Archive | mai, 2009

Golf dans le golfe ?

En marchant sur la grève de La Malbaie vendredi, j'ai remarqué une balle de golf parmi les galets. Je l'ai ramassée et mise dans ma poche. Un peu plus loin… deux autres balles, «click» une photo. Encore plus loin, une autre… et deux de plus. Je vous épargne le décompte en détail, mais en cinq minutes, j'en ai trouvé 22, sans compter celles que je ne pouvais prendre sans me mouiller les pieds.

Balles_de_golf

Il n'y a pas de terrain de golf à proximité… comment se sont-elles retrouvées là ? Un imbécile qui a frappé un panier de balle dans le fleuve sans se soucier des conséquences ? Moi, je pense que c'est ça.

Un ami m'a fait part d'une autre hypothèse : Semble t-il que l'hiver, on joue au «golf sur la banquise» à Rimouski. Serait-il possible qu'un bloc de glace ait pu transporter vingt-quelques balles de golf jusqu'à La Malbaie… où il les auraient «pondues» en fondant ?

22balles_de_golf

Voler au dessus du rocher

Ce soir, je suis dans un petit motel de La Malbaie, il fait moche, il fait froid… c'est dommage parce que c'est tellement beau Charlevoix. J'ai apporté mon kodak, mais il n'a pas quitté son sac. Tout à coup, dans ma boîte aux lettres, j'ai reçu des photos et un message de l'ami Carl (qui est pilote pour Jazz). Il m'écrit :


Salut Max

J'ai pensé à toi ce matin quand j'ai pris quelques photos…

Ça va te donner hâte à tes vacances…

Bye!

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Carl03

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Oh que oui, ça donne le goût des vacances ! Ça donne aussi le goût de réaliser un vieux rêve et de me payer une heure ou deux de vol avec un pilote pour faire de la photo aérienne. Pourquoi pas cet été, en Gaspésie ? C'est certain que les photos de l'ami Carl donnent le goût…

Merci Carl !

À coup de 5 cents…

Sac Cette semaine, j’ai entendu Jean-François Mercier à l’émission de France Beaudoin qui trouvait que les épiceries font de l’écologie de bout de chandelle (et de maudites bonnes affaires) en nous vendant les sacs 5 cents. Justement, ce soir, en revenant du cinéma, la charmante Sophie et moi-même sommes arrêtés chez Metro pour acheter quelques cossins. En rentrant, il y avait une jolie petite affiche verte qui annonçait fièrement que les sacs seraient vendus 5 cents à partir du 1er juin «dans le but de protéger l’environnement».

C’est avec ça dans la tête que j’ai marché dans les allées et force est de constater qu’il est un peu ridicule de facturer pour les sacs quand y a des rouleaux de sacs en plastique partout dans le département des fruits et légumes, quand chaque morceau de viande est dans une barquette en mousse et remballée dans du plastique. Quand de très nombreux produits sont suremballés et quand on constate le règne de la «portion individuelle».

Est-ce que les épiceries font vraiment des efforts pour réduire l’emballage et l’utilisation des plastiques ? Est-ce qu’ils ont réduit le nombre hallucinant de circulaires ? Alors, pourquoi nous fait-on sentir comme de gros pollueurs quand on doit prendre un sac (même en papier) ? Pourquoi ne pas simplement enlever 5 sous quand on a nos sacs ? Pourquoi ne pas utiliser d’autres incitatifs comme donner le double d’Air Miles, un coupon-rabais ou autres récompenses du genre ? Pourquoi faut-il qu’on les paye les maudits sacs qui ont toujours été gratuits ?

J’ai cherché deux minutes sur le web et il semblerait que les Québécois utilisent 2 milliards de sacs par année. C’est vrai que c’est énorme et qu’il faut arrêter cette folie, reste que si les 2 milliards de sacs sont vendus 5 sous/pièce, il suffit de multiplier… ça fait 100 millions de dollars de moins dans nos poches et de plus dans celles de commerçants. Même en divisant par deux… même en divisant par 10, c’est quand même beaucoup d’argent.

