Archive | avril, 2009
(oui, je fais la même photo à chaque année… ça devient une tradition. Voir ici pour 2007 et 2008.)
J’avais le projet de nommer les 52 personnes qui ont pris la peine de sortir leur carte de crédit pour me faire marcher contre la Sclérose en plaques, mais ça ferait une bien trop longue liste. À chacun de vous, que votre don soit de 20, 50 ou 250 dollars, je vous remercie.
L’équipe Photosmax a amassé 3 208$, ce qui est presque le même montant que l’an passé. Nous étions trois marcheurs «officiels»,
Évelyne, Richard et moi auxquels on a ajouté la blogueuse
Grande Dame qui est aussi venue marcher avec nous sans être inscrite dans l’équipe. J’espère que l’équipe Photosmax grandira un peu l’an prochain et qu’on pourra lutter dans le «top 10» des équipes SP. La 10e position est tenue avec des dons de 4 145$, je pense que c’est jouable.
Sinon, la marche comme telle fut très agréable. Décidément, cette balade printanière dans le Jardin botanique est un véritable plaisir où on observe la végétation qui se réveille… et tous ces marcheurs unis pour une même cause.
Je lève spécialement mon chapeau à
Évelyne, qui s’est inscrit, qui a amassé de l’argent et qui est venu marcher avec nous… alors que, non seulement on ne se connaissait pas, mais personne n’est atteint par la maladie dans son entourage. Ce fut très agréable de faire la conversation avec elle tout au long du parcours.
Merci aussi à Richard qui a fait tout un sprint de dernière minute pour dépasser les 560$ de don.
L’équipe Photosmax sera prête pour 2010 ! Y serez-vous ?
Il y a quelques semaines, quand j’ai reçu une invitation pour le lancement de Paul à Québec, je n’ai pas remarqué tout de suite que l’invitation venait de l’adresse personnel de l’artiste. C’est Sophie qui m’a montré ça quand je lui ai retransmis le message.
J’en ai parlé souvent ici, j’ai beaucoup de plaisir à lire et à relire la série des «Paul» de Rabagliati. Le dernier, Paul à Québec m’a particulièrement touché parce qu’une partie de l’histoire se passe dans mon village, à St-Nicolas, en banlieue de Québec. L’histoire se termine par des funérailles dans l’église de St-Nicolas, là même où ont eu lieu les funérailles de mon père. Juste à côté de l’école où j’ai fait mon primaire et presque en face de la maison de mon bon ami Jean-Paul.
Bien sûr, perdre son père est un sujet touchant pour quiconque a vécu un tel deuil. Dans Paul à Québec, le récit se passe dans les mêmes lieux et on pourrait très bien imaginer que le personnage de l’histoire et mon propre père sont enterré côte à côte dans le cimetière de St-Nicolas. C’était bien la première fois que la lecture d’une bande dessiné me tirait des larmes.
Pourtant, Paul à Québec n’est pas un livre triste. On vit les derniers moments du beau-père de Paul et c’est un sujet qui remue toute sorte d’émotions… de la tristesse au rire. Une chose est certaine : on est touché. Michel Rabagliati est un formidable conteur et j’aime beaucoup les gens qui ont ce talent. Je lis, j’ai toujours lu et ce que j’aime dans un livre c’est le plaisir tout simple de me faire raconter une histoire. Plus l’auteur raconte bien, plus je suis heureux. Que ce soit avec du texte, avec des dessins où autour d’un feu de camp.
Jeudi, j’étais donc au bar, tout près de Monsieur Rabagliati et je préparais ma phrase dans ma tête avant de m’avancer pour me présenter. Je voulais lui dire que j’aime beaucoup ses livres et que son dernier m’a beaucoup remué. Je suis un timide dans l’âme, mais je ne voulais pas rater ma chance alors, je m’approche… pour lui serrer la pince. Il me regarde et dit : «Toi c’est… Photosmax !»
Ouch ! Sous le choc, la phrase de présentation m’est sorti de la tête et c’est plutôt lui qui m’a posé toute sortes de questions à propos de nos voyages, de mon logiciel et de la photo. Très sympathique. On a jasé quelques minutes avant de d’autres invités s’approchent, j’étais tout content de l’avoir rencontré et franchement impressionné de la tournure de la conversation.
Je ne sais pas s’il vient vraiment faire son tour sur mon blogue, mais si c’est le cas, il saura à quel point j’admire et apprécie son travail. Il saura aussi que j’espère avoir l’occasion de poursuivre cette conversation un de ces jours !

