Archive | décembre, 2007

Un bon livre


Highslide JS

    Elle n’a que deux ans, et pourtant elle aime bien lire un bon livre… ou une «Hi’toire», comme elle dit.

Elle arrive dans mon bureau, se prend un livre dans la bibliothèque, grimpe sur la grosse chaise et s’installe pour lire. Cette fois-ci c’était «Paris vu du ciel», un livre de photos qu’elle semble trouver vraiment intéressant. Elle le feuillette très sérieusement et regarde chaque photo avec attention.

D’autres fois, elle arrive en demandant «danser» et je lui démarre son «set» de musique de danse dans mon iTunes. Faut vraiment que je tourne un petit film de cette souris dansante… c’est tellement magnifique.

Dans un autre ordre d’idée, j’ai acheté ce matin la mise à jour de Velvia Vision (la 1.5) qui est compatible avec Photoshop CS3 et les Mac Intel. Cette photo est passée dans cette moulinette et ça permet, dans certains cas, de rendre potable une photo «ordinaire».

Les beignes à Bertrand


Highslide JS

    Les beignes de Noël font partie de la tradition familiale

Mon père ne faisait jamais les choses à moitié. S’il construisait un meuble ou un patio, il mettait les planches en double, de la colle, des vis, des clous… et encore des vis «juste pour être certain». On disait souvent qu’en cas de tremblement de terre, nous serions bien plus en sécurité sous un meuble fabriqué par Bertrand que sous un cadre de porte.

Il ne cuisinait pas très souvent, mais à ce temps-ci de l’année, les beignes de Noël étaient incontournables. De la farine partout dans la cuisine, quatre casseroles remplies d’huile sur la cuisinière, on multiplie la recette et on fait une tonne de beignes ! Une véritable usine. On y passait la journée et la maison empestait la friture durant des jours. Faut dire que «dans ce temps-là» on faisait de gros partys de noël et que personne ne surveillait les gras trans ou son cholestérol… les beignes à Bertrand, y s’en mangeait plusieurs durant le temps des fêtes…

…et le reste mourrait dans le congélateur.

Ce fut donc un plaisir aujourd’hui chez ma soeur de renouer avec cette tradition, entourés de nos deux familles. Les femmes ont préparé la pâte et les hommes ont procédé à la mise en forme et à la cuisson. La qualité a été testée et, soyez sans crainte, ils sont bien bons.

Bien sûr, autour de la friteuse, on a évoqué plusieurs bons souvenirs et j’aurais une belle pensée pour lui quand nos invités du temps des fêtes croqueront dans un «beigne à Bertrand» !

Sapin


Highslide JS

    «É bô apin, papa»

Réflexions bloguesques

Différents événements des dernières semaines m’ont poussé à réfléchir au «pourquoi» je tiens un blogue et à ma façon de voir mon blogue. Parmi ces événements, il y a bien sûr la tempête (dans un verre d’eau) des aspirateurs Dyson, le fait que plusieurs blogueurs ont cessé d’écrire et que quelqu’un m’a demandé récemment dans les commentaires si j’allais continuer. Y’a aussi des commentaires que je lis à gauche à droite comme certains reçus par mon ami Ygreck qui se fait dire «ferme ta gueule pis dessine» dès qu’il parle d’événements personnels sur son blogue. Certaines conversations que j’ai eues cette semaine au YulBlog m’ont aussi fait réfléchir.

La première chose que je veux écrire, c’est que je me trouve chanceux. Je n’ai jamais (ou presque) reçu de commentaires méchants, j’ai l’impression d’avoir les meilleurs lecteurs de la blogosphère au grand complet (et je vous en remercie). J’ai encore envie de bloguer… j’aime ça, beaucoup. Ça fait maintenant partie de ma vie et je n’ai pas l’intention d’arrêter. Honnêtement, j’aimerais écrire ce blogue et le laisser continuer à influencer ma vie aussi longtemps que possible.

