Sophie m’a demandé cette semaine ce que j’avais préféré de nos vacances. La première chose qui m’est venue en tête est un peu égoïste, mais c’est d’avoir ravivé cette vieille passion pour le vélo. J’ai roulé près de 350 km durant les vacances et il reste encore une semaine où le soleil devrait revenir et j’ai bien l’intention d’augmenter encore un peu mon kilométrage.
J’ai découvert ou redécouvert plein de belles routes et de beaux paysages aux alentours de Bonaventure. Malheureusement, j’avais rarement mon appareil photo avec moi. Depuis environ une semaine, j’ai fait installer un support à bagage où je peux attacher mon sac photo. Quatre des photos de ce billet ont été prises durant une de mes ballades. Il y a tout un volet agricole dans la Baie des Chaleurs qu’on ne voit généralement pas lorsqu’on fait un tour de la Gaspésie avec les yeux braqués sur la mer. Il y a des paysages à couper le souffle avec les champs au premier plan et la mer au loin. Si vous passez dans le coin, je vous suggère fortement d’aller vous promener dans «l’arrière-pays » à bicyclette.
Cette semaine, on a eu la belle surprise de recevoir la visite de nos amis de Saint-Jérôme, ils revenaient du Maine et étaient en direction de la Côte-Nord. Ils ont pris la peine de faire un détour pour venir passer quelques jours avec nous. Les deux premiers jours ont été magnifiques (comme tout le mois d’août), mais on a ensuite goûté à la queue d’une tempête qui a fait souffler le vent comme j’ai rarement vu. Le camion, qui est pourtant très lourd et bien installé sur quatre gros vérins, s’est fait brasser toute la nuit… avec nous trois à l’intérieur. Nos amis, qui eux voyagent avec une tente-roulotte, ont dû aller coucher à l’hôtel. Une très grosse roulotte installée près de nous est même tombée en bas de ses supports durant la nuit. Le vent soufflait très fort et de façon très constante, quelque chose qu’on ne voit jamais à la ville. Très impressionnant.
Déjà, notre séjour à Bonaventure s’achève. Mardi, nous quittons le camping et amorcerons notre lent retour vers la ville… et l’automne. Même s’il reste encore une belle semaine, je peux déjà dire que ça aura été des vacances exceptionnelles. Le ciel bleu, le temps chaud et la mer auront rythmé ce merveilleux mois d’août. Je passerai les prochains mois à faire en sorte que d’aussi belles vacances soient possibles pour 2010 aussi et j’espère très fort atteindre cet objectif.
Je ne peux pas dire si c’est comme ça dans toutes les régions, mais ici le phénomène est très fort : les gens ont besoin de nous situer dans un arbre généalogique qu’ils connaissent. Hier matin, durant ma ballade en vélo, je me suis arrêté à un joli belvédère pour observer la rivière Bonaventure. Il y avait là un vieux monsieur accoudé à la clôture qui fumait sa pipe. Après les salutations d’usage, il m’a demandé si j’étais de passage dans la région. Je lui ai répondu que oui, mais que ma famille maternelle venait de par ici.
Là, ses yeux s’allument et c’est l’interrogatoire : quelle famille ? D’où ? En quelques minutes, on a constaté qu’il connaissait la moitié des frères et soeurs de ma grand-mère et qu’il connaissait bien mon grand-père. Il m’a donc situé comme le fils de la fille de Jim Grant. Voilà, on pouvait devenir des amis ! Malheureusement, j’ai été trop bête pour lui demander son nom.
Il est arrivé à peu près la même chose plus tard dans la journée en allant acheter du blé d'Inde. Le monsieur pouvait me nommer presque toute ma famille et me dire où chacun avait travaillé et avec qui il ou elle avait été mariée.
