Archive | novembre, 2009

Plateau, yogourt et autres propos diététiques

Ce blogue existe depuis juin 2004 et c’est la première fois que je laisse passer autant de temps (11 jours) entre deux billets. Y a plein de bonnes et de moins bonnes raisons, mais je ne m’en fais pas avec ça. Je tiens un blogue par plaisir et j’y viendrais tant que le plaisir y sera.

Je continue à surveiller mon alimentation et prendre soin de ma bedaine. La diététiste m’avait prévenu que je passerais par des étapes «plateau» ou la perte de poids stagne un peu. C’est ce qui m’arrive présentement. J’ai perdu 38 livres (17 kg) depuis le 16 juillet et je suis à ce stade depuis environ deux semaines.

Pas grave, car je ne fais pas un régime… j’ai changé de vie. Je ne «sur-mange» plus, mon organisme s’en porte mieux et mes vêtements sont tous devenus trop grands. Bien sûr, je suis encore «gros» et la marche vers la santé sera encore longue, mais ça se fait dans le plaisir et sans trop de difficulté.

Parlant de plaisir, il faut que j’écrive quelques mots à propos de mon nouveau yogourt préféré : le Méditerranée de Liberté. C’est simple, voici un yogourt qui goûte celui que ma mère faisait dans sa yaourtière, à l’époque où c’était à la mode. Onctueux, savoureux… c’est un vrai pêcher. Oui, il contient 8,5% de matière grasse… mais, c’est justement pour ça qu’il est si bon ! Je préfère largement en manger moins, mais le faire avec tant de plaisir. Goutez-y !

Avec cette «nouvelle vie», je constate que la santé ne tiens pas à manger «diète» et à la privation. C’est assez simple de juste manger mieux et moins. Les choix sont faciles : cuisiner un peu plus, prendre des portions normales, choisir les fruits plutôt que les croustilles et s’arrêter quand on a plus faim. Je n’ai pas envie de manger un yogourt que je n’aime pas pour le reste de mes jours, je veux garder le plaisir de la table, le plaisir d’un bon resto et celui de réunir des amis à la maison autour d’une bonne bouteille de vin… et c’est très faisable sans que «ça fasse mal».

Je mange encore des frites, parce que j’aime ça. J’en mange beaucoup moins souvent et, surtout, quand j’en mange, je me donne la peine d’aller manger celles que je préfère. Au lieu du grand format, je prends le petit… et le plaisir est là, comme avant. 

Reste à ne pas tomber dans le piège. Celui de penser que je contrôle la situation et que je peux me permettre trop d’excès. Oui, j’ai perdu quelques livres et c’est honorable… mais, je suis encore loin du poids santé et ma rééducation alimentaire n’est certainement pas encore complétée, il me reste encore beaucoup à apprendre et à faire.

Je suis prêt. Les bénéfices valent 100 fois les efforts.

Échapper son portable

Prenez un gars qui est vraiment dans le bouillon. Plein de projets, plein de clients, il travaille le soir et le weekend, il a constamment l’impression d’avoir 100 choses en attente et la liste des courriels à traiter est longue. Ce gars, en partant à un rendez-vous, échappe son portable sur le plancher de béton… BANG ! Son coeur oublie de battre durant quelques secondes. Il remet la machine en marche et soupire de soulagement quand il constate qu’il fonctionne encore, qu’il y a seulement une petite bosse sur la carrosserie. C’est un MacBook Pro tout neuf avec un boitier en métal très solide, bravo, il a survécu. Il est vraiment soulagé. Vraiment.

Malheureusement, le portable se met à agir étrangement, il prend des pauses inexpliquées, semble lent, mais ne plante pas et fonctionne quand même. Le problème est intermittent… les plus difficiles à cerner. Un gars raisonnable s’en occuperait tout de suite, il irait le porter à l'hôpital des portables… mais lui, il n’a pas le temps, les journées sont trop courtes.

Et un jour, «le point tournant du match» : l’ordinateur ne démarre plus. Mort. Raide mort. Merde. Re-merde.

Notre gars court au Apple Store pour en acheter un autre, parce que sans portable il est manchot. Pire, un homme-tronc qui n’a ni agenda, ni notes, ni précieux courriels. Un homme-tronc qui a des rendez-vous le lendemain et qui a absolument besoin de son MacBook. Bien sûr, quand il arrive sur Ste-Catherine, le magasin est fermé (19h le mercredi) et il doit se rendre à Laval pour trouver la paire de bras dont il a tant besoin.

Récupération des données (mercis infinis à l’inventeur de Time Machine), récupération des courriels, placer les photos à l’abri… le voilà de retour en affaires. Une journée et demie de perdue, mais la vie continue et il a vendu deux Casserole avec son portable tout neuf. Ouf.

Côté bonne nouvelle, il semble que l’assurance incluse avec la carte Visa va payer pour les dommages, le dossier est en branle.

Morale de l’histoire : Faites des backups ! Faites des sauvegardes ! Hacer copias de seguridad ! Machen Sie Backups ! Fare il backup ! Säkerhetskopiera ! Make backups !