Je veux bien qu’on me dise que c’est pour protéger l’environnement… je veux bien qu’on me dise que c’est 5 malheureux sous… mais, bizarrement, c’est toujours aux mêmes qu’on refile la facture.

Bonne chanson… bonne cause

Une lectrice m'a envoyé un lien pour cette vidéo. La chanson est bonne et j'avoue que c'est ça qui m'a gardé devant mon écran, pendant que je cherchais le lien… il faut regarder jusqu'à la fin pour comprendre.

Merci Chantal !

Jouer au photographe

Il arrive qu'on me demande de faire des photos de mariage, mais je refuse systématiquement parce que je pense qu'il faut avoir de l'expérience pour bien réussir les photos d'un tel moment. Je n'ai pas envie de rater des photos aussi importantes… surtout si c'est pour un ami ! Les photos d'un mariage, ce n'est pas rien… il faut faire du portrait et du reportage (et parfois du sport) dans un contexte particulier où on ne contrôle pas grand-chose. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ceux qui le font bien et je recommande toujours de se payer un vrai photographe… si le budget le permet.

En plus, je dois avouer que l'idée de passer un beau samedi d'été avec un paquet de «mononcles» que je ne connais pas dans une salle communautaire… ça ne me passionne pas plus qu'il ne faut.

Faire des portraits… c'est plus dans mes cordes et c'est avec plaisir que j'ai accepté l'invitation de mon cousin Éric pour une journée jasage & apéro & photos & souper avec sa famille.

Un ami m'a gentiment prêté son kit de flashs de studio et j'étais équipé comme un pro pour aller m'amuser avec eux. On a donc installé les flashs dans leur salon et toute la famille est passée devant l'objectif. Je pense que le résultat est assez intéressant. La photo, ci-bas, est le premier résultat concret : une photo plus «professionnelle» dont le cousin avait besoin pour son boulot.
Eric

Récemment, c'est le tout-à-fait-célèbre-blogueur Patrick Dion qui m'a demandé un portrait. Il a le bonheur de voir son premier roman édité et avait besoin d'une photo pour la quatrième couverture. Il cherchait quelque chose avec l'ambiance de son bar préféré qui est aussi un «personnage» de son roman. On a fait les photos cette semaine, avec la belle lumière ambiante d'une journée ensoleillée. J'aime bien celle qu'il a choisie.

PatDion

Questions techniques, les deux photos ont été réalisées avec le 5D (bien sûr). La première avec la 70-200mm à 84mm, F/10, 1/125e et ISO 50. On avait un flash devant, avec parapluie et un autre derrière, avec un softbox. La deuxième est plus simple, la 24-70 F2.8L à 70mm, F/2.8 et 1/30e à ISO 400. Voilà !

En passant, si le concept d'une journée jasage & apéro & photos & souper vous semble intéressante… lancez l'invitation, on ne sait jamais.

Twitter, est-ce que ça veut dire «parler tout seul» ?

Twitter_logo_header Ça fait quelques mois que je suis inscrit à Twitter et que j’essaie bien fort d’y trouver un quelconque intérêt. Au début, je me suis dit que j’allais prendre mon temps pour apprivoiser la bête, j’avais eu la même réticence avec Facebook au début, mais avec le temps, j’ai fini par y trouver quelque chose. Ça me permet de savoir ce que font mes amis, où ils en sont et parfois de faire contact avec des gens qui sont en périphérie de mon cercle d’amis. Parfois même, on y trouve un lien intéressant ou une nouvelle qui nous a échappé ailleurs. Avec Facebook, on peut «régler» le flot de nouvelles qu’on reçoit et choisir à qui on s’adresse avec nos «statuts».