Cette même histoire se répète très souvent par ici. Mes grands parents ont élevé leurs neuf enfants à New Carlisle, village juste à côté d’ici et sept de mes oncles et tantes habitent dans la Baie des Chaleurs. Bien sûr, j’ai aussi plusieurs cousins et cousines par ici, ce qui fait qu’à tous les coups… je trouve un lien avec la personne que je rencontre.
Est-ce que les Gaspésiens ont un sentiment d’appartenance plus fort ? Est-ce que de connaître tout le monde est plus important qu’ailleurs ? Est-ce que c’est lié au fait qu’il y a différentes origines culturelles qui se côtoient dans la Baie ? Je ne sais pas. J’ai visité plusieurs régions du Québec et à mon humble avis, il y a une différence.
Voilà trois semaines qu’on a quitté Montréal et 18 jours qu’on est installé à Bonaventure. On a une chance incroyable parce qu’aujourd’hui, c’est notre première journée de pluie… et encore, il a fait soleil tout l’avant-midi.
C’est la première fois qu’on fait ce genre de vacances, ancré au même endroit pour une aussi longue période. J’ai toujours prétendu être un «rouleur» qui préfère faire de longues distances pour voir beaucoup d’endroits dans un même voyage. Il faut que j’admette que j’aime beaucoup rester ici, on prend le rythme de la Gaspésie et ça fait vraiment beaucoup de bien. On a aussi l’occasion de découvrir plusieurs coins de la région que je ne connaissais pas, même si je suis beaucoup venu à Bonaventure au fil des ans.
On a vu des tirs de chevaux, des ruches et des abeilles, des émeus, des chèvres, des rivières et des spectacles. On s’est baigné dans la mer, dans les rivières et dans des spas bien chauds… on a fait voler nos cerfs-volants, on a grillé des guimauves, on a pêché, on a canoté, on a marché et je pédale environ tous les deux jours ! Dire qu’il reste encore presque deux semaines !!!
Pour la visite de la grotte de Saint-Elzéar, on devra se reprendre lors d’un prochain voyage, car les enfants de moins de six ans ne sont pas admis.
Le camping se vide chaque jour, la rentrée scolaire est impitoyable pour les vacanciers. Ce n’est rien pour me déplaire, j’aime bien avoir de l’espace et la plage pour nous tout seul. Y a seulement Agathe qui trouve un peu difficile de voir partir ses «super copines» les unes après les autres. C’est la dernière année qu’on a ce luxe, parce que l’an prochain, le retour en classe nous concernera aussi… déjà.
Question photo, je m'émerveille toujours autant devant les incroyables couchés de soleil et je m’amuse assez souvent avec mon «timer». J’ai tenté (avec un succès relatif) de photographier un Busard Saint-Martin qui chasse dans les hautes herbes entre le camion et la mer… il est incroyablement peureux et c’est difficile de l’approcher.
Parlant de couchés de soleil, je vais y aller d’un petit conseil photo : pour bien réussir à photographier les couchés de soleil, il faut sous-exposer volontairement et ne pas se gêner pour y aller d’un stop ou deux. Si vous avez un reflex Canon, il suffit d’utiliser le mode «P» et de tourner la roulette derrière dans le sens contraire des aiguilles pour forcer l’appareil à sous-exposer. La petite échelle dans le bas du viseur indiquera la valeur sélectionnée. Je suppose que le principe est similaire avec les produits Nikon et je suis certain qu’un gentil commentateur pourra expliquer la procédure.
Si on laisse l’appareil est mode automatique, on aura des nuages trop pâles et la partie ensoleillée complètement cramée. Dans l’ensemble, un paysage de couché de soleil doit être sombre et c’est pour ça qu’il faut forcer l’appareil a faire une photo plus foncée. Les couleurs ont aussi tendances à être plus éclatantes quand on sous-expose. Essayez-le, vous m’en donnerez des nouvelles.
