Archive | septembre, 2009
David, mon acolyte de travail, est un «amateur de sport» et fervent auditeur de CKAC. Avec la saison de hockey qui commence cette semaine, je sens moi-même un certain engouement pour la nouvelle sportive et je me suis laissé tenter par un changement d'ambiance sonore au bureau. Il a fallu déboulonner et dépoussiérer le bouton de la radio pour aller explorer les ondes AM et les trépidantes lignes ouvertes de CKAC.
Premier choc : la pub ! Après des années à écouter la première chaîne, on en vient à oublier le discours des «vendeurs de chars»… qui ne me manquait pas vraiment. Remarquez que je sais maintenant très bien qui offre 36 mois à 0% d'intérêt et que je peux obtenir toutes les réponses à kiastconstant.com !
Deuxième constatation : les Canadiens, la sainte flanelle, les glorieux, nommez comme vous voulez… reste que ce grand club génère assez de nouvelles dans une journée pour faire une dizaine de minutes de bonne radio. Aujourd'hui, par exemple : Serge a quitté le club et demande une transaction, Gainey ne nommera pas de capitaine tout de suite et Bouillon a signé un contrat à Nashville. C'était pas mal l'essentiel de l'actualité du jour.
Je comprends qu'on aime parler de sport, mais est-ce raisonnable de prendre les dix minutes de nouvelles et d'en faire 20 heures de radio ? Tout y passe, spéculations, commentaires enflammés, opinions diverses et on prend les appels ! «Écoute Jean-Charles, m'a t'el dire moi c'est quoi le problème avec les frères K». Dans un certain sens, c'est très drôle et assurément divertissant (comme dirait Homier-Roy), mais d'un autre côté, c'est un peu triste. Il se passe tellement de choses autour de nous.
Toute la programmation de CKAC tourne autour du hockey… je plains les animateurs et commentateurs, je comprends qu'il ne soit pas facile de tenir les ondes aussi longtemps et j'ai parfois une pensée pour les animatrices au chômage de Call-TV !
Sérieusement, essayons d'imaginer un instant une station de radio à Montréal qui parlerait toute la journée, tous les jours, de vedettes. «Véro est enceinte, allaitement ou biberon… on prend les appels !» Je sais que ça semble parfaitement ridicule, mais parler des mêmes foutus 22 joueurs (anglophones) à longueur de semaine, ne l'est-ce pas tout autant ?
Pis, on va tu faire les séries c't'année ?
Même si j’ai les deux pieds au bureau depuis maintenant 3 semaines, j’ai encore un peu la tête en vacances et voici (probablement) mon dernier texte sur ce beau «demi-été» en Gaspésie. En fait, j’avais envie d’écrire sur les magnifiques bouffes qu’on a eues là-bas. L’épluchette de homards au camping, les bouillis aux légumes, la lasagne au saumon fumé du cousin Gaston, le poulet frit du Dixie Lee et les soupes au poisson ont marqué nos vacances autant par leurs arômes et saveurs que par le plaisir qu’on a eu à les partager avec des amis autour d’une table.
De tous ces repas, y en a un qui a été vraiment particulier pour mon petit côté nostalgique. Mon père est décédé en 1995 (pour ceux qui ne savaient pas), il était mon grand ami et il a laissé un trou dans ma vie. J’étais passé saluer un des ses potes qui profite de la retraite en Gaspésie au détour d’une ballade en vélo. Rivard nous a gentiment invités à manger sa célèbre lasagne «Spéciale B.T.» qui était la préférée de mon père. Ce fut une agréable soirée où je me sentais un peu plus près de mon papa à jaser avec son chum en savourant un de ses repas favoris. Et pas favori pour rien… cette lasagne, qui porte les initiales de mon paternel, propulse directement son chef au titre de Gran Maestro della pasta ! Je ne sais que ce qu’il met comme épices là-dedans… mais je le jure… c’est vraiment, vraiment très bon.
Rivard prépare d’ailleurs un livre de ses meilleures recettes dont je devrais recevoir copie et je me promets bien de partager la «Spéciale B.T.» avec mes aimables lecteurs. Le chef dit lui-même que les recettes doivent circuler… et je ne peux qu’être d’accord.

Bien sûr que les vacances sont propices à la lecture. Quoi de mieux qu’un livre à la plage ? J’avais fait le plein de livres à la bibliothèque avant de partir en me disant que si je tombais sur un vilain canard, je pourrais passer au suivant sans risquer d’en manquer. Finalement, j’ai tout lu en plus de dévorer une vieille édition de Papillon que j’ai trouvé à 50 cents dans un marché aux puces là-bas. Au total (j’ai compté pour le fun) j’ai lu 2712 pages durant les vacances.