Mais Twitter, franchement je ne comprends pas. J’ai plusieurs «followers» et je «follow» moi-même un paquet de monde. J’ai pourtant l’impression que plusieurs parlent tout seuls, que tout le monde veut être lu, dire où il est, ce qu’il fait, son opinion. Et ce sont souvent les mêmes qui «twite» beaucoup. Des compagnies nous signalent leurs nouvelles, les médias aussi. Mais ça mène où tout ça ? Le problème, c’est que ce n’est pas souvent intéressant, que bien des questions restent sans réponse et bien des conversations tournent court.

L’image qui me vient en tête, c’est une immense salle remplie de gens qui parlent sans que personne n’écoute. Tout le monde veut être un «média» et diffuser de l’information… mais je n’arrive pas à trouver ça intéressant.

De mon côté, j’ai déjà ce blogue qui demande beaucoup de temps et qui me tient à coeur. J’ai déjà l’impression de parler tout seul… mais au moins, mes écrits restent et je peux retourner me relire, retourner voir mes photos et garder tout cela en souvenir. Je ne comprends pas ce que Twitter peut m’apporter… à part me faire perdre mon temps.

Si je suis dans le champ, si vous voulez me faire part de votre vision sur le «phénomène» Twitter… je suis bien prêt à écouter. Je n’ai pas (encore) fermé mon compte.

Où est mon François ?

Marie-Pierre Arthur: Pourquoi from Bonsound on Vimeo.

J’aime beaucoup l’album de Marie-Pierre Arthur, je l’écoute très souvent. J’aime sa voix, j’aime ses chansons et j’aime surtout la musique où on savoure le génie de grands musiciens. Il suffit de retourner la pochette de l’album pour comprendre… elle s’est entourée de Louis-Jean Cormier et François Lafontaine (Karkwa), Robbie Kuster (Patrick Watson) et Olivier Langevin (Galaxie 500 et Fred Fortin). J’avais vraiment hâte d’aller la voir en spectacle.

C’était ce soir.

Elle est arrivée sur scène toute souriante et peut-être un peu intimidée. Elle nous a dit qu’elle était contente de voir autant de monde dans la salle. En effet, le Cabaret la Tulippe était rempli. Moi, j’ai eu ma première déception… François Lafontaine (de Karkwa) que j’avais aperçu dans la salle n’est pas derrière les pianos. Les musiciens étaient, en fait, les mêmes que ceux du band un peu quelconque qui avait joué en première partie. Après quelques chansons, je suis déçu. La magie n’opère pas. Le guitariste passe sont temps à taponner son ampli, le claviériste n’a pas du tout la touche magique de François et ça ne sonne pas à mon goût. Marie-Pierre joue bien, elle chante bien, on sent qu’elle a du plaisir à être sur scène et à voir toute cette salle qui est là pour elle… mais, malheureusement, le courant ne passe pas. En tout cas, à mon avis.

«Aller François, monte sur scène et va brasser la cabane un petit peu !»

Je vous recommande quand même chaleureusement son album et je serais très curieux de la revoir sur scène dans quelques mois, quand elle aura roulé sa bosse un peu plus. J’envie les chanceux qui la verront avec Karkwa sur la scène des Francofolies cet été (il reste des billets). Moi, je vais rater ça, car je serai en Gaspésie.

La saison est inaugurée

Gigi_a_Oka

C’était notre traditionnel weekend d’ouverture de la saison de camping. Comme le veut la tradition, il a fait froid… et il a plu. Une fois encore, le rendez-vous était au parc d’Oka avec les amis.

Agathe_oka

Parlant d’Oka, je pense que c’était la dernière fois. C’est un beau parc qui présente l’avantage d’être tout près de la maison. 35$ la nuit (plus taxes) en plus des frais d’accès au parc, passent encore, c’est les miniatures sacs de bois «de feu de camp » à 7$ l’unité qui tombent royalement sur les nerfs. Quand il fait froid comme en fin de semaine, la facture monte assez vite. On a bien dû brûler 100$ de bois sur les 3 soirs. Et c’est quoi l’idée de mettre ce bois dans des sacs de plastique ? Rien ne garde mieux l’humidité et à une époque où on ne peut plus en avoir à la SAQ, je ne comprends pas pourquoi la Sepaq nous force à en acheter !

