Archive | février, 2011

Un studio à faire rêver !

Via Jacques Martin qui relayait un lien de Francis Vachon. Merci messieurs !

Longue vie à Rue Frontenac !

Voici que le conflit est terminé, le Journal de Montréal va bientôt reprendre sa vie de façon différente. Je sais que ces deux années de grèves auront fait grincer bien des dents et laisseront leurs traces dans l’histoire syndicale du Québec, mais je ne suis pas assez au courant des enjeux pour porter un jugement et je n’ai surtout pas envie de savoir qui remporte la palme de la mauvaise foi. Je ne ferai donc pas mon «gérant d’estrade» avec le contenu de cette entente.

Dans la vie, je suis un entrepreneur et un patron, le dernier chèque que j’ai reçu d’un employeur remonte à l’époque où les journalistes n’avaient pas d’ordinateurs portables, ni de téléphones cellulaires. Il va sans dire que je n’ai jamais payé une cotisation syndicale de ma vie. Dire que je suis un syndicaliste serait tout simplement faux… Bien que je sois très conscient de tout l’apport des syndicats dans l’évolution historique de l’humanité. Je sais qu’il faut des syndicats dans la société… mais je pense aussi qu’il faut des patrons et des entrepreneurs à qui on laisse assez de latitude pour nourrir leurs projets.

À mon sens, la bonne nouvelle concernant la fin de ce conflit est la survie de Rue Frontenac. Montréal peut très bien accepter un autre média, une nouvelle voix indépendante… en dehors des grands empires. Je consultais fréquemment le site de Rue Frontenac et je continuerai. Aux «lockoutés» qui nous ont exhortés à boycotter, qui ont prétendu que le Journal faisait de l’argent comme de l’eau et qui accusent M. Péladeau de tous les maux, vous avez votre chance de créer quelque chose, de créer vos conditions de travail et de faire de ce nouveau journal un succès ! Belle façon de faire payer l’affront de votre ex-employeur.

Je lisais ce texte de Martin Leclerc qui nous explique à quel point le Journal est mal géré, mal foutu et inintéressant… l’occasion est belle, la brèche est là, sautez dedans.

Et en plus… Vous bénéficiez d’un immense capital de sympathie dans la population.

Vous avez maintenant la chance de créer une entreprise qui vous ressemble, qui respecte vos valeurs de solidarité, qui paye ses journalistes pigistes à leur juste valeur, qui n’est complaisante avec personne et qui n’accepte que des annonceurs de qualité. Vous pourrez maintenant mener la barque à votre façon !

On dit que ceux qui perdent leur poste se partageront 20 millions de dollars en primes de départ ? Méchante belle somme pour démarrer une entreprise solide qui ne dépendra de personne ! Voyez-vous ça dans quelques années : Rue Frontenac, un quotidien moderne et dynamique (fondé avec l’argent de Québécor) qui dépasserait le lectorat du Journal de Montréal ?

Si j’étais l’un d’entre vous, ce projet m’exciterait mille fois plus que de retourner au travail la queue entre les jambes. Je me demande bien d’ailleurs, qui aura envie de retourner prendre son poste ? Je me demande bien pourquoi vous n’avez pas déjà pris cette voie ? Moi, la seule idée d’être un syndiqué suffit à me faire fuir.

Bien sûr, certains d’entre vous préfèreront prendre leur chèque et repartir dans leurs terres… Éventuellement, retrouver une belle «job steady», protégée à mort par un bon syndicat ? C’est correct, ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir de l’entrepreneuriat.

Parce que lancer son entreprise n’est pas une mince affaire : faire des concessions, travailler d’arrache-pied, prendre des risques, ne pas avoir de sécurité, embaucher, mettre à pied, etc. Vous connaissez le refrain.

Bien sûr, quand les temps seront plus difficiles, vous ne pourrez plus jeter toute la faute sur le dos du patron. Bien sûr, vous devrez peut-être vous serrer la ceinture et rogner un peu dans les vacances. Mais, ça vaut la peine… c’est bien plus excitant !

Même si ce texte a été écrit avec trois ou quatre molécules d’ironie, je suis sincère quand je souhaite une longue vie à Rue Frontenac. Je souhaite tout le succès du monde à ceux qui auront le courage de passer de syndiqués à entrepreneurs et qui sortiront le meilleur d’eux même pour mener à bien ce projet… et fournir de bons emplois dans la collectivité.

C’est ce que nous promet Martin Leclerc dans son texte… et j’y crois.

Poupou

Peut-être que certains se souviendront : nous avons assisté à la naissance et aux premiers jours de quatre petits chatons durant nos vacances en Gaspésie cet été. L’observation et les soins aux petits minous sont rapidement devenus des activités importantes de nos journées de vacances… et spécialement celles de Sophie, qui est véritablement amoureuse des chats.

Moi, je n’ai jamais été très chaud à l’idée d’avoir un chat à la maison, je n’aime pas beaucoup le concept «d’animaux domestiques»… mais bien sûr, quand les quatre grands yeux de tes amoureuses te regardent en suppliant, impossible de résister. On a donc une petite chatte depuis septembre qui se nomme Poupou. Elle est toute noire et plutôt facile à vivre.

Il faut voir les choses par leur beau côté et avouer que ça fait un beau sujet photographique, surtout qu’un chat noir n’est pas vraiment facile à exposer correctement. Celle-ci a été faite avec ma nouvelle «Toy Lens» et surexposée légèrement. 1/100e de seconde à ISO 320.

Et… ne comptez pas sur moi pour faire des tonnes de billets à propos de ce chat. Promis.