Je ne ferai pas de critiques… parce que je suis un mauvais critique, j’aime tout ! J’aime lire, j’avais apporté des lectures faciles et divertissantes pour passer du bon temps. Voici quand même quelques mots sur chaque bouquin :
Le photographe – Bédé en trois tomes de Guibert, Lefèvre et Lemercier
J’en ai déjà parlé, je relisais la série pour revoir les photos, revivre cette expédition, pour me replonger dans cet Afghanistan si différent de ce qu’on voit aux infos. J’aime.
Le froid modifie la trajectoire des poissons – Pierre Szalowski
Épicure a fait un bon texte sur son blogue à propos de ce roman. J’ai aimé que ça se passe durant la crise du verglas, j’ai aimé les personnages, mais je suis d’accord avec elle… ça se termine de façon vraiment trop sucrée. Si le roman devient un film, ça risque d’être intéressant.
Turbulences – Michael Crichton
J’ai toujours aimé Crichton, le maître du roman «technique». Celui-ci est dans la parfaite lignée : pleins d’ingénieurs, de costauds méchants, de complots internationaux et de grands mystères. Au travers de ça, une héroïne (belle et brillante) qui trouve la clé de l’énigme à la toute dernière seconde. Ça se lit en deux soirs et on l’a oublié le lendemain… mais ce sont deux soirées forts agréables.
Mausolée – Linda Fairstein
Un polar que j’ai bien aimé. Quelques éléments qui nous sortent de la «recette» habituelle et une auteure qui connait visiblement très bien son sujet. Les pages se tournent très facilement même si l’intrigue n’est pas à la hauteur des attentes qu’on peut avoir en lisant les commentaires élogieux imprimés sur la couverture. Malgré tout, une agréable lecture de vacances et je surveillerai le prochain roman de madame Fairstein.
La partie espagnole – Charles Cumming
Un ancien espion anglais qui vit incognito à Madrid se retrouve impliqué dans une histoire tordue. Voici un bon roman avec une intrigue complexe et des personnages hors de l’ordinaire. J’avais pigé ce bouquin à la bibliothèque par complet hasard et j’ai découvert un auteur que je retournerai lire.
Et je te demanderai la mer – Stéfani Meunier
J’ai eu la chance de rencontrer Stéfani à une autre époque et j’ai gardé un très bon souvenir d’elle (en plus de quelques Stephan King qu’elle m’avait prêtés). Tous ses romans sont sur mes étagères et (comme Patrick) j’ai toujours beaucoup aimé son écriture. Bravo pour celui-ci qui traite d’amitié, un sujet illimité.
Papillon – Henri Charrière
Mon livre culte ! Le premier «vrai» bouquin que j’ai lu à l’âge de 10 ou 11 ans. J’étais très content de trouver sur la table du marché aux puces cette édition qui est exactement la même que celle de mon enfance et que j’avais perdu (ou prêté) depuis longtemps. Ça devait être la trois ou quatrième fois que je le lisais et j’admire toujours autant l’extraordinaire talent de raconteur de ce monsieur. Que tout soit vrai ou pas n’a pas beaucoup d’importance pour moi, l’histoire de Papillon est unique à mes yeux. On y est, on voit les bagnards, on sent les émotions et tout ça avec relativement peu de mots.

Je continue à découvrir Montréal et sa région. Depuis longtemps, Sophie me parle de «son» mont Saint-Hilaire et qu’on se dit qu’il faudrait y aller. C’est un coin qu’elle aime beaucoup et c’est aujourd’hui que nous avons grimpé la montagne pour admirer la magnifique Montérégie vue d’en haut. En cette belle journée, nous n’étions pas les seuls à avoir eu cette idée et les sentiers étaient presque aussi embouteillés que le pont Jacques Cartier. Ce fut une très belle ballade accompagnée d’amis appréciés… on y retournera.
Voici presque deux mois que j’ai vu le médecin et c’était aujourd’hui mon rendez-vous de suivi chez ma diététiste. De 314 à 292 livres (142 à 132 kilos), j’ai eu droit à des félicitations. Que dire à part que je suis très motivé, je continue à faire du vélo, je mange bien… et tout se passe très bien ! Malgré les vacances, malgré le bon vin… je suis content, je me sens très bien et je suis confiant.
Paris en octobre
Mon billet est acheté, je retourne à Paris pour une semaine en octobre. J’y vais pour faire en sorte que la Casserole trouve d’autres utilisateurs là-bas. J’ai encore loué un appartement trouvé sur Homelidays et j’habiterai dans le 3e arrondissement. Comme toujours, j’apporte mon appareil photo.
EOS 7D
Parlant photo… avez-vous vu le nouvel EOS-7D ? Un appareil vraiment intéressant avec la vidéo HD, un processeur ultra rapide et une construction semi-pro. Il ne lui manque que le capteur plein format pour être l’appareil parfait… mais à 2000$ il est extrêmement alléchant. Est-ce que Photosmax serait plus heureux avec un 5D mark II ou avec son vieux 5D plus un 7D tout neuf ?