Aujourd’hui, j’ai eu envie d’écrire ceci parce que parfois j’ai l’impression que les gens ne comprennent pas toujours bien ce qu’est un blogue… qu’ils ne comprennent pas qu’il y a une infinité de types de blogues et mettent tous les blogues dans le même pot. Certains bloguent pour leurs affaires, d’autres sont payés pour le faire, certains veulent être lus, d’autres s’en foutent. Mais, la plupart (dont moi) le faisons pour le plaisir… nous ne sommes ni journalistes, ni subventionné et n’avons absolument aucune obligation. Je ne blogue pas pour être une vedette, ni pour faire de l’argent, je blogue en premier pour moi. Pour le plaisir que j’ai à relire mes textes et à regarder mes photos. Ensuite, je blogue pour ma famille et mes amis, pour qu’ils puissent savoir où j’en suis et comment va ma petite famille. Et puis, oui c’est vrai, j’aime laisser la porte ouverte pour que d’autres puissent venir voir ce qui se passe avec nous et, pourquoi pas, me donner de leurs nouvelles ou me faire découvrir le propre blogue. That’s it !

Mon blogue m’a amené des amis et des clients… il m’a aussi fait vivre des moments exceptionnels et ça, ce n’est pas rien !

Je considère mon blogue comme une extension de mon domicile où tout le monde est bienvenu, à condition de s’essuyer les pieds. Par contre, si quelqu’un pisse sur mon tapis, il sera expulsé sans avertissement et son «oeuvre» sera nettoyée… pour le respect des autres invités. À ce jour, mon tapis est toujours resté bien propre et je vous en remercie une fois de plus. Cependant, j’ai vu des imbéciles pisser chez mes amis… et ça me fâche.

Ça me fâche de lire ce que j’ai lu à propos du «test» avec Dyson. C’est peut-être vrai que certains des textes n’ont pas été parfaitement honnêtes et que les choses n’ont pas été faites tout à fait de la bonne façon ! So what ? On est des blogueurs, c’est-à-dire des gens ordinaires qui font autre chose dans la vie et qui s’amusent à écrire sur internet. On n’a pas la responsabilité de la «rigueur» journalistique, on n’est pas «payé avec vos taxes», on n’a pas d’obligation… sinon l’obligation de respecter les lois. Si ça vous énerve de lire un texte à propos d’un aspirateur, tournez la page, passez au blogue suivant, tout simplement.

Et si une compagnie avait envie de me donner un produit quelconque pour que je le teste et que j’en parle ici… pourquoi devrais-je refuser ? Vis-à-vis de qui j’ai un devoir d’intégrité ? Sinon envers moi-même. Je sais très bien que mes lecteurs vont aller voir ailleurs si je leur raconte des sornettes ou si je les prends pour des valises… je le sais très bien et c’est mon choix d’être honnête. Justement, c’est mon choix.

Bref, je pense que ce qui m’énerve le plus c’est d’entendre certains dirent aux autres comment ils devraient bloguer. Me semble que personne n’est forcé de lire et tout le monde a la possibilité d’écrire son propre blogue, alors lisons ceux qu’on aime et l’affaire sera ketchup !

La voici, la voilà


Highslide JS

    Ici photographiée avec ma 50mm F1.4

Après plusieurs années à la regarder dans les mains des pros, dans les
brochures Canon et sur différents sites internet… la voici sur mon
bureau : ma toute nouvelle et flambant neuve 24-70mm F2.8 L.

Je l’apporte avec moi au YulBlog de ce soir pour l’essayer dans des conditions difficiles.

Seuls

Le mardi, c’est notre soirée cinéma. Agathe passe une soirée de vacances avec la gardienne et nous, on file (souvent au Beaubien) voir un film. Ce soir, nous sommes allés voir celui-ci qui n’est pas mauvais même si, à mon avis, il ne passera pas à l’Histoire.

L’affaire, c’est que Sophie et moi étions fins seuls dans la salle. Nous deux, entourés de juste des bancs libres. Bien pratique pour passer des commentaires à voix haute, sauf que là, une des questions que je me pose depuis longtemps m’est revenue en tête :  s’ils ne vendent pas de billet… est-ce qu’ils projettent le film quand même ? C’est facile de penser que non… mais, si quelqu’un se pointe avec 10 minutes de retard, vont-ils démarrer le film en catastrophe ? Y’a-t-il un quelconque règlement de distribution qui force les cinémas à faire la projection, quoi qu’il arrive ?

