Archive | août, 2008

Acheter un reflex numérique (version 2008)

Je reçois de temps en temps des questions concernant l’achat d’un reflex numérique. Voici un billet que j’ai écrit en octobre 2006. J’ai fait quelques changements et ajouts avant de le republier aujourd’hui. J’espère que les humbles conseils du photographe amateur que je suis pourront aider ceux qui magasinent un appareil photo numérique.

1. Posez-vous la question : suis-je fait pour un reflex ?
L’appareil de type reflex est l’outil idéal pour réussir presque n’importe quel type de photos, mais il ne convient pas à tout le monde. Il coûte un peu plus cher, il est plus encombrant et plus lourd que les appareils compacts. Si vous aimez ramener des souvenirs de voyage, que vous ne «bricolez» pas vos images dans l’ordinateur et que le produit final ira invariablement dans un album format 4×6 po. Je pense qu’un compact sera votre meilleur compagnon. Si, par contre, vous aimez «faire de belles images», que vous cherchez à réussir la «belle photo» plutôt qu’un simple souvenir, que vous voulez explorer la profondeur de champ, les effets de vitesse, la photo de nuit… et que vous êtes prêt à transporter un équipement plus lourd en voyage pour le seul plaisir d’apprécier quelques photos d’exceptions, vous êtes candidat pour un reflex.

2. Un reflex numérique fera de bonnes images. Bien sûr, certains sont meilleurs que d’autres et possèdent des fonctions plus avancées, mais gardez toujours en tête que les modèles d’entrée de gamme de nos jours sont très performants et peuvent faire d’aussi bonnes photos que le modèle le plus professionnel avec un objectif équivalent. La différence de prix vous offrira une meilleure construction et un meilleur taux de réussite. Les appareils pros sont plus rapides, autant pour déclencher que pour s’ajuster (autofocus, mesure de lumière, etc), ils réussiront généralement à bien exposer un plus grand nombre d’images, surtout dans des conditions difficiles. Pensez aussi que les pros ont besoin d’une machine fiable et robuste pour gagner leur vie.

3. Canon, Nikon, Pentax, Olympus, Sony ? Je ne vous conseillerai pas un modèle plus qu’un autre. Allez-y avec vos goûts et votre budget. Les marques Nikon et Canon offrent les gammes d’objectifs et d’accessoires les plus complètes, ce qui en fait les choix préférés de plusieurs. Il y a un «parc» d’objectifs en location ou disponibles dans l’usagé plus important pour ses deux marques… c’est un point à ne pas négliger.

4. Les capteurs n’ont pas tous la même taille. Sauf quelques exceptions, les boîtiers reflex numériques ont un capteur plus petit que la taille d’un film 35mm. Ils ne vont donc capter que le centre de l’image produite par l’objectif et on parle alors d’un «facteur de multiplication». Un objectif 100mm sera transformé en 160mm lorsque monté sur un boîtier qui a un facteur de 1,6. Il est donc plus facile d’avoir de puissants téléobjectifs et plus difficile de trouver des objectifs «grand-angles » avec le numérique. Par contre, les grands fabricants font maintenant des gammes d’objectifs spécifiquement conçus pour ses capteurs plus petits. Chez Canon, on parle de la gamme EF-S et DX chez Nikon. Je suppose que, au fil des années, les boîtiers numériques avec un capteur «pleine taille» seront de plus en plus communs et abordables. Il faut peut-être y penser quand on investit beaucoup d’argent dans son «stock» d’objectifs.

5. La qualité d’image passe par les objectifs. Ceci est une règle d’or, c’est l’objectif que vous installerez sur le reflex qui forme l’image captée et puisqu’aucun capteur n’est vraiment mauvais, investissez dans de bons objectifs. Une fois le rideau ouvert, il n’y a que le capteur et l’objectif qui «touchent» à la qualité de l’image. De toute façon, contrairement à l’électronique, la valeur monétaire des objectifs déprécie lentement et la gamme ne se renouvelle pas chaque année, ce qui a pour effet de protéger l’investissement.

6. Achetez une 50mm F1.8. Entre 100$ et 200$, c’est l’aubaine de toutes les aubaines. Grande ouverture, poids plume, bonne qualité optique et petit prix. Vraiment un «must» dans le sac photo du propriétaire d’un reflex numérique.