Tic Tac

Sur son blogue, Dominic Arpin explique très bien l'histoire derrière ce vidéo. Pour ma part, j'aime la cause et j'aime l'idée… mais il faut avouer que le résultat est un peu long et décevant. Je comprends l'allusion au temps qui presse pour la planète… mais, est-ce qu'on va vraiment sensibiliser l'humanité avec un vidéo comme ça ?

De toute façon, je suis content d'y avoir participé avec un paquet de blogueurs que j'ai rencontrés un jour ou l'autre… et ça me fait penser qu'il y a vraiment longtemps que je ne suis pas allé prendre un verre avec eux au Yulblog. Faudrait bien mettre ça à l'agenda.

Ha oui, je suis le (pas mal moins) gros barbu à la seconde 9, entre Catherine Beauchamps et Jean-Michel Vanasse.

Agathe la photographe

Chenille_agathe

Agathe, comme bien d'autres enfants, a une grande facilité à manipuler les bidules électroniques. Ça fait longtemps qu'elle est capable de jouer et de prendre des photos avec le iPhone et parfois, quand vient le temps de copier les photos du téléphone, je tombe sur de jolies surprises ! Aujourd'hui, j'ai trouvé plusieurs portraits de sa chenille préférée… celle-ci était la moins floue. Je pense que ça valait la peine d'être immortalisé sur mon blogue. Bravo Agathe !

Robin Hood

Robin

Récemment, puisque j’avais une petite balade en avion de prévue, j’ai eu l’idée d’acheter une série télé sur iTunes. L’idée était bonne, mais y avait deux problèmes : je ne m’y connais pas en séries télé… et j’ai un niveau d’anglais qu’on pourrait classer dans le «je peux me débrouiller». J’ai écouté un paquet d’extraits avant d’arrêter mon choix sur la première saison de Robin Hood, une série de la BBC. Je viens de terminer le dernier épisode et j’ai bien aimé ! Il y a des flèches ont volées dans mon iPhone au court des dernières semaines ! Même si je ne peux pas prétendre avoir tout compris à 100%, le niveau d’anglais (et l’accent britannique) était correct pour moi.

Les 13 épisodes de la version «non-HD» pèsent 7 Go… il faut donc ajouter aux 25$ que coûte la série les quelques dollars que j’ai dû payer pour avoir dépassé la bande passante autorisée par Vidéotron sur mon forfait internet. Il faut aussi dire qu’il a été impossible de trouver assez d’espace sur mon iPhone pour toute la série. N’y aurait-il pas intérêt pour Apple à proposer une version adaptée aux iPhone et iPod ?

En tout cas, voilà que je vais télécharger la saison 2… et continuer à améliorer mon vocabulaire «british» ! 

D’autant plus que je passe au TGV de Vidéotron à partir de demain et que j’aurai maintenant une limite de téléchargement beaucoup plus élevée. Si l’envie vous prend de me faire des suggestions de séries à voir… je vous écoute.

Fred à Paris

Arracheuse Il y a un texte de La Presse canadienne ce matin sur le triomphe de Fred Pellerin à Paris. J’ai eu envie d’abonder dans le même sens, puisque j’ai vu son spectacle au théâtre du Rond-Point, il y a 15 jours. C’est absolument vrai que le plus connu des Caxtonien est en train de conquérir Paris avec ses contes. En plein Champs-Élysées, le Rond-Point est un théâtre très chic, la salle était pleine à craquer (un jeudi soir), ça riait beaucoup et tout le monde était debout à la fin. Mon voisin de siège était spécialement crampé… et pas nécessairement aux mêmes endroits que moi. Impressionnant… mais pas surprenant, ce Fred a un talent exceptionnel.

Dommage par contre qu’il ait dû présenter une version tronquée de son spectacle. On a vu «l’Arracheuse de temps» deux fois au Québec et la version de 2h30 qu’on a beaucoup aimée ici est rétrécie à 1h15 sur les Champs Élysées. Les spectacles de Fred sont construits avec toutes sortes de parenthèses et de ficelles qui partent dans toutes les directions et qui s’emboitent (presque par magie) en cours de spectacle. Conserver une histoire qui se tient malgré les coupures est un tour de force qui vaut un coup de chapeau, mais si vous me lisez de France et avez le goût de découvrir Fred… attendez l’occasion de voir un spectacle complet. 

On a eu l’occasion de jaser un peu avec lui après le spectacle, malgré tous ses succès, il est toujours aussi sympathique et pas «grosse tête» pour deux sous. Il nous disait comment un québécois peut se rendre compte, une fois en France, qu’il n’est pas un «français qui vit en Amérique», mais un Québécois… ce qui est plus différent qu’on pourrait penser. Pour être allé quatre fois en France dans les deux dernières années, je comprends très bien ce qu’il veut dire. On est conscient d’être des parents éloignés, on a une affection naturelle et la langue facilite les choses… mais, nous ne sommes pas des Français.

Je crois bien que c’est cette réflexion qui amène le touchant rappel qu’offrait Fred sur la scène. Un espèce de cri du coeur pour la langue française avec l'interprétation de la chanson Mommy Daddy, popularisée par Pauline Julien. Peut-être aurai-je un jour la chance de poursuivre cette conversation avec lui… à Paris, pourquoi pas ?