Archive | mars, 2009

Notre dernier samedi à Paris a commencé tôt parce que Sophie voulait passer à la librairie du Québec à Paris avant d'aller voir le spectacle de Gignol au jardin du Luxembourg. La librairie n'ouvre qu'à midi, alors direction : Théâtre du Luxembourg. Ce matin, c'est le spectacle des trois petits cochons… mais le spectacle est davantage dans la salle avec les jeunes frimousses qui s'exclament (ou pleurent) devant le grand méchant loup.
Agathe a bien aimé, mais je ne crois pas qu'elle en gardera un souvenir impérissable. Il faudra peut-être trouver un manège à Montréal parce que ça, elle a beaucoup aimé… et spécialement les chevaux noirs. Je ne sais pas pourquoi.
En parlant sur mon blogue de notre voyage à Paris, nous avons reçu une invitation de deux parfaits inconnus qui vivent ici et qui voulaient nous rencontrer. Bien sûr, il y a une petite hésitation avant d'accepter une telle invitation… mais, go ! On a juste une vie à vivre, allons-y !
Eh bien, on peut dire qu'on est bien tombé, Pascale et Michel nous ont reçus avec simplicité et gentillesse et nous avons passé un très agréable bout de journée avec eux. Agathe s'est bien amusée avec leur petite fille Alips et nous avons admiré une belle vue sur Paris de la fenêtre de leur appartement (au 17e étage).
Il en a failli de peu pour que cette rencontre n'ait jamais lieu et qu'on passe pour de purs malotrus. J'avais noté leur adresse dans mon ordinateur qui se synchronise normalement tout seul avec mon iPhone. Une fois dans la rue et prêt à nous rendre au rendez-vous, je consulte mon indispensable téléphone et… rien, pas l'ombre d'une adresse ou d'un numéro de téléphone. En plus, je ne me souviens pas du nom de la rue, ni du nom de famille de Michel… oups.
Heureusement, après quelques rues d'errance et une plongée dans les tréfonds de ma mémoire, j'ai retrouvé mon côté pragmatique et trouvé ce qui clochait dans le téléphone. Mes données ont finalement abouti dans ma main. Ouf.
Après le déjeuner, Pascale et Michel nous ont accompagnés pour une petite balade sur l'avenue Gay-Lussac histoire de retourner voir la librairie du Québec à Paris. Une fois sur place… surprise, le livre de Sophie est en vitrine ! À l'intérieur, on nous explique que le livre se vend bien et qu'ils en même vendu un quelques heures avant notre passage, ils ont fait cette vitrine sous le thème du «ménage du printemps» et leur stock est presque épuisé… ils vont en commander d'autres ! Coudon, ma blonde va t'elle faire un succès en France ?
C'est spécial de visiter cette librairie pour un québécois, j'y ai vu les livres d'autres blogueurs comme Cécile et de plusieurs auteurs québécois que j'aime bien. Il y a aussi toute une série de livres sur les «clichés» québécois comme les Inuits, la cabane en bois rond ou les expressions québécoises.
En sortant de la boutique… averse. On court se réfugier dans un café pour laisser passer l'orage. Aaaaah les cafés parisiens, on adore.
Oui, oui, sur la photo, c'est de la grêle sauf qu'ici, on dit «giboulée».

Jour de pluie, de froid et de grisaille… on décide d'aller sentir aux Galeries Lafayette. Moi, je pensais que c'était comme un grand centre d'achat où on aurait pu flâner une partie de la journée et peut-être acheter quelques cadeaux et souvenirs. Mais non, c'est plutôt un immense magasin de mode (et de luxe) où on peut acheter principalement des vêtements. Pour comparer avec chez nous, on peut dire que ça ressemble à un Simon's ou un Eaton mais sur 8 étages et dans trois bâtiments différents. Tout ça avec des montres et des bijoux à prix délirants, et une armée de touristes qui achètent avec frénésie. Il y a même une dame asiatique qui a bousculé Agathe parce qu'elle courait littéralement dans le magasin… probablement trop empressée de dépenser.