Comme toujours, je suggère de photographier en mode «RAW», ce que permettra ensuite de varier l’exposition par zone dans l’image pour améliorer la partie au sol ou les nuages. C’est avec son «logiciel de chambre noire» qu’on peut tirer le meilleur de son fichier «RAW» et obtenir une image qui traduira toute la beauté du paysage.
Le 16 juillet dernier, je suis allé voir le médecin. À trois jours de mon 39e anniversaire, j’allais voir un toubib pour la première fois depuis une bonne dizaine d’années. J’y allais pour un bilan de santé et pour me faire donner le coup de pied au cul qu’il me manquait pour faire quelques changements dans ma vie. Sur la balance du docteur, je pesais 314 livres.
J’y songeais depuis un bout, j’approche de la quarantaine et je tiens à franchir ce cap avec une meilleure santé. C’est certain que j’aimerais être capable de courir avec ma souris encore plusieurs années. J’étais rendu au bout du plongeon et il me manquait une toute petite poussée pour me jeter à l’eau. Le médecin était très sympathique, il m’a dit que je semblais être en assez bonne forme, mais que, bien sûr, cet excès de poids allait me nuire de plus en plus avec les années. Il m’a remis un papier pour passer une batterie de tests et une prescription pour voir une diététiste. J’étais content.
Les tests étaient bons, je n’ai pas de problèmes majeurs. La diététiste m’a dit que je devais réapprendre ce qu’est une portion normale et que je devais changer ma façon de m’alimenter pour la vie. Pas de programme, pas de «régime»… juste réajuster mon alimentation, savoir faire les bons choix et surtout, savoir m’arrêter. J’ai bien aimé son approche et je suis reparti avec quelques papiers que j’ai lus attentivement.
Dans les premiers jours, j’ai pesé ce que je mangeais pour bien comprendre ce qu’est une portion. J’ai noté mes journées pour valider avec elle quand je retournerai la voir, après les vacances.
L’autre aspect, c’est le sport. Je n’ai jamais été un grand sportif, mais j’aime bouger et j’ai décidé de me remettre à un sport que j’ai toujours beaucoup aimé… le vélo. Une bonne bécane m’attend dans le garage… alors, allons-y ! J’ai fait quelques balades à Montréal, autour de la maison, tôt le matin. C’est l’fun parce que ça me permet de visiter Montréal que je ne connais pas beaucoup.
Depuis que je suis arrivé en Gaspésie, j’ai roulé un peu plus de 180 kilomètres à un rythme qui me fait travailler le cardio. J’aime ça ! J’ai acheté un petit odomètre et je me fixe des objectifs. Je suis allé à New Carlisle, je suis allé à Caplan et je monte les côtes quand elles se présentent.
Je n’ai pas amené de balance ici, je sais que j’ai quitté Montréal à environ 305 livres et je sens que les choses continues dans la bonne voie. Ce n’est pas trop difficile, je dirais même que c’est agréable, je me sens mieux, je me sens vraiment bien.
Dans les prochains jours, je veux augmenter mes distances pour faire une cinquantaine de kilomètres, avec un de mes oncles, on veut se rendre à Port-Daniel. J’ai hâte.
Je ne vais pas vous parler de ça trop souvent, mais j’ai l’intention d’utiliser mon blogue pour me motiver. Vous êtes mes témoins, vos encouragements sont les bienvenus… je veux changer ma vie et bien sûr que mon blogue le reflétera.
Je ne sais pas si c’est parce qu’on était dans une foire agricole et qu’on avait dit à Agathe qu’elle verrait peut-être des petits cochons, mais quand la maquilleuse lui a demandé ce qu’elle voulait comme maquillage… elle a répondu : un bébé cochon ! Un peu étonnée, la maquilleuse s’est assuré que sa «cliente» était certaine de son choix et hop, allons-y pour un bébé cochon.
En fin de soirée, notre belle Agathe très fatiguée et beaucoup moins raisonnable que d’habitude a piqué une petite crise quand Sophie a voulu lui débarbouiller le visage.