Bbq_oka

Gigi est en pleine forme ! Malgré ses 21 ans d’âge, son moteur tourne comme une jeunesse et ses accessoires sont tous fonctionnels. On a bien dormi, on a bien mangé, y avait des glaçons dans le congélo, et surtout, on était au sec… et au chaud.

Pluie_oka

Question chaleur, je suis très heureux de mon récent achat : un radiateur à l’huile de chez Cacanne Tire ! C’est parfaitement silencieux… et ça chauffe vraiment bien. Ce modèle a même un thermostat électronique qu’on peut programmer. En fin de semaine, malgré les rares degrés, on a pas eu besoin d’allumer le chauffage au propane.

Homard_camping

Autre tradition du weekend d’inauguration : les homards. Des homards, c’est vraiment un repas idéal pour le camping. Un petit poêle au gaz, une grande marmite et c’est réglé… on mange dehors, on en met partout et tout est parfait. Tellement qu’on en a mangé deux fois !

Cousins_oka

Ça fait plaisir de voir des enfants heureux qui aiment se retrouver, qui aiment «dormir dans le camion» et faire du camping… c’est vrai. Mais, en fin de semaine, ça m’a fait spécialement plaisir de voir mes amis Nathalie et Éric avec leur petit Philippe de cinq mois. Eux qui aiment tellement les enfants et qui étaient, depuis plusieurs années, les «mononc et matante» préférés de plusieurs ont maintenant leur petit sourire bien à eux. Le grand hasard a fait en sorte que ce petit Philippe soit tombé sur de vrais bons parents. Bravo à cette nouvelle famille.

Phil_et_nat

Saint-Nicolas

Paul_eglise

De passage à St-Nicolas en fin de semaine, nous sommes allés saluer mon père qui repose derrière l'église depuis près de 14 ans. C'est là que j'ai pris cette photo qui ressemble vraiment au dessin de Rabagliati dans Paul à Québec. Je ne relèverai pas ici le véritable nom du beau-père du bédéiste, mais j'ai constaté qu'il est vraiment enterré à quelques enjambées de mon paternel.

Eglise_st-nicolas

En passant, la prochaine fois que vous faites le trajet Montréal-Québec (ou l'inverse) et que vous avez quelques minutes pour flâner, essayez la 132 entre le pont de Trois-Rivière et le pont de Québec. Les paysages valent le coup d'oeil et vous verrez de magnifiques maisons d'époque. En prime, vous passerez par Saint-Nicolas qui est un très beau village rempli d'histoire. Allez saluer M. Saindon, propriétaire de l'épicerie Saindon (en face de l'église) qui est un véritable magasin général. Allez aussi marcher derrière l'église et jeter un coup d'oeil au majestueux fleuve qui coule d'un bout à l'autre de notre province.

Fleuve_st-nicloas

Ile d’Orléans

Salut «blogue à l’abandon». Ici, c’est «Kodak à l’abandon» et j’ai trouvé la façon de t’envoyer deux photos… en attendant que Max ait un peu de temps pour s’occuper de nous. Pour te les envoyer, j’ai dû demander l’aide de «ordinateur en surchauffe». Il est sympa l’ordi, mais ce n’est pas facile d’obtenir un rendez-vous… tu devrais le voir, le pauvre tire de la langue.

