Archive | juin, 2011

50 ans d’amour…

Le projet était sensiblement différent au départ. On devait aller à Chicoutimi pour ce 50e anniversaire de mariage comme un prétexte pour prendre quelques jours de vacances, aller pédaler autour du lac Saint-Jean, manger du fromage qui fait «squik squik», se prélasser sur une plage, visiter Val-Jalbert… relaxer quoi !

Finalement, différentes circonstances ont fait en sorte qu’on a dû laisser tomber le volet «vacances» pour remettre ça à plus tard dans l’été. C’est à ce moment-là que j’aurais dû annuler ce voyage. Parce que, je m’en veux de ne pas avoir annulé, d’avoir emmené ma famille là-bas. 10 heures de route, des centaines de dollars dépensés, pour aller manger un plat de «volaille en sauce» dans un sous-sol d’hôtel avec un paquet de monde que je ne connais pas vraiment… quelle drôle d’idée ?

Quoique je ne pouvais pas savoir qu’il aurait plu sans arrêt durant 48 heures, que la piscine de l’hôtel serait en rénovation et que seulement 4 cousins et cousines (sur 15) seraient présents. C’est vrai que les circonstances n’étaient pas de mon côté. J’avoue.

Mais, comme la vie n’est jamais complètement noire, je me dois d’écrire que j’ai été content de me balader dans cette ville où je suis né… et de revoir une partie de la famille que je ne vois que très très rarement.

Et malgré toute cette pluie et toute cette route, je pense que 50 années de vie de couple, ça mérite d’être fêté et, je suis content d’avoir eu l’occasion de féliciter mon oncle et ma tante pour ça. Je les ai toujours connus comme un couple heureux qui semblent s’amuser au quotidien. En quelque sorte, un modèle pour notre génération.

Mais si c’était à refaire… je pense que j’enverrais une carte de voeux par la poste !

Une ado de cinq ans et demi

Durant le weekend, au lac Castor, Agathe a bien remarqué les «grandes filles» en bikini qui allaient se faire bronzer sur le quai flottant et on sentait qu’elle voulait faire la même chose. À un moment donné, elle m’a demandé pour «aller faire un tour de canot avec papa», mais aussitôt que nous sommes arrivés à la hauteur du quai, elle a voulu descendre. Une fois sur la plateforme de bois, elle a enlevé sa ceinture de sauvetage et m’a dit : «papa, tu peux t’en aller… ça ne me tente plus de faire du bateau».

Trop cute. Je suis retourné au bord pour prendre mon appareil photo et faire quelques images avant de récupérer ma «grande ado» de cinq ans et demi.

Oui, je sais ce que vous pensez : qu’est-ce que ça sera dans quelques années ?

Répondre à une lectrice

Quand on écrit un blogue, il arrive qu’on puisse avoir l’impression de parler tout seul. On écrit un texte et c’est le silence… pas de commentaires, aucun clique sur le «j’aime» de Facebook, rien. D’autres fois, c’est carrément l’inverse, on reçoit de magnifiques messages par courriel, des commentaires intéressants ou juste une petite tape dans le dos. Ça fait du bien, bien sûr.

Cette semaine, Michèle (une lectrice) m’a demandé d’expliquer le procédé de traitement d’image pour une des photos de mon dernier billet, celle de l’intérieur du chalet. J’ai eu envie de lui répondre et aussi l’envie de partager.

L’histoire de cette photo est assez simple, elle démarre par une prise de vue en très basse lumière, en sensibilité élevée (ISO 1600) et avec un objectif assez particulier : la 26mm «Toy Lens» F1.4

Une grande partie de «l’effet» sur cette photo vient de l’objectif. La «Toy Lens» produit des photos qui sont au foyer seulement dans la partie centrale et on peut jouer avec cette zone centrale en modifiant l’ouverture. On pourrait dire que c’est un mauvais objectif qui a du charme !

