégories. Certaines photos étaient absolument magnifiques.
Plusieurs autres équipes ont gagné dans les diverses catégories (cliquez ici pour voir les 40 photos gagnantes) et je tiens à souligner les participations de #Instagold400, #LesCousins, #InstaMoms, #LesPugsters et #SeulavecBruce qui vous êtes plus souvent que les autres retrouvés sur mon bulletin de vote.
Encore merci aux organisateurs. Félicitations aussi à toutes les équipes, c’était bien amusant de faire ce rallye avec vous ! Et la bonne nouvelle, c’est qu’il y aura une deuxième édition cet automne… l’équipe Rosemont a bien l’intention de défendre son titre !
Nos photos gagnantes :



Samedi matin, le soleil brille, une belle journée s’annonce… Sophie nous dit qu’elle aimerait aller voir le défilé des jumeaux au Festival Juste pour rire, bonne idée ! Un saut dans la 67 suivit de quelques stations sur la ligne verte et nous voilà, tous les trois, arrivées sur le site du Festival un peu avant midi. À mon grand étonnement, il ne s’y passe rien… à part le «test de son» des Denis Drolet observé par quelques badauds c’est le calme plat. Le kiosque d’info-festival (comme tous les autres) est désert et c’est un gardien de sécurité qui nous informe que les activités ne débutent qu’à 15h. «Pas grave» !
Comme le défilé était prévu à 16h, nous sommes allés casser la croute sur une terrasse et nous balader dans le quartier chinois avant de revenir sur le site autour de 15h. Le soleil était toujours de la partie, une belle journée, bien chaude… et rien n’est ouvert ! Pas moyen d’avoir une bière froide ou une crème glacée pour Agathe. Étrange. Pourtant, il y’a une «place de la famille». C’est le festival Juste pour rire, pas un festival de musique rock, pourquoi il ne se passe rien dans l’après-midi ? Je regarde autour de moi et il y a du monde, du monde qui a soif.
D’ailleurs, quand le kiosque de «limonade maison» a ouvert, une longue file s’est formée et ils ont dû faire 5000$ en 15 minutes ! Faut dire qu’à 4,50$ le verre…
Je ne suis pas un habitué des festivals montréalais… est-ce toujours comme ça ? On fait la fête seulement en soirée ? Est-ce une règle de la ville… une question de permis ? Ça m’intrigue.
Autre chose qui m’intrigue : Le bout de rue Sainte-Catherine devant Place des Arts, est-ce qu’il va être «en travaux» pendant encore des décennies ? Il me semble que c’est le coeur de Montréal et que c’est un chantier depuis au moins trois ans… c’est quoi le problème ? C’est un «gars tout seul» qui a eu le contrat ? J’espère qu’ils n’attendront pas qu’il ait terminé pour lui donner le contrat du pont Champlain ?
Et je ne parle même pas de ce qui me fâche vraiment… comme certains blocs de béton qui pleuvent à gauche et à droite.
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