Disons que la récession est bien loin quand on voit la masse de gens qui achètent des sacs Louis Vuitton ou Gucci. J’ai même vu une petite fille de 10 ou 11 ans en train de s’acheter un sac à X milles euros (avec sa mère, évidemment).
Tout ça est une expérience à vivre, mais je me sentais nettement plus heureux une fois de retour sur le trottoir que dans ce temple de la consommation.
Plus tard, nous avons marché tranquillement vers la Seine dans la foule qu'il y'avait en ce vendredi. Comme la dernière fois, y a une chose qui me frappe à Paris : y a du monde ! Cette ville est magnifique, elle est absolument splendide, y a des monuments partout, des édifices à couper le souffle, des églises spectaculaires… mais y a aussi une multitude d'autobus, de voitures et de motos, il y a du bruit et ça sent le diesel. C'est une grosse ville qui est assez loin de l'image romantique qu'on s'en fait avec les films, les photos et la littérature.

La ménagerie du Jardin des plantes a été officiellement ouverte en 1794, ce qui en fait un des plus vieux zoos au monde. C'est là que nous avons passé un bout de l'après-midi. J'avoue que j'y allais un peu à reculons et que l'idée de visiter un Xième zoo ne m'enchantait pas beaucoup. Pourtant, j'ai bien aimé ! Il y a là plusieurs animaux que je n'avais jamais vus de ma vie et l'endroit est tout à fait charmant. Ils se sont spécialisés dans les animaux en voix d'extinction et ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir un Markhor, un Takin ou des Wallabys.
Bien sûr, Agathe a bien aimé voir tous les «alimaux» et nous a bien fait rigoler avec son imitation du Flamand rose. On a encore été chanceux avec la météo et les seules averses se sont abattues pendant que nous étions à l'intérieur.
Nous sommes ensuite allé visiter la grande galerie de l'évolution. Même si l'exposition est vraiment intéressante et spectaculaire avec tout ses animaux naturalisés, je pense que le bâtiment m'a encore plus impressionné. Quel immeuble spectaculaire !
Une fois dehors, nous avons renoncé à notre plan initial qui devait nous ramener à la maison pour un petit souper tranquille et le dernier épisode des Invincibles. On n’est pas à Paris tous les jours… il faut en profiter, on se reposera quand on sera vieux ! Nous avons alors plutôt marché dans le Quartier Latin en suivant les trajets proposés sur notre petit jeu de cartes touristiques. On a croisé de belles petites places, un marché en plein air et des tas de jolies petites rues.
On a beaucoup aimé le 5e arrondissement, il y règne une bonne atmosphère, je ne sais trop pourquoi.
Les arènes de Lutèce (sur la photo avec un beau grand coin de ciel bleu), qui datent du premier siècle, est sans doute la construction la plus ancienne que j'ai vu de mes yeux jusqu'à maintenant. Imaginez l'endroit avec 10 ou 15 milles personnes qui regardent des gladiateurs… ayoye.
La journée s'est terminée par un petit coucou au Panthéon, un peu de furetage dans les boutiques de disques du boulevard Saint-Michel, un plat de pâtes dans un resto et le retour à l'appart… complètement claqués.
La seule chose qui avait le potentiel de me tenir éveillé après cette journée était la finale des
Invincibles… et ça valait la peine !

Non, il n'y a pas eu de billet pour le «jour 8». Ce fut un jour où j'ai travaillé, aussi un jour où il faisait froid et moche… alors, les filles ont choisi de rester à la maison pendant que j'allais rencontrer mon client. Bref, un jour de repos pour nos pieds endoloris de touristes.