Adega sur Beaubien

Je vous ai déjà parlé d’un de mes restos préférés dans le quartier : Adega, coin 9e et Beaubien ? Portugais, pas cher, généreux et délicieux. Sur la photo, moules et frites pour Sophie avec un petit verre de Vinho verde. Bonne fin de semaine !

Ça m’apprendra

Je suis entrepreneur depuis bientôt 20 ans et j’ai démarré trois projets distincts. Au fil des années, j’ai eu toute sorte d’histoires avec les prêts, les subventions, les programmes d’aide et autres «gogosses» supposément là pour aider les entreprises en démarrage. J’en ai gardé assez peu de bons souvenirs et l’étrange impression que l’aide gouvernementale arrive généralement au moment où on n’en a plus besoin. Tellement que dans mon projet actuel, j’avais établi une ligne de conduite simple : pas d’aide. On démarre ça avec l’argent en poche, on grandit tranquillement au rythme des succès et des ventes, sans aide financière, sans marge de crédit, sans remplir un seul de leurs foutus formulaires.

Sauf que, récemment, on m’a proposé un programme qui est là pour aider les entreprises à faire des contacts en France pour favoriser l’exportation. J’ai pris la peine de lire les conditions du programme de long en large, j’ai téléphoné à la dame du ministère qui gère le dossier et me suis assuré que mon projet était admissible. Je me suis dis qu’après tout, je paye des impôts, que j’ai un vrai projet d’exportation et que cette mini-subvention serait vraiment bienvenue. «Pourquoi pas» ?

Alors, me voilà en train de remplir le long formulaire avec des questions faciles à répondre, du genre : Préciser les caractéristiques du produit, du procédé ou du système et ses avantages technologiques par rapport à la concurrence (joindre une annexe si nécessaire). Six belles pages de «bla-bla» en plus de copies de mes trois dernières années d’états financiers et d’une lettre qui explique le comment du pourquoi. Tout ça pour une subvention qui aurait payé une partie de mes frais de déplacement et d’hébergement, on parle d’environ 1 500 $… rien pour écrire à sa mère.

Début février : première réponse négative. Nouvelle lettre pour expliquer davantage. Précisions, éclaircissements… suivis d’une deuxième réponse négative. Pour une raison qui n’avait pas été énoncée dans la description initiale du programme. Grrrrrrr. En fin de compte, j’ai perdu au moins deux jours avec tout ça. Pourtant, j’ai un vrai projet qui a un vrai potentiel. J’ai payé 7 voyages moi-même, j’ai fait des dizaines de rencontres là-bas et le projet avance vraiment. C’est maintenant qu’un peu d’aide permettrait d’aller plus vite et de faire en sorte qu’un «probablement» devienne un «certainement».

Ça m’apprendra. Grand naïf. À partir de maintenant, je reviens à ma ligne de conduite initiale : je fais les choses par moi-même et je ne compte sur personne.

Niaisage.

Premières photos avec la Toy Lens

J’ai reçu la fameuse «Toy Lens» 26mm F1.4 que j’avais commandée pour mon GF1. À première vue, c’est un vrai petit joujou plein de défauts : fort vignetage et flou spectaculaire partout ailleurs qu’au centre. Beaucoup de plaisir en perspective pour 79$. Voici quelques exemples :

Des jeunes passionnés

Vendredi dernier, je suis allé voir mon filleul qui officiait comme maître de cérémonie au gala «secondaire en spectacle» de son école. Le petit «bonyeu» m’a impressionné ! Très à l’aise devant une salle pleine et en parfaite maîtrise de son texte, il a travaillé comme un pro… vraiment ! Toute la famille était bien fière de lui et la petite Agathe était bouche bée de voir son cousin sur scène. En plus, il était sapé comme un prince avec cravate, veste et chemise immaculée.

Au-delà de la seule performance de «notre» William (et de mon rôle de «mononcle»), j’ai bien aimé ma soirée et découvert un groupe de jeunes passionnés qui montent sur scène pour jouer ou chanter avec les yeux pétillants. On a parfois l’impression que tous les jeunes sont affalés devant une console de jeux vidéos, mais visiblement, il faut élargir un peu notre esprit et prendre la peine d’aller s’asseoir dans la salle de spectacle d’une école secondaire. Certaines performances étaient franchement étonnantes : il y a du talent dans nos écoles.

À la fin du spectacle, nous avons été témoins d’une belle vague d’amour des étudiants, vers une des profs qui (je crois) enseigne la musique. Elle a interprété deux chansons et la salle remplie de ses élèves ne cessait de lancer des «on t’aime»… c’était beau à entendre. C’est beau des gens passionnés, des gens qui sont à leur place, qui ont la «vocation»… j’aime ça.

Objectif jouet ?

J’ai trouvé le cadeau que je m’offre avec les (gros) 100 dollars que mes photos sur iStock m’ont rapportés. Je voulais acheter quelque chose qui a rapport avec la photo… mais, ce n’est pas facile de trouver une perle ou un joujou avec un budget aussi maigre. Quand je suis tombé sur cette «Toy Lens» compatible avec mon appareil et disponible à seulement 79$, j’ai pensé que ça pourrait être amusant.

Avec Instagram, je redécouvre le plaisir tout simple de faire des photos un peu «croches» et amusantes. Essayer des angles différents et ne plus miser sur le côté «techniquement parfait» des images. Cet objectif plein de défauts risque d’avoir ce même côté amusant. En tout cas, j’ai bien hâte de recevoir mon nouveau joujou… qui arrive de l’autre bout de planète et qui mettra certainement plusieurs semaines à parvenir jusqu’ici. Je reviendrai donner mes impressions.