- Non… je veux garder ma face de cochon !
Nous, essayant de garder notre sérieux, tentions de lui expliquer qu’elle ne pouvait pas dormir comme ça, que son maquillage était à moitié effacé et qu’elle pourrait en avoir un autre le lendemain.
- Non… je veux avoir une face de cochon toujours, je veux garder ma face de cochon toute la vie !
- Mais Agathe, cesse de pleurer parce que tes larmes effacent encore plus ton maquillage.
Et en plus, on ne pouvait même pas rire parce que la demoiselle se fâchait.
- Ce n’est pas drôle, moi j’aime ça avoir une face de cochon !
Il fait chaud en Gaspésie. Je suppose qu’il fait chaud ailleurs au Québec aussi, mais ça m'indiffère un petit peu… on est ici depuis 14 jours et il a plu durant quelques heures seulement. Ces vacances frôlent la perfection jusqu’à maintenant et c’est absolument fou de penser qu’il reste encore trois semaines complètes avant de retourner au boulot.
Dans les derniers jours, on a pris la voiture pour aller un peu vers l’ouest. On a fait quelques boutiques à Carleton et on a escaladé (en voiture) le Mont Saint-Joseph par un beau 32 degrés. La vue en haut de la montagne est vraiment splendide, on voit très bien la forme de la Baie des Chaleurs. On y voit aussi très bien le nouveau parc d’éoliennes de Carleton. Je me suis amusé à observer le nombre de voitures qui rebroussent chemin quand ils constatent qu’il faut payer pour accéder au stationnement en haut de la montagne. Je crois que cette tarification est assez récente et c’est mal indiqué en bas. Plusieurs choisissent de redescendre, sans avoir profité du paysage… ce qui est assez malheureux.
Parlant d’éolienne (on les voit sur la photo ci-haut), je n’ai pas fait de recherches et peut-être que je dis n'importe quoi, mais ça m’intrigue de connaître le vrai impact de toutes ces éoliennes dans le paysage. Je me demande aussi si le fait de les placer si près des villes touristiques n’est pas une façon de se donner bonne conscience et de présenter notre côté «vert» aux touristes qui passent. Placer des éoliennes en plein bois, loin de la civilisation, ça serait tout aussi efficace (et peut-être moins cher) mais bien moins bon pour se prétendre une «société verte».
L’occasion était belle pour aller visiter mes oncles et tantes qui habitent à Miguasha. On a soupé avec eux et leur minipiscine, semblable à la mienne, installée sur leur balcon fut un vrai délice. Les fruits de mer étaient délicieux et les oiseaux qui habitent dans les hautes herbes devant chez eux nous ont offert un magnifique balai que j’ai partiellement réussi à photographier. Ce fut une belle soirée.
La soirée s’est d’ailleurs étiré un peu à la micro-brasserie le Naufrageur de Carleton où Klopelgag, une jeune chanteuse prometteuse, donnait un spectacle. On y a rencontré le célèbre blogueur Pat Dion avec sa douce et des amis qui sont en vacances par ici. C’était un «hasard planifié» et ce fut agréable de les croiser.
Le volet «culturel» de nos vacances s’est poursuivi hier soir avec le spectacle de la fanfare Pourpour à Cîme Aventure. Je n’avais pas apporté mon appareil photo et je l’ai regretté parce qu’Agathe (qui avait fait une sieste de 4h dans l’après-midi) était déchaînée et elle a mis le feu au plancher de danse une bonne partie de la soirée. Sophie et moi étions complètement gagas devant cette petite souris qui observait les autres danseurs pour imiter leurs pas. C’était vraiment beau de la voir !
J’écrivais dans un autre billet que, trop souvent, les touristes font le tour de la Gaspésie trop vite et avec la tête tournée d’un seul côté… celui de la mer. C’est vrai que la mer est belle et qu’elle attire le regard. Bien sûr, il ne faut pas se priver de la contempler, mais de l’autre côté, il y a plein de belles choses à voir comme les rivières. Ici coule la magnifique rivière Bonaventure qui est d’une limpidité époustouflante, on peut très facilement voir le fond, même dans les secteurs les plus profonds.