Ce matin, c'était toujours aussi froid et pluvieux. Pas grave, on est des Québécois… on a l'habitude. On a donc enfilé nos imperméables (et nos bottes en grenouilles) et pris le train en direction de Versailles. J'étais allé visiter les jardins
lors d'un précédent voyage, mais je n'avais pu entrer dans le château parce qu'il y avait un bon kilomètre de touristes placés en file devant la porte.
Aujourd'hui, il n'y avait que les braves et vigoureux visiteurs prêts à affronter la pluie qui s'étaient rendus là-bas. Notre récompense avait deux volets : un après-midi potable avec de courts moments de soleil… et l'absence pure et simple de toute file d'attente. Le château était presque désert.
Versailles, c'est difficile à expliquer. C'est plus que plus, mieux que mieux et encore plus. Les pièces sont immenses et les tableaux énormes, il y a de l'or partout, des oeuvres d'art grandioses et bien sûr, c'est chargé d'histoire. La visite est bien intéressante grâce à un petit audioguide qui nous renseigne sur chaque pièce. La démesure est partout.
Plus tard, on a fait une belle marche dans les jardins que j'avais beaucoup explorés (et appréciés) la dernière fois. C'est certain que la visite est plus agréable par une belle journée d'été, alors que les jardins sont fleuris et que les fontaines fonctionnent qu'un frisquet jour de mars comme aujourd'hui.
Malgré tout, je suis bien content de ma journée et d'avoir eu l'occasion de revoir cet endroit extraordinaire et de partager tout ça avec Sophie et Agathe.
Parlant d'Agathe, Sophie et moi sommes toujours aussi impressionnés par cette souris qui fait une excellente voyageuse. Elle aime les croissants, elle aime prendre le train, elle se fait une fête de visiter des châteaux ou des jardins et elle fait une belle sieste tous les après-midi dans sa poussette. Aucun problème avec les restaurants, aucun problème avec les files d'attente, aucun problème du tout ! Vraiment, c'est un pur plaisir de voyager avec elle.
On a fait hier un petit crochet par la
Fnac des Ternes en rentrant, la Fnac étant un peu l'équivalent de nos Archambault ou Renaud-Bray. Bien en évidence sur les présentoirs «en vedette», on voyait
Pascale Picard et
the Lost Fingers, des musiciens de ma ville ! Pascale profite aussi d'une assez importante campagne d'affichage dans le métro. Puisque ce sont deux bands qui chantent principalement en anglais… les retrouver en vedette en France m'apparait, pour le moins, singulier.
Une autre expédition dans l'est de la ville aujourd'hui pour visiter le parc des Buttes Chaumont, le parc Belleville et le cimétière du Père Lachaise avec la promenade entre les trois. Dans ce secteur de la ville, on voit un autre côté de Paris, c'est plus multiculturel et beaucoup moins touristique. Puisque le soleil est toujours de notre côté, on en profite pour rester dehors, pour marcher… et on s'arrête à chaque parc pour enfant.
Ce coin de la ville est plus accidenté et on a eu plusieurs beaux points de vue sur Paris. C'est aussi un secteur où je n'avais jamais mis le pied et mes yeux ne sont pas assez grands pour tout voir.
Le midi, on s'arrête dans un bistro pour un petit lunch… avec du vin, bien sûr. Pour le gourmand que je suis, c'est un moment que j'aime beaucoup dans mes journées. Il y a des bistros partout ici et c'est toujours très bon. Par contre, tout est plus cher que chez nous… sauf le vin.
Parlant de vin, je me régale tous les jours avec de bons vins souvent surprenants. Je ne suis pas un connaisseur et quand j'entre chez un marchand de vin, je lui explique que je suis québécois en vacances et que j'aimerais goûter quelque chose de spécial. Jusqu'à maintenant on m'a bien conseillé et j'ai pris soin de photographier les étiquettes des bouteilles que j'ai bues… pour garder le souvenir. Je ferai certainement un billet la dessus, plus tard.