Grosse_vache

Tu sais blogue, aujourd’hui Max est allé faire une balade à l’île d’Orléans et il m’a sorti de mon sac pour me faire claquer le déclencheur. Laisse-moi te dire que ça fait du bien de prendre un peu d’air. J’ai l’impression que notre ami Max aurait bien besoin d’un bol d’air frais lui aussi… il travaille trop depuis quelque temps et son teint verdâtre me fait frissonner du capteur. La bonne nouvelle c’est que je l’ai entendu parler avec Sophie et j’ai compris que leur réservation de camping est faite pour cet été et qu’ils passeront un long moment au bord de la mer, en Gaspésie. Tu sais blogue, ça devrait être un bon été pour nous deux parce qu’il a plus de temps à nous consacrer quand il est en vacances.

Chutes_Montmorency

En passant, blogue, on m’a dit que tu allais bientôt fêter tes cinq ans ? Ça n’est pas rien, j’espère que Max trouvera un petit quelque chose de spécial pour fêter ça !

Signes que l’été arrive

Tulipes

Y a plein de belles tulipes au Jardin Botanique.

Brochettes

Mon BBQ fonctionne à plein régime.

Demain matin, on réserve notre site de camping pour le mois d'août en Gaspésie. Vendredi, on va à Québec chercher Gigi. Dans deux semaines on sera à Oka. Y a pas à dire : l'été s'en vient !

La tague des livres

C'est Josianne qui m'a refilé la tague. Ça fait plus d'un mois… mais ce n'est pas grave, voici mes 21 réponses. Si l'envie vous prend de jouer le jeu, allez-y !

1. Plutôt corne ou marque-page ?
Marque-page. Et j’aime bien utiliser une vieille facture de restaurant, une carte d’affaires ou une photo que je vais éventuellement abandonner dans le livre après sa lecture. Ça donne parfois un petit clin d’oeil souvenir quand je reprends le livre quelques années plus tard.

2. Un livre en cadeau ?
Oui. J’adore recevoir ou donner des livres. Quand mon anniversaire ou Noël approche, je m’organise toujours pour laisser traîner une liste de livres que j’aimerais recevoir.

3. Lis-tu dans ton bain ?
Oui, c’est un bon endroit pour lire… mais pas chez moi, le bain est trop petit pour ma longue et large carcasse. La maison de ma mère est équipée d’une baignoire à mon goût et j’aime beaucoup me taper quelques chapitres «immergés» quand je suis chez elle. Bien sûr, il faut savoir manier le robinet avec son pied pour ajouter de l’eau chaude au besoin.

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre?
J’aimerais bien. C’est un projet pour «quand je serai vieux» ou «quand j’aurai le temps».

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
J’aime. Par contre, il ne faut pas trop étirer la sauce. J’aime les séries qui nous ramènent des personnages qu’on connaît déjà… on peut plonger dans l’histoire plus vite.

6. As-tu un livre culte ?
Papillon de Henri Charrière qui j’ai lu pour la première fois vers 11 ans et qui certainement contribué à ma passion des livres. J’ai relu ce livre trois ou quatre fois au fil des années avec un regard différent associé à l’âge que j’avais. J’ai toujours aimé les bons «raconteurs d’histoire» et Charrière est définitivement dans cette catégorie.

7. Aimes-tu relire ?
Pas très. Il y a tellement de livres que je n’ai pas encore lus et que j’aimerais lire.

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?
Ça m’est égal. En fait, ça dépend beaucoup de la qualité de la rencontre. Rencontrer un auteur dans un contexte détendu, autour d’une table ou dans une soirée et avoir le temps de jaser… oui, ça doit être fabuleux. Serrer la main et dire bonjour à un auteur dans un salon du livre… bof.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
Oui, souvent j’ai envie de partager un bon livre, mais je ne veux surtout rien raconter de l’histoire ou trop mettre d’emphase sur mon appréciation pour ne pas affecter le plaisir de lecture de l’ami à qui j’en parle.

10. Comment choisis-tu tes livres ?
Suggestions d’amis, suggestions de chroniqueurs, des auteurs que j’aime ou simplement par le texte de la quatrième de couverture. Très souvent, je lis une page ou deux au hasard dans le centre de livre pour me faire une idée.