C’est ce dimanche que l’
équipe Photosmax marchera 10 kilomètres pour aider la recherche sur la Sclérose en plaques. Jusqu’à maintenant, on a amassé 2 073$, ce qui est moins que l’an passé, mais quand même très bien. Si jamais votre fibre généreuse a encore un tout petit peu de latitude pour la vibration, il suffit de cliquer sur le bouton au-dessus de ma photo à droite. C’est facile, rapide et sécuritaire… en plus de vous donner un reçu pour vos impôts.
La météo s’annonce plutôt chaude pour ce dimanche avec un soleil de plomb et une température ressentie de 29 degrés… on va cuire, on va souffrir, on risque mille et un dangers comme l’insolation ou la déshydratation. Il me semble que cette terrible épreuve vaut bien un petit don !
Sérieusement, je suis très content que la météo s’annonce bonne, car probablement que ma soeur et sa famille feront la marche avec nous. Si jamais vous avez envie de marcher avec nous pour cette ballade du dimanche… tout le monde est bienvenu.
Contactez-moi.
Mille mercis à tous ceux qui ont pris la peine de faire un don. Bien sûr, je vous promets des photos de la journée.
Sophie et moi, on avait vu son dernier spectacle, «l'Arracheuse de temps»… quelque part en décembre dernier. En sortant de la salle, on avait les yeux brillants et de beaux grands sourires, avec toutes les images de Ste-Élie dans la tête et les mots de Fred dans les oreilles. Une idée m'était venue en tête : je voulais revoir le spectacle pour le simple plaisir d'une autre belle soirée, mais aussi pour tenter de comprendre un peu plus l'art de Fred Pellerin et observer l'évolution du spectacle dans le temps. Aussitôt de retour à la maison, j'avais acheté des billets pour un spectacle en avril… ce soir, à la Place des Arts.
Fred Pellerin est un conteur exceptionnel, quelqu'un qui possède un spectaculaire talent pour cet art qui me fascine complètement. Ce soir, je voyais le spectacle pour la deuxième fois et je connaissais donc l'histoire… pourtant, j'avais encore l'impression qu'il nous inventait ça, juste pour nous. Il hésite, il se trompe, il fait de longues parenthèses et revient à son récit… et tout s'emboîte. Tout ça est parsemé de jeux de mots, de mots inventés, de temps de verbe démantibulés et de double sens. En plus, il chante, il joue du piano, de la guitare et tape du pied. On rit, on est touché… et moi, je suis vraiment fasciné. Bravo Fred. Merci pour ces belles soirées.
Les billets sont rares… mais si vous en voyez passer un, attrapez-le.
De nos jours, on est bombardé de mille et un conseils à propos de la consommation et de la protection de l’environnement. Même si je trouve qu’on exagère un peu à l’occasion, on ne peut pas être contre la vertu et je m’efforce d’être un bon citoyen qui consomme intelligemment et qui jette intelligemment. Oh, je ne suis pas parfait… mais, pas trop pire.
La chose qui me tient le plus à coeur dans tout ça, c’est de faire de bons achats. Quand j’ai besoin d’acheter quelque chose, je prends le temps de bien m’informer pour acheter un produit de qualité qui ne va pas se retrouver à la poubelle trop vite. Si en plus, je peux avoir quelque chose de fabriqué près de chez moi, ça va compter dans mon choix.
Que ce soit moi ou quelqu’un d’autre qui l’utilisera jusqu’à la fin, je pense qu’un produit devrait avoir une durée de vie raisonnable et qu’une loi devrait obliger les fabricants à faire des choses durables. Il n’y a rien qui me fâche plus que les foutus produits jetables et toute la ribambelle de «cossins cheap» des boutiques du dollar. Pour moi, un grille-pain à 11,99$ ne peut pas avoir les qualités requises pour griller des toasts de façon convenable durant plusieurs années, même chose pour une tondeuse à gazon fabriquée en Chine et vendue 199$.

Aujourd’hui, j’ai acheté un BBQ au gaz naturel. Ça m’a frappé à la quincaillerie de voir à quel point plusieurs modèles sont chambranlants et fabriqués avec une simple feuille de tôle pliée. Parmi ceux-là, plusieurs modèles présentent une allure luxueuse et on voit bien que la grande part du budget du fabricant va sur la taille (et le nombre) des boutons plutôt que sur la qualité des matériaux. Je suis en train d’assembler celui que j’ai acheté et la qualité se voit : l’assemblage est facile, les vis sont de bonne taille, les pièces sont solides, le livret d’instruction est bien fait (et bien traduit) et la boite pèse une demi-tonne.