Il y a quelques jours, nous sommes allés faire saucette au Malin, un magnifique rapide bordé par une plage de galets où on a installé quelques bancs et tables et où plusieurs viennent se baigner. On y voit défiler de nombreuses embarcations qui descendent doucement cette si belle rivière. Faire un peu de canot est d'ailleurs une activité qu’on projette pour les prochains jours.
Hier, toute la famille est allée reconduire Michel chez son frère à Gaspé en passant par le célèbre rocher percé. Le rocher est magnifique, mais je suis un peu choqué à chaque fois que j’y vais durant la saison touristique… y’a trop de monde, trop de boutiques attrape-touristes, trop d’autobus, trop de vendeurs de «croisières», trop de fish’n chip surgelés à 16,95$. C’est certain que le rocher est «le clou du spectacle» et que plusieurs parcourent des milliers de kilomètres pour le voir, mais je ne peux m’empêcher de penser à ce que devait être ce village avant qu’il soit une «destination» et d’essayer de me plonger dans toute la poésie de ce paysage.
Normalement, on devrait y retourner vers la fin de nos vacances et je sais que l’endroit est déjà nettement plus charmant quand la masse de touristes est coupée de moitié. Au moins, l’occasion fut belle de faire une belle photo de notre petite famille étendue.
Aujourd’hui, Agathe et moi avons fait notre deuxième visite au Bioparc. C’est un minizoo bien sympathique avec des animaux de la Gaspésie. On peut y voir des cougars et des lynx qui sont des animaux plutôt rares et magnifiques à observer. Il faisait vraiment beau cet après-midi et on a pris notre temps, on a fait le tour de site deux ou trois fois, Agathe essayait de converser avec les animaux et moi, je jouais du kodak. Ce fut une très belle journée.
Déjà 10 jours qu’on est ici et on se sent privilégiés, on a la mer juste devant nous et le soleil qui brille tous les jours. Les couchés de soleil, les étoiles filantes, les nuits fraîches pour dormir et des fruits de mer dans nos assiettes le plus souvent possible… vraiment, on aime la Gaspésie, on aime Bonaventure.
J’ai acheté récemment l’espèce de bidule pour faire du Time Laps avec mon appareil photo. C’est une imitation de l’accessoire Canon que j’ai trouvé à bon prix chez DealExtreme. Je me suis pas mal amusé avec ça dans les derniers jours. Voici un de ces essais.
À une époque, mon copain Yves et moi avions installé notre atelier de bricolage dans la grange derrière la maison de ses parents. On y passait de longs moments à fabriquer des meubles et c’est là qu’a été fabriquée (entre autres) l’immense bibliothèque qui trône dans mon salon. À l’époque, j’étais célibataire et j’avais beaucoup de temps libre… et je le passais bien souvent à l’atelier.
Évariste, le père de Yves, venait souvent faire son petit tour. Il s’appuyait sur un coin de l’établi et on piquait une jasette. C’était un monsieur déjà assez âgé à l’époque et j’appréciais bien ses petites visites. Parfois même, j’étirais le cou et regardais en direction de la maison en espérant qu’il passerait. C’était un passionné qui aimait discuter et je me souviens de quelques fois où il est arrivé avec deux Stella Artois bien fraîches qu’on sirotait ensemble.
Je n’ai pas eu l’occasion de le connaître beaucoup, mais le bout que je connaissais de lui, je l’aimais bien.
Évariste, était malade depuis quelque temps et il est décédé vendredi soir emporté par le cancer.
J’aurai aimé aller à ses funérailles, le saluer une dernière fois et offrir mes sympathies à sa famille. J’aurais aimé faire de gros câlins à trois belles filles que j’aime beaucoup et qui viennent de perdre leur grand-père. J’aurais aimé… mais je suis loin, vraiment loin.