Ça me fait du bien d'être en vacances ici avec ma blonde et ma fille, on visite à un rythme lent en prenant le temps de s'arrêter pour observer. Je me sens moins «au bureau» que d'habitude parce que je sais qu'il y a quelqu'un à Montréal qui peut répondre aux appels et régler certaines choses. Je ne suis plus un «artisan informatique» qui doit tout faire lui même et je sens une part de cette charge qui quitte mes épaules doucement.
Paris est quand même une belle ville où se balader main dans la main avec son amoureuse. Les deux autres fois que j'étais ici, j'ai visité tout seul en espérant revenir avec ma Sophie, voilà qu'on y est et je veux savourer chaque moment.
Rendus au cimetière cet après-midi, on avait hâte de rentrer et la visite fut assez brève. J'aurais aimé trouver quelques tombes célèbres, mais ce sera pour une prochaine fois. L'endroit est quand même impressionnant et la «densité» des sépultures et vraiment incroyable… on a vraiment l'impression que chaque centimètre est utilisé.
C'est rendu que la journée commence avec Agathe qui demande «papa, est-ce qu'on va au gamazin acheter des croissants ?» Elle aime vraiment beaucoup les croissants, la demoiselle. Alors, on s'habille et on sort faire la chasse à la boulangerie, Agathe me tient par la main et on se balade dans le quartier en fouinant un peu partout. J'aime bien essayer les différentes boulangeries des alentours. Dans chaque magasin où on entre, elle se présente «bonjour, je m'appelle Agathe». Ce matin, le marché de café lui a offert un chocolat.
Aujourd'hui, nous avons pris un train pour aller visiter des amis qui habitent dans la proche banlieue de Paris. Ils nous ont emmenés visiter le château de Malmaison qui est tout près de chez eux. Ce château a appartenu à Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon premier. Agathe s'est bien amusé avec de nouvelles amies.
C'était aussi une journée où j'avais choisi de voyager léger, sans mon gros kodak et avec seulement le petit
G9. C'est certain que c'est beaucoup plus léger sur l'épaule… mais le résultat photographique est moins à mon goût.
La météo s'annonce moins estivale pour la semaine à venir et nous devrons adapter notre style de «touristes». Ce sera peut-être un temps plus propice aux musées et moins pour la photo… on verra.
Lundi, nous projetons de retourner dans l'est de Paris pour visiter le parc des
Buttes Chaumont et le secteur du cimetière du Père Lachaise. À suivre.
Il y a des inconvénients et des avantages à voyager avec une petite fille de 3 ans. Il est certain que couper les files d'attente à l'aéroport est dans la colonne des avantages.
Bien sûr, nos soirées sont plutôt tranquilles et on ne peut pas aller voir de spectacles ou sortir prendre un verre. Par contre, ça laisse pas mal de temps pour bloguer et traiter mes photos… j'en suis bien heureux ! J'avais dû ralentir la cadence dans les derniers mois à cause du boulot et ça me fait plaisir de redevenir photosmax le temps d'un voyage.
C'est aussi la présence d'Agathe qui nous a fait louer un appartement plutôt que d'aller à l'hôtel. Je me voyais mal manger trois repas par jour au restaurant avec un enfant. L'appartement est un excellent choix que je recommande chaleureusement à tous les voyageurs, avec enfant ou pas. On a une chambre fermée, une cuisine complètement équipée (avec lave-vaisselle), une salle de bain (avec laveuse à linge), un balcon, salon avec télé câblée, internet et téléphone… pour 650 euros par semaine. On a trouvé sur le site Homelidays où il y a beaucoup de choix à toute sorte de prix. Question localisation, on est dans le 16e à 15 minutes de marche de la tour Eiffel.