J’ai magasiné longtemps et j’ai pris le temps de bien m’informer avant de procéder. Oui, j’ai acheté un appareil plus cher… mais je crois qu’il va me donner de nombreuses années de service et que je serai gagnant financièrement à long terme. Même si ce n’était pas le cas, j’aurais quand même évité le gaspillage des ressources nécessaires à la fabrication, au transport et l’emballage d’un deuxième BBQ dans 3 ou 5 ans.
Pour les curieux, nous avons choisi le Genesis de Weber qui est présentement offert à 20% de rabais dans la grande quincaillerie orange. Et tant qu’à en parler, j’aurais aimé encourager un petit commerçant local, mais il est difficile de trouver une «boutique du BBQ» à Montréal… est-ce que les grandes chaînes ont complètement tué le petit commerce dans cette branche ?
Je participerai à la marche de l’espoir pour la recherche sur la Sclérose en plaques le 26 avril prochain. Cette cause me touche parce que ma soeur est atteinte et qu’en s’en prenant à ma petite soeur, elle s’est un peu attaquée à moi.
Justement, elle a eu envie d’écrire un petit mot pour vous encourager à utiliser votre carte de crédit… je n’allais certainement pas empêcher ça. Alors, voilà :
Un gros merci à mon frère, et aussi à tous les lecteurs du blogue qui supporte et encourage la recherche pour la Sclérose en plaques. Je suis Geneviève, la soeur de Max, et j’ai cette maladie. La maladie est spéciale pour une multitude de raisons.
Ça fait maintenant 8 ans que j'en suis atteinte. Je ne peux pas vous comparer vraiment avant et maintenant pour 2 raisons : la première est que c'est totalement différent, plus rien n'est pareil et la deuxième, c'est que ce serait vraiment déprimant de mettre le doigt sur tout ce qu'on a perdu. Il faut vivre avec ce qui nous reste et être le plus positif possible.
Le protocole de recherche auquel je participe, ici à Montréal, depuis 6 ans est vraiment très bien. Grâce à un nouveau médicament que j’expérimente, j'ai été 5 ans sans avoir de crise. Ce nouveau produit devrait être sur les tablettes dans à peu près 1 an, et il est vraiment bien, dans la mesure où c'est une pilule par jour et non des piqûres, HEY !
Non seulement les gens de l'étude sont très gentils, mais il y a aussi les gens de l'association qui sont tout aussi merveilleux. Mes enfants ont eu la chance de participer au camp d'été qui est offert aux enfants de parents atteints par cette maladie. Ils sont invités une semaine avec tout plein d'activités et de discussions pour aider et comprendre la maladie de leurs parents, et tout ça est gratuit grâce aux gens comme vous qui ramassez des sous pour l’Association canadienne de la sclérose en plaques. C'est tout simplement génial !
Mais vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point le support pour la recherche est important. En plus de faire avancer la science et d’améliorer la qualité de vie de plein de monde, peu importe l'état dans lequel je me trouve ou les questions que je me pose, je n'ai qu'à les appeler et ils sont toujours là pour moi, WOW !
Un gros merci pour votre parcipation !
Geneviève
Je rappelle qu’il est extrêmement facile de
faire un don en ligne et que vous recevrez un reçu d’impôt par courriel. Jusqu’à maintenant, l’équipe Photosmax a amassé 1 233$, ce qui est bien… mais nettement en dessous des 3 500$ de l’an dernier. Je sais que c’est la récession et qu’on est sollicité de partout, mais je vous demande quand même un tout petit effort pour au moins doubler la somme amassée.
Pour voir les marches des années précédentes :

J’avais vaguement entendu parler du «renouveau» des succursales SAQ, de leur nouveau décor et d’une nouvelle façon de présenter le vin, de le placer encore plus en évidence. Le weekend dernier, avec un ami banlieusard, on fait un crochet par la SAQ du faubourg Boisbriand et «oh», il s’agit d’une de ces nouvelles succursales et on se retrouve dans un univers différent. Les vins sont toujours par pays et région, mais à chaque vin on a accolé une petite pastille de couleur qui le catégorise et suggère des accords de mets. La section «de luxe» avec les casiers de bois a aussi disparu. On peut aimer ou pas… moi j’aime bien.
Mais le plus intéressant dans ce nouveau concept, c’est la machine à dégustation. Une petite boîte qui contient une dizaine de bouteilles gardées à température idéale, il suffit d’insérer une carte à puce, de prendre un verre à dégustation et d’essayer les vins. La plupart des «doses» coûtent entre 1,25$ et 2$ avec quelques grands vins jusqu’à 4,50$ (on a goûté un Sauternes à 95$ la bouteille). Richard et moi avons joyeusement goûté tous les vins proposés avant de choisir notre préféré. L’idée est intéressante parce que ça permet d’acheter une bouteille peut-être un peu plus cher ou de sortir de nos habitudes avec l’assurance d’avoir quelque chose qui nous plaît.