Mon papa ne vous l'a pas dit, parce qu'il (dit qu'il) est trop dans le jus avec son boulot : à la fin des vacances, j'ai eu l'occasion de monter à cheval ! C'était un de mes rêves et c'était vraiment le fun, j'en ai parlé à tous mes amis. Le cheval s'appelait Joe, il était super beau et vraiment obéissant.
Je veux dire encore un gros merci à la cousine Roxanne qui m'a fait faire un très beau tour sur son cheval.
Agathe
xx
J'ai toujours aimé les petits plaisirs saisonniers comme les têtes de violon et le homard. Dans cette même catégorie, il y a une place de choix pour les bleuets dans le chocolat des Pères Trappistes… c'est du vrai bonheur dans une boîte.
Nous voilà à Québec. Les vacances achèvent… c’est une question d’heures. Sophie sera à l’émission de Josey Arsenault au FM 93 demain (de 12h30 à 14h) et ensuite, on retourne dans la grosse ville. J’ai adoré les vacances, mais je suis content de revenir. J’ai hâte de reprendre le travail, de poursuivre mes projets et de replonger dans la vie active.
Sur le chemin du retour, Sophie tenait à arrêter à la mine d’agates du mont Lyall. De mon côté, la chose ne m’intéressait pas trop et j’y allais surtout pour faire plaisir à mon amoureuse. Finalement, j’ai pioché et creusé avec beaucoup de plaisir et je pense que c’est moi qui a le plus aimé ça… je ne voulais plus partir. Chercher la pierre idéale est peut-être l'équivalent de mettre des 30 sous dans une machine à poker… on se dit qu’on ne peut pas arrêter maintenant parce qu’on trouvera peut-être au prochain coup de piolet.
Y avait aussi un certain concept à voir Agathe chercher des Agates !
On a rapporté quelques géodes et on en a fait scier une qui contenant du Jaspe vert. Ça fera un beau souvenir de notre voyage !
Après une nuit à Sainte-Anne-des-Monts, nous avons poursuivi le voyage vers Québec avec une pause à Rimouski pour visiter le fameux Onondaga. Ce sous-marin diesel-électrique canadien a été en service durant 33 ans à partir de la fin des années 60. Quelqu'un a eu l'excellente idée de l'installer là pour permettre au gens de le visiter. Pour moi qui ai toujours été friand de romans et de films «de sous-marins», cette visite fut un vrai régal. On monte à bord avec un audioguide collé à l’oreille et on découvre le navire d’un bout à l’autre.
C’est complètement fou de penser que 70 hommes vivaient dans un espace aussi restreint, que les cuistots pouvaient faire à manger dans une cuisine aussi minuscule et d’imaginer les odeurs qui devaient régner à bord. Il ne faut pas avoir une seule fraction de claustrophobie pour être sous-marinier… et ne pas être de mon format ! Il aurait fallu m’attacher très solidement pour fermer les portes et m’emmener faire une balade dans cette boîte de sardines de 90 mètres de long !
Si vous passez à Rimouski, prenez une heure et montez à bord… si le sujet vous intéresse un peu, vous serez ravi.
Durant nos derniers jours à Bonaventure, nous avons visité une ferme tenue par deux véritables passionnés. Ces gens rêvaient de devenir fermiers et de prendre soin d'un troupeau, mais pas un «vulgaire» troupeau de vaches ou de chevaux… non ! Ils ont muri leur projet d'entreprise longtemps, ils ont lu des tonnes de livres pour apprendre, ils ont tout planifié et n'ont rien laissé au hasard. Ils ont choisi un animal originaire du Tibet, une bête qu'on voit habituellement dans les zoos (ou dans les albums de Tintin) : le Yack !
La ferme de Guylaine et Jean-Guy est la seule dédiée au Yack dans tout le Canada, elle est neuve, propre et… ouverte au public. Ils se font un plaisir de nous faire visiter, de nous parler des Yacks et on goûte à leur fierté et leur passion.
Moi, j'ai beaucoup aimé apprendre à propos de cet animal, j'ai aimé voir les équipements et comprendre comment fonctionne un élevage comme celui-là, mais ce qui m'a le plus intéressé, c'est l'aspect «entrepreneur». Comment partir d'une idée et aboutir à un troupeau de Yack ?
Bien sûr, on peut acheter de la viande de Yack et nous avons rapporté des saucisses que j'ai bien hâte de goûter. Avoir eu plus de temps, j'aurais bien aimé essayer leur table champêtre qui semble bien alléchante. Merci Jean-Guy… et je vous souhaite le meilleur des succès dans votre projet.
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