Pour cette cinquième journée consécutive sous le soleil, nous avions choisi de laisser reposer nos pieds et faire une croisière sur le canal St-Martin à bord du Canotier. 3 heures très agréables à descendre doucement le canal jusqu'au musée d'Orsay en traversant 9 écluses et un tunnel de 2,2 km. Par chance, nous sommes tombés sur un guide fantastique nommé Steeve qui a rendu cette randonnée encore plus agréable avec son humour et ses anecdotes. Il m'a franchement fait rire à plusieurs reprises avec ses histoires, autant en anglais qu'en français.
Dans le tunnel, Steeve s'est transformé en musicien, il a grimpé sur le toit du bateau et a enchanté tous les passagers en jouant de la clarinette dans cette salle de spectacle inhabituelle. Un petit moment magique. Bravo à cet homme qui est visiblement passionné par son travail et qui m'a fait vivre une superbe expérience.
Si la croisière vous intéresse, Sophie vous suggère de téléphoner avant pour vous assurer d'avoir Steeve comme guide… ça vaut la peine !
Une fois de retour sur le plancher des vaches, Agathe s'est tapé une «sieste de poussette» pendant que nous flânions dans le 7e. Une visite à l'hôtel des invalides, quelques courses sur une rue marchande et retour à l'appartement en passant, une nouvelle fois, sous la tour Eiffel. Agathe a profité de l'occasion pour jouer dans un parc pendant que Sophie et moi jouions aux «amoureux à Paris».
On a terminé la soirée devant la télé avec des charcuteries et du vin. Il y avait, durant une bonne heure, une enfilade d'épisodes «d'un gars, une fille» version française. C'était bien drôle et un peu bizarre de revoir les situations qu'on connait un peu, jouées par ces deux (très bons) acteurs français. Il y a de très nombreuses différences entre les deux versions et la présence de Jean Dujardin est certainement une de mes préférées.
Une belle grande ballade aujourd'hui entre l'Arc de triomphe et le palais du Louvre. On a un peu léché les vitrines sur les Champs Élysées, apprécié le soleil et bu «le plus mauvais café de France» à 4 euros la tasse dans le jardin des tuileries. On a regardé des montres à 14 000 euros, une voiture à 170 000 euros (
Mercedes SL 63 AMG) et l'incroyable
effervescence qui règne sur cette avenue.
Dans la matinée, je suis allé faire une visite à mon seul (et apprécié)
client de Paris. Ils sont toujours très satisfaits de
la Casserole et m'ont offert leur aide pour faire connaître la Casserole sur le marché de Paris. C'est toujours vraiment étrange d'entendre ces Français qui parlent de mon logiciel, qui l'utilisent chaque jour et qui connaissent très bien son fonctionnement. Je suis là, dans leurs chics bureaux, à trois portes des Champs, avec mon «accent canadien» à leur expliquer des subtilités du logiciel.
Sophie m'a appris que
le Palais du Louvre est le plus grand de toute l'Europe. De retour à l'appartement, j'ai lu un bon bout de son histoire sur Wikipedia et c'est à se demander comment on pouvait vivre avant Wikipedia ? Ne reste plus qu'à avoir des forfaits de données abordables à l'étranger pour pouvoir s'asseoir devant un monument et tout connaître de son histoire, là, avec son iPhone.
En fin de journée, Sophie et moi avions envie de rentrer pour nous faire une bonne bouffe avec du bon vin, mais la petite Agathe (qui avait fait la sieste dans la poussette une partie de l'après-midi) voyait les choses différemment. Son objectif était de monter dans la tour Effeil !
Vous l'avez vu ? C'est difficile de lui refuser quelque chose. Alors, go. On mange une bouchée en ville, on saute dans le métro et nous voilà au pied de la Dame de fer juste à temps pour réussir une belle photo. Il faisait froid et la file d'attente était longue… mais, qu'à cela ne tient, on y va.
Entre le métro et l'ascenseur de la tour, on doit bien se faire offrir 100 fois d'acheter une petite tour Eiffel souvenir par un vendeur itinérant. Ils sont très nombreux et incroyablement fatigants.