Il me semble évident que c’est justement le but de ce système pour la SAQ : de faire découvrir les vins un peu plus chers et les vins présentés dans la «machine» sont presque tous au-dessus de la barrière des 20$. En tout les cas,
le régal du loup bu samedi était délicieux avec la bavette du boeuf sur le BBQ de l'ami Richard !
Hugo Dumas
en parle aujourd'hui : la deuxième saison de
Destination Nor'Ouest commence jeudi prochain à TVA. Cette fois-ci, on recrée une expédition d’
Alexander Mackenzie en 1793, avec les habits et les équipements de l'époque. Les participants devront franchir les montagnes Rocheuses en canot d'écorce (et à pied)… rien de moins !
J'avais beaucoup aimé la première saison que j'avais écouté d'un trait sur illico et j'en avais
parlé ici. Monsieur Dumas semble avoir aimé les épisodes qu'il a pu voir alors, mon enregistreur est programmé… et j'ai hâte que ça commence.

Pour moi qui est déjà un grand fan de Michel Rabagliati, il allait de soit que j'allais courir chez le libraire m'acheter le dernier volet des aventures de Paul qui sera en magasin ce jeudi : Paul à Québec.
J'en ai parlé à plusieurs reprises sur mon blogue, que vous aimiez la bédé ou non, il faut jeter un oeil à cette série. C'est vrai, c'est humain, c'est touchant et c'est mauditement bien raconté.
Depuis quelques jours, on entend différentes entrevues où M. Rabagliati fait la promotion de son livre. Il dit traiter cette fois-ci de la mort… un sujet qui me touche spécialement. En allant jeter un coup d'oeil sur
le site web de la maison d'édition, je constate que la page couverture et la page placée en «apéritif» montrent l'église de mon enfance à Saint-Nicolas où j'ai été servant de messe (eh oui) et où ont eu lieu les funérailles de mon père. On voit aussi très bien le cimetière où il est enterré.
Je ne sais pas si Michel est allé s'asseoir derrière l'église pour dessiner la première case ci-contre, mais d'après l'angle de vu, je dirais qu'il est allé s'asseoir juste à côté de Bertrand.
Déjà notre dernier jour complet en France. L’idée de louer une voiture et de partir à l’aventure comme ça est vraiment tripante… on se dit qu’on aurait dû louer l’appartement moins longtemps et passer quelques jours de plus sur la route. Pour le prochain voyage en France, c’est décidé… on roulera beaucoup plus et on explorera le réseau des chambres d’hôte.
On se lève et on retourne dans le coeur du village d’Honfleur pour terminer notre visite et voir la fameuse
église Sainte-Catherine construite au quinzième siècle. Tout le village est stupéfiant avec ses petites rues et son architecture typique. On magasine un peu dans les boutiques… il fait encore très beau et le soleil brille au dessus de nos têtes. Il commence d’ailleurs à être très haut ce soleil et il est temps de reprendre la route si on veut arriver à la fin de la journée en même temps que tout le monde.
Notre destination suivante est Arromanches qui fut une des clés du débarquement de Normandie et que je tenais à voir. C’est dans la baie devant Arromanches que les Anglais on construit (en quelques jours) un port en eaux profondes avec des morceaux préassemblées et remorquées depuis l’autre côté de la Manche. C’est cette immense construction qui a permis à toutes les armées alliées en Normandie d’être ravitaillées depuis l’Angleterre. Il y a sur place
un musée du débarquement qui explique très bien la construction du port et le défi incroyable que représentait cette folle entreprise. J’ai beaucoup aimé.
Le problème, c’est que le temps nous manque et qu’on doit revenir près de Paris pour souper avec un potentiel partenaire d’affaires et prendre notre avion le lendemain. Il fait trop beau, on est trop bien, alors on traîne et étire le chronomètre jusqu’au bout. On quitte finalement la Normandie assez rapidement pour aller se farcir un bouchon de circulation monstre sur le périphérique extérieur et arriver très en retard à mon rendez-vous.
Après un apéro chez ces gentils Français, ils nous emmènent dans un restaurant spectaculaire où je mange le meilleur repas du voyage arrosé de grands vins. Agathe, Sophie et moi avons passé la journée sur la route et sous le soleil de la Normandie… la fatigue est grande. Agathe dort dans nos bras quand l’heure du dessert arrive et la soirée est interrompue au milieu des digestifs, juste au moment où je risque de m’effondrer de fatigue.