Donc voici l’image brute telle qu’obtenue directement de la carte mémoire.

Ensuite, quelques filtres et ajustements dans Adobe Lightroom ont fait le reste du travail. En gros (et de mémoire), j’ai augmenté les contrastes, les noirs et la vibrance et diminué la saturation. J’ai aussi ajouté un léger virage vers le jaune dans les hautes lumières.

Pour répondre à une autre question qu’on me pose à l’occasion, je fais le cadre autour des photos avec un masque dans Photoshop que j’applique à partir d’un script que j’ai créé. Donc, chacune des photos passe par deux scripts, un premier pour le cadre et un deuxième pour mettre le © de photosmax.

Je l’ai déjà écrit à quelques reprises sur ce blogue. Si vous voulez aller un peu plus loin avec vos photos, photographiez en mode RAW et équipez-vous d’un bon logiciel de gestion et de traitement d’image comme Abobe Lightroom ou Aperture d’Apple. J’oserais même ajouter que c’est plus important (et moins cher) que d’acheter un super appareil de pro.

Le pavillon du Lac à l’Épaule

Je reviens d’un fort agréable weekend de pêche. Trois jours avec une belle gang de copains, du beau temps, du plaisir, de quoi bien boire et bien manger… en plus d’une pêche fructueuse. Que dire ? Et puisqu’on doit respecter la fameuse règle non écrite qui dit : «Ce qui se passe à la pêche doit rester à la pêche» ! Motus et bouche cousue.

Mais, en regardant mes photos, je constate que j’ai fait une tonne d’images du chalet, de cet immense et magnifique chalet : le pavillon du lac à l’Épaule. Il faut croire que je suis fasciné par ce bâtiment en bois rond assez grand pour accueillir un régiment complet de pêcheurs.

En fouillant trois minutes sur Wikipédia, on apprend que l’expression populaire «faire un lac à l’épaule» vient directement de cet endroit. Le cabinet de Jean Lesage s’est réuni à cet endroit en septembre 1962 pour discuter de certains dossiers, dont la nationalisation de l’électricité. J’ai lu aussi que Churchill et Roosevelt y auraient parlé stratégie contre les Allemands en 1943. Rien que ça !

En continuant à fouiller un peu plus loin, on découvre que ce cabinet de septembre 1962 contenait des têtes qui ont contribué l’histoire du Québec comme Gérard D. Lévesque, Paul Gérin-Lajoie, René Lévesque et plusieurs autres.

Mais au-delà de l’aspect historique de tout ça, il s’agit d’un endroit qui a une âme. On sent que les plus vieux murs du pavillon ont entendu des milliers d’histoires de pêche en plus d’être témoins du passage de générations de pêcheurs et d’amants de la nature. Assis sur la galerie, on voit cet immense lac sous la surface duquel on sait que grouillent des milliers de poissons. On pourrait se croire à l’autre bout du monde, dans un paradis lointain… mais non, tout ça est à 45 minutes du centre-ville de Québec !

Ça fait vraiment du bien de troquer mes ordinateurs pour une canne à pêche et une boîte de vers. Aucun stress, zéro préoccupation, plus un seul dossier dans la tête, juste le plaisir simple de capturer la truite qu’on mangera avec les copains le soir venu. Un jour j’aimerais me payer un tel repos rallongé de quelques jours… histoire de décrocher deux ou trois crans plus loin.

Et je ferais volontiers ce genre de voyage avec ma fille, dans quelques années ! J’ai tellement de beaux souvenirs de pêche avec mon père, car même si on ne dit pas grand-chose dans une chaloupe, on partage un moment… on est juste là, ensemble, à profiter du calme, à écouter les oiseaux, à observer un huard, une loutre ou un castor. Dans le fond, à faire une activité simple et pourtant vieille comme le monde : chasser sa nourriture. C’est tellement rare de nos jours d’avoir de vraies occasions d’être au calme.

Et c’est facile… suffit de trouver une chaloupe.