À un moment donné, pendant qu'on faisait la file pour acheter des billets, je suppose que la police ou un inspecteur est arrivé sur place parce que tous les vendeurs se sont mis à courir vers la sortie. Ils sont faciles à reconnaître leurs petites tours illuminées multicolores et c'était presque jouissif de les voir détaller.
C'était comme des mouches qui s'éloignent des fesses du cheval quand il agite sa queue. Et comme les mouches, les vendeurs sont tous revenus aussitôt que le «danger» était parti [soupir].
Hier soir, on a regardé le dernier épisode des Invincibles, bien installés sur le mini sofa de notre appartement parisien. Même si je n'aime pas beaucoup l'étrange technologie que Radio-Canada utilise, il faut avouer que les épisodes gratuits et facilement accessibles, c'est vraiment agréable. Surtout quand on est à voyage à l'autre bout du monde !
Comme il y avait grève générale aujourd'hui et que les transports risquaient d'être difficiles, on a choisi de marcher autour de l'appartement. Un des trajets suggérés dans notre petit guide proposait le Bois de Boulogne et c'est là qu'on a passé une bonne partie de la journée… sous le chaud soleil.
On a ensuite vaqué aux occupations utiles, comme faire l'épicerie. Il y a près d'ici un sympathique marché en plein air où j'ai essayé de me faire copain avec le marchand de vin. Il m'a proposé un Bourgogne très particulier pour accompagner le poulet rôti. C'était excellent ! Je crois qu'il va me voir encore dans sa boutique !
On parle beaucoup de la réputation des Parisiens qui seraient chiants et peu sympathiques… et bien moi, c'est la troisième fois que je viens ici et franchement, tout le monde est hyper gentil avec moi. Est-ce l'accent québécois ? Peut-être. Quoique, j'ai vu un bout du spectacle de Stéphane Rousseau à la télé hier et… ils auraient bien raison de nous en vouloir.
Demain, c'est un jour de boulot pour moi et j'ai un rendez-vous en matinée. Comme c'est à deux pas des Champs-Élysées, je crois qu'Agathe et Sophie m'accompagneront et que la journée risque d'être consacrée à explorer ce coin-là.

Pour Sophie et moi qui venons de terminer «Un monde sans fin» de Ken Follett, j'avais envie d'aller revoir la cathédrale Notre-Dame. Elle a été construite à la même époque que la «romanesque» cathédrale de Kinsbridge qui est presque un personnage dans les livres de Follett. Comme dit Sophie, la cathédrale est tellement énorme qu'on perd tout sens de la mesure et de la comparaison. Le travail colossal que représente sa construction est inimaginable.
On a ensuite profité de la belle journée pour flâner sur les quais de la Seine et apprécier le soleil. Il faut dire que la journée avait commencé un peu tard après que la souris se soit «transmutée» en marmotte et prolongé sa nuit jusqu'à 11h50 !
Comme prévu, on a entrepris la journée avec une demi-baguette et des croissants du boulanger au coin de la rue. J'ai profité de l'occasion pour me balader dans le quartier et observer les papas qui menaient les enfants à l'école, les livreurs qui apportaient les légumes au marché et voir cette ville se réveiller.
Il existe ici une vie de quartier qui me plait beaucoup.
Je trouve aussi fascinant d'observer la Seine et la circulation fluviale parfois assez étrange. Aujourd'hui, par exemple, on a vu deux ou trois bateaux, enfoncés dans l'eau jusqu'au pont, qui circulent lentement et transportent une voiture. Je ne sais pas ce qu'ils contiennent et ça m'intrigue. Est-ce des bateaux maison qui voyagent comme ça ? Renseignez-moi si vous le pouvez !
Mon blogue est maintenant accessible à l'adresse www.photosmax.com en plus de l'adresse habituelle. Pas besoin de changer vos signets… mais prenez bonne note du «S» entre photo et Max !
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