Bouclage des bagages, procédures d’aéroport et avion sont au menu pour le jour 16… alors, vaut mieux aller dormir. Bye bye la France… j’espère qu’on se reverra bientôt.
Dernier coup d’oeil à l’appartement où nous avons vécu comme des Parisiens durant deux semaines, les valises sont bouclées, les clés ont été remises à la propriétaire. Nous sommes prêts pour notre expédition en Normandie à bord de notre rutilante Opel.
Après quelques heures de route (et quelques euros de péage) nous arrivons à notre premier arrêt : Etretat. Une plage de galets encastrée entre deux falaises trouées qui font, bien sûr, penser à notre rocher percé. Le village est magnifique, le soleil brille, la mer est superbe… et nous sommes tout seuls. C’est un lundi de mars et on se sent privilégiés d’avoir le site juste pour nous.
Agathe a immensément apprécié la plage, si on l’avait laissé faire, elle aurait lancé chaque caillou dans la mer… jusqu’à épuisement des stocks (ou de la souris). Dans les jours suivants, à chaque fois qu’elle était un peu fatiguée, on l’entendait dire : «Je veux aller sur la plage lancer des roches».
Nous sommes montés sur une des falaises pour observer le paysage et on se sentait vraiment bien, loin de la ville, loin de Paris… et après deux semaines, peut-être vraiment «en vacances» pour la première fois. Ce fut vraiment un beau moment en famille.
En fin d’après-midi, nous avons rejoint notre hôtel près de Honfleur et exploré un peu ses rues. Les photos dans le prochain billet.
Nous sommes dimanche et c’est notre dernier jour à l’appartement, nous passerons les deux derniers jours en Normandie avec une voiture de location. Pour cette dernière journée, des amis nous ont invités à faire une sortie hors de la ville pour visiter le «vraiment splendide» château de Chantilly. C’est encore une belle et très agréable journée avec de grands moments ensoleillés.
Le château est magnifique et a
une histoire vraiment passionnante puisqu’il a changé de main plusieurs fois et a été agrandi, amélioré, démoli et reconstruit. Il comprend des écuries absolument gigantesques que pouvaient accueillir 240 chevaux et 500 chiens de chasse (merci encore une fois à Wikipedia). Malheureusement, les écuries sont fermées pour la saison et nous devrons revenir une autre fois pour voir ça.
Le dernier propriétaire du château,
le Duc d’Aumale, était un grand collectionneur d’art et il a utilisé son immense fortune pour amasser une quantité (et une qualité) impressionnante d’oeuvres qu’il exposait dans son château. Il y a certaines pièces qui ont été construites spécialement pour exposer des oeuvres de sa collection. Étant sans héritier, le Duc a eu la bonne d'idée de léguer sa collection (et son domaine) à l'institut de France qui est toujours propriétaire du site. Voilà pourquoi tout ça est accessible aujourd'hui.
Sur le
site internet du château, on trouve cette citation de Richard Nixon : «Pourquoi m’a-t-on emmené sept fois à Versailles et jamais encore ici ?»
Un guide nous a fait visiter la partie la plus ancienne du château où on retrouve une pièce qui ressemble (en plus petit) à la célèbre galerie de glaces de Versailles. On a pu utiliser une de ces fameuses petites portes cachées dans le fond de pièces et qui mènent aux passages arrière et aux escaliers de service.
J'ai profité de l'ami Hubert pour prendre quelques photos de nous trois. J'aime bien celle-ci.
En fin de journée, j’ai récupéré
ma voiture de location et fait mes premiers kilomètres sur le sol européen et dans les rues de Paris. Tout s’est très bien passé et j’ai même réussi à trouver (assez facilement) un stationnement près de notre appartement.
Nous voici de retour à Montréal, un peu fatigués et décalés, mais oh combien heureux de ce magnifique voyage. J’ai la tête pleine d’odeurs, de goûts, de souvenirs et d’images (mon disque dur aussi). Sophie a beaucoup aimé la France et Agathe a voyagé comme si elle avait 150 000 points sur sa carte Aéroplan. On fait déjà des plans pour un prochain voyage et on regarde les différents coins de la France qu’on aimerait visiter (et les très gentilles invitations qu’on reçoit). Une chose est certaine : on sera encore «hors saison». Mais avant de parler d’avenir, je veux terminer mon compte rendu de voyage… alors, retour en arrière, et voilà les trois derniers jours de notre voyage.
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