11. Une lecture inavouable ?
La série entière du «Manchot» de Pierre Saurel que j’ai lu et relu durant mon secondaire… sans doute pour le petit côté «sexe». J’ai même «volé accidentellement» le no 39 – La maîtresse du caïd que je conserve précieusement dans ma bibliothèque personnelle.

12. Des endroits préférés pour lire ?
Au lit, presque tous les soirs. Dans un hamac entre deux arbres. Sur le fauteuil près de la fenêtre, avec un café très tôt le matin. Dans un avion.

13. Un livre idéal pour toi serait ?
Un nouveau roman de Marcel Pagnol. Je suis complètement amoureux des histoires de Pagnol. Ses histoires sont simples, les images sont belles, les personnages sont vrais… et surtout, c’est formidablement bien raconté.

14. Lire par-dessus l’épaule ?
Pas vraiment.

15. Télé, jeux vidéos ou livre ?
Télé et livre. Pas jeux vidéos… ça me donne l’impression de gaspiller ma vie. Et puis, me faire tirer dessus par des martiens… ça m’affecte.

16. Lire et manger ?
Ah oui. Lire le dos de la boîte de céréales en déjeunant ou lire le journal au resto. Ça évite de devoir fixer le mur comme un imbécile quand on mange seul.

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
Si y a de la musique, il ne faut pas que les paroles soient en français. Avec l’anglais ou une autre langue, ça risque moins de me déconcentrer.

18. Lire un livre électronique ?
Pourquoi pas ? Mais certainement pas sur un mini-écran comme un iPhone ou avec mon portable sur les genoux. Le livre électronique parfait n’a pas encore été inventé (quoique je n’ai jamais vu un Kindle en personne). Semblerait que mon gourou travaille là-dessus présentement… on verra.

19. Le livre vous tombe des mains : aller jusqu’au bout ou pas ?
Je laisse rarement tomber, mais ça peut arriver. Il faut que ça soit plate en maudit.

20. Qu’arrive-t-il à la page 100 ?
La suite de la page 99 ! Sérieusement, c’est n’importe quoi comme question.

21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi ?
L’inspecteur Specteur de Ghislain Taschereau. Probablement le pire livre que j’ai eu dans les mains de toute ma vie.

Histoire de bois

J’ai dîné ce midi avec un gars qui fait du courtage en transport maritime. Il m’expliquait qu’ici au Canada, malgré nos forêts à perte de vue, nous importons beaucoup de bois d’Amérique du Sud… parce qu’il est moins cher. Il me disait aussi qu’on exporte de pleins bateaux remplis de bois franc vers des pays comme la Chine. Là-bas, ils prennent ce beau bois canadien, le transforment en quelque chose comme des meubles et nous retournent le produit fini ici (et ailleurs dans le monde) ! Tout cela en faisant, ni plus ni moins que le tour de la planète.

Encore pire, il me disait qu’aux États-Unis, la réglementation permet d’exporter les troncs d’arbre entiers. Ils sont débités en Chine, transformés en petites étagères chambranlantes et vendues quelques mois plus tard à prix «toujours le plus bas» chez le marchand à grande surface qui a transformé le joli boisé derrière chez vous en stationnement. 

L’histoire ne dit pas si les arbres du boisé reviendront un jour, transformés en table à café ou en lit de bébé, être revendus sur le lieu même de leur naissance.

Pendant ce temps-là, on nous rend coupables avec cette planète toute croche et on nous martèle que «chaque petit geste compte». Je veux bien faire ma part et je veux bien surveiller mes petits gestes, mais à un moment donné, il faudra qu’on se rendre compte que tous les gestes sont significatifs et qu’acheter «toujours plus, toujours plus gros et… toujours moins cher» sans se soucier du reste est sans doute bien pire que de ne pas composter son trognon de pomme.