Alors, j’ai eu envie d’écrire ce petit bout de texte pour me souvenir d’Évariste… et pour dire à ceux qui l’aimaient que je pense à eux. Je m’achèterai une petite Stella Artois à sa mémoire.
Le capitaine et certains de nos compagnons sur l’Omirlou, un bateau de pêche qui nous a emmenés à la pêche au maquereau au large de Bonaventure. On a pêché notre souper par une magnifique soirée calme et sans vent. Juste d’observer le coucher de soleil à partir du bateau valait le prix du billet.
La preuve qu’on a attrapé quelques poissons. Le maquereau est un poisson de banc et quand ça mord sur une ligne, souvent ça mord sur plusieurs en même temps. Sophie et moi avons sorti deux maquereaux au même moment.
Belle pêcheuse, non ?
Et… pour poursuivre ma toute nouvelle tradition d’un coucher de soleil à chaque billet. Celui-ci a été pris sur l’Omirlou.
Les amies Caro et Mao qui étaient de passage, nous ont fait une spectaculaire démonstration de gumboots, directement sur notre site de camping. Elles font toutes deux partie d’une troupe à Montréal et leur prestation a bien impressionné Agathe qui voulait essayer.
Elle a donc eu un petit cours privé avec ses «bottes de grenouille» et prof Caro.
Quand on a décidé de venir en Gaspésie cet été, j’ai dû laisser tomber nos billets pour le spectacle de Papa Groove au lac Castor, le 22 août prochain. J’étais un peu déçu parce que les commentaires autour de ce groupe sont positifs et j’étais curieux de les voir en spectacle. Agréable surprise donc de constater qu’ils donnaient un spectacle hier soir, à Cîme Aventures, ici à Bonaventure. Toute la famille à swigner sur les rythmes et… oui, ils donnent un très bon show ! Je ne sais pas s’il reste des billets, mais ils seront au lac Castor… je dis ça de même.
Juste ici, devant notre site de camping, y a notre voisin qui s’en donne à coeur joie dans le vent qui souffle depuis deux jours.
Justement pour fuir un petit peu le vent, nous sommes allés au chalet de mon oncle, en forêt, nous baigner ce midi dans l’eau glaciale de la rivière Hall. Cette rivière est magique, limpide et incroyablement froide (je sais que l'ami Simon sera jaloux en lisant ça). Sauf que j’aime beaucoup cet endroit et, pour l’ours polaire que je suis, un voyage en Gaspésie ne serait pas complet sans y plonger !
Début de vacances très relaxe. Il fait beau et chaud, on profite de la plage, on mange du poisson, on boit du rosé et on passe nos soirées à jaser autour du feu. Agathe est en super forme, elle adore la plage. L’eau est assez chaude pour se baigner, je dirais même qu’elle est étonnamment chaude. Hier j’ai attrapé mon premier coup de soleil de l’été. J’ai terminé un premier roman et j’arrive à la moitié d’un deuxième… on est vraiment en mode : on recharge les batteries.
On a fêté l’anniversaire de ma Sophie hier avec des pétoncles au Ricard et de belles crevettes sur le charbon de bois. Y a même des amis de Montréal, en vacances comme nous, qui sont venu souper. La soirée était délicieuse avec (encore) un couché de soleil à couper le souffle. Est-ce que je vais avoir une photo de couché de soleil à chacun de mes billets ? Bien possible !
Je croise souvent des gens qui me disent «on est jamais allé en Gaspésie»… si c’est votre cas, il faut remédier à la situation. Et je vous donne un seul conseil : prendre votre temps, faire le tour de la Gaspésie en une semaine, c’est presque gaspiller ses vacances. C’est une région immense avec mille et une choses à voir et à faire. Et il ne faut pas garder toujours la tête tournée vers la mer… il faut aussi regarder les rivières et la forêt qui offrent beaucoup.