7. Pensez logiciels et ordinateur. La chambre noire moderne est l’ordinateur. À quoi bon avoir un kodak de fou si on traite ses images sur un écran de mauvaise qualité et un ordinateur trop lent ? Personnellement, j’utilise un Mac et un bon écran. Pensez aussi à explorer Photoshop (peut-être prendre un petit cours) et à vous équiper d’un bon logiciel pour trier et classer vos images (comme Lightroom ou Aperture). Vous prendrez des milliers de photos avec votre reflex… il faut pouvoir les retrouver.

8. Photographiez en mode RAW. Ce type de fichier est vraiment l’équivalent moderne du négatif puisqu’on ne peut pas le modifier. À partir de votre fichier RAW, vous allez «développer» des «tirages» qui seront de différentes formes comme des tirages papier ou des JPEG, mais votre original sera toujours là. Le fichier RAW contient également plus d’information que le JPEG et vous pourrez parfois récupérer une photo ratée grâce à ces données supplémentaires.

9. Faites des backups.
Ai-je besoin de développer sur le sujet ? Vos «négatifs» sont maintenant dans votre ordinateur… qu’arrivera-t-il s’il brise ?

10. Lisez le livre d’instructions. Combien de fois j’ai rencontré des gens qui ont un reflex numérique et qui ne quitte jamais le mode «tout automatique». La beauté du reflex numérique est de pouvoir l’ajuster de toutes les façons pour réussir des images dans toutes les conditions, il est important de maîtriser ses fonctions !

Et pour finir :
- Oubliez les mégas-pixels, ce n’est pas ça qui compte.
- Achetez un bon logiciel et un disque dur pour faire des backups.
- Informez-vous, il existe des tonnes de bons sites web.
- Réservez une part de votre budget pour un bon objectif.
- N’hésitez pas à louer le boîtier ou l’objectif qui vous fait rêver, ce n’est pas cher et c’est un bien meilleur test que de faire quelques photos dans la boutique.
- Photographiez beaucoup et triez serré !

Bonnes photos !

Un «Léphant»


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    Difficile d’être en désaccord… on dirait vraiment un éléphant !

Durant une petite ballade en forêt samedi dernier, on passe près d’un gros arbre que le vent a déraciné.

Sophie : «Regarde Agathe, le gros arbre est tombé… on voit les racines.»

Agathe : «Maman, c’est pas un racine… c’est un léphant !»

Déluge à Mégantic


Highslide JS

    Juste un peu avant l’orage qui a duré cinq bonnes heures

Highslide JS

    Quelques minutes plus tard

Ma première photo d’éclair

Comme l’été 2008 nous y habitue, ce fut encore un humide weekend de camping. Samedi, nous avons goûté à deux ou trois impressionnants orages coup sur coup qui ont laissés le terrain de camping comme un marécage. Le lac Mégantic devant nous a monté de quelques centimètres durant la nuit et plusieurs des tentes installées le soir… s’étaient «mystérieusement» envolées au petit matin.

Moi, n’écoutant que mon courage, j’ai installé mon trépied sous l’auvent de Gerry, bravé la pluie et fait de très nombreuses photos pour tenter d’attraper un des éclairs qui tombaient partout. La technique implique beaucoup de chance… on ne sait pas où l’éclair va tomber ni quand, alors on vise d’un côté et on fait de longues expositions en espérant que la chance produise un bel éclair en plein centre de notre photo. Sur une cinquantaine d’images, j’ai eu la chance de réussir ma première photo d’éclair. Elle est loin d’être parfaite avec le sujet complètement à droite et le fil électrique qui m’énerve, mais ce n’est pas grave… je suis content !


Highslide JS

    Mon premier éclair au dessus de Piopolis !

En inspectant mes photos, je regardais attentivement au cas où j’aurais aperçu l’Arche de Noé au bout du lac…

J’ai succombé

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Malgré ce que j’avais écrit.. J’ai succombé à une nouvelle paire de Crocs aujourd’hui. Trop pratique en camping, trop confortable autour de la maison et bordel, je n’arrive pas à m’habituer à la gogosse qui passe entre les orteils sur les «gougounes» tant à la mode. La paire que j’ai achetée est même «made in China» et je me sens encore plus coupable. Écrire ce petit blogue est une forme de thérapie ! Au moins, ce modèle est moins laid que celui qui a envahi la planète.

Nous sommes à Québec et je sors ma blonde au resto ce soir (pour son anniversaire) et puis merde… j’irais avec les sabot de plastique aux pieds. C’est ça et c’est tout !