Ici, y a un rythme qui fait du bien, un beat plus lent qui prend quelques jours à s’installer. La Gaspésie s’empare de nous et on se laisse bercer par le vent et le bruit des vagues. On marche sur la plage avec l’esprit ailleurs, on se met à rêver, on se sent loin et c’est là que les vacances font leur oeuvre.
Je suis attablé sous l’auvent de Gigi. Il fait chaud. Juste à côté de moi, il y a la plage de Bonaventure et j’entends le bruit des quelques dizaines de baigneurs qui s’amusent dans l’eau. Agathe fait sa sieste d’après-midi et je profite de l’occasion pour jeter un coup d’oeil à mes photos des derniers jours. J’apprécie bien mon nouveau MacBook Pro tout neuf… parce que la pile dure vraiment longtemps. Par contre, le réseau Wi-Fi du camping est en panne et je dois me rendre dans le bâtiment d’accueil pour me connecter. J’ai hâte que ce soit réparé.
Nous avons quitté Montréal vendredi matin avec un camion remplis à ras bord. De la bouffe, le cerf-volant, l’équipement de photo, la moitié de nos gardes robes, plusieurs bouteilles de vin et tout le «bois de camping» que j’ai pu caser dans les coffres. Michel, le père de Sophie, nous a suivi jusqu’ici avec la bagnole qui nous sera bien utile pour se déplacer… parce que c’est grand la Gaspésie.
À l’origine, on pensait louer un chalet par ici pour y passer un bout d’été. On a cherché un peu avant de décider de plutôt louer un site au camping et d’apporter notre propre chalet. C’est moins cher et plus «social» pour une petite fille qui aime se faire des amis. On a réservé très tôt dans la saison et notre site est absolument magnifique, tranquille et directement au bord de la mer.
Avant de nous installer à Bonaventure pour quatre belles semaines, nous avons fait un premier arrêt à Grosse-Île, un endroit que je voulais visiter depuis longtemps. Nous avons eu une très belle journée sur l’île et j’ai trouvé la visite bien intéressante, quoique j’aurais aimé un peu plus d’action et plus de bâtiments en état. L’histoire de l’île est bien intéressante, mais on sent que Parc Canada n’a pas investi tout l’argent qu’il faudrait pour rendre le site vraiment vivant.
Samedi soir, nous étions dans un camping de Trois-Pistoles, autour du feu à jaser quand des cris nous ont intrigués. Ça ressemblait à la clameur d’une foule qui regarde un match sportif. Michel et moi avons sauté sur nos vélos pour nous approcher du bruit et, à ma grande surprise, on s’est retrouvé au bord d’un terrain de pelote basque ! Il y avait un match très relevé entre une équipe locale et deux Français (typiquement basques) franchement impressionnants. Je n’avais jamais vu un match de pelote basque, mais je vous assure que c’est très spectaculaire. Deux équipes de deux joueurs s’affrontent dans ce qui peut ressembler à un match de squash, mais dehors et avec un mur et un terrain immense. Ils frappent vraiment fort sur la balle avec une raquette de bois, à cheval entre une raquette de tennis et une de ping-pong. Malheureusement, je n’avais pas apporté mon appareil photo et je n’ai pas pu immortaliser cette étrange soirée.
Je me sens bien chanceux de pouvoir m’offrir cinq semaines de vacances et je compte bien savourer chacune des journées. Je suis ici en Gaspésie, mais avec le téléphone d’un côté et mon ordinateur de l’autre. Je devrai travailler peut-être une heure ou deux chaque jour, c’est un peu dommage, mais c’est payer bien peu pour pouvoir profiter d’aussi belles vacances… et d’en faire profiter ma famille.
Comme avec les autres voyages, j’essayerai d’être assidu avec mon blogue pour conserver les souvenirs de cet été 2009.
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