Quelle grande question, n’est-ce pas ?

Parlons objectifs

Puisque le sujet occupe passablement mon esprit et que je suis très excité à l’idée d’acheter l’objectif dont je rêve depuis de nombreuses années, je profite de l’occasion pour faire un petit texte sur cette (très importante) pièce d’équipement pour l’amateur de photo.

Les chiffres. On parle toujours des objectifs en nommant une série de chiffres et de codes… par exemple, celui que je veux acheter cette semaine est un 24-70mm F2.8 L. Que veulent dire tous ces codes ?

24-70mm c’est l’amplitude du zoom. Puisqu’il y a deux nombres différents, c’est un zoom. Un zoom qui va de 24mm à 70mm. Avec un seul nombre, on parlerait d’une focale fixe. Par exemple, une 50mm est une focale fixe… avec laquelle il est impossible de zoomer. Ce qu’il faut retenir avec ces mesures, c’est que la focale normale, qui reproduit la vision de l’homme est normalement de 43mm, quand le nombre est plus petit, c’est que l’objectif éloigne le sujet (grand-angle) et quand il est plus grand, il approche un sujet (télé objective). C’est inversé, les petits nombres pour les grands-angles. Par exemple, pour photographier l’intérieur de Notre Dame de Paris, j’ai utilisé un grand angle à 17mm tandis que pour photographier du sport je vais plus souvent utiliser mon télé-objectif à 280mm.

Les photos prises avec un grand-angle vont avoir un aspect différent d’une photo prise avec un télé-objectif, même si le cadrage est le même. C’est comme ça parce que le point de vu n’est pas le même. Pensez à la différence que vous avez en regardant un grand bateau de très près par rapport à le regarder de très loin avec des jumelles, par exemple. Quand vous êtes très près, le bateau sera un peu déformé. La partie la plus près de vous paraitra plus grande que celle qui est loin. Avec les jumelles, cette déformation s’estompe.

Le F2.8, c’est l’ouverture maximale. Pour faire une histoire simple, l’ouverture est la grandeur de l’ouverture qui permet à l’objectif de «prendre» la lumière durant la fraction de seconde où la photo est prise. Ce qui est étrange, c’est que, plus le chiffre est petit, plus l’ouverture est grande. Un objectif qui «ouvre» à F1.4 va permettre à l’appareil de capter plus de lumière dans un temps donné qu’un autre à F5.6, par exemple. Le chiffre affiché dans le nom d’un objectif est l’ouverture maximale, parce que le diaphragme des objectifs peut se refermer pour produire des ouvertures plus petites quand la lumière disponible le permet. Mon objectif F2.8 peut très bien prendre des photos à F8.0, si c’est ce que je désire (et si la lumière est suffisante). Les photographes cherchent donc généralement des objectifs lumineux qui ont la possibilité d’ouvrir très grand et d’être efficace dans les conditions difficiles.

L’ouverture va aussi influencer la profondeur de champs, ce qui permet de produire des arrières plans flous. Plus l’ouverture est grande, plus la zone de netteté est courte. C’est pourquoi les portraits sont bien souvent produits à l’aide d’un objectif qui a une grande ouverture.

Il faut dire aussi qu’il est plus difficile de fabriquer un objectif avec une grande ouverture et que cette qualité est souvent réservée aux objectifs plus coûteux ou de série professionnelle.

Le petit «L» pour terminer est justement l’indication (chez Canon) de la série «pro» qui propose des objectifs plus solides qui sont conçus pour une utilisation intensive et une meilleure qualité d’image.

En fait, quand on parle d’objectifs, il est toujours question de compromis. Si quelqu’un inventait un 14-600mm F1.0 qui produirait de bonnes images et qui pèserait moins d’une livre, pour 300$… toutes les compagnies d’optique fermeraient leurs portes et cet inventeur deviendrait plus riche que Bill Gates du jour au lendemain. Ma (future) 24-70mm F2.8 présente une ouverture intéressante et une qualité d’image impressionnante, mais elle est grosse, lourde et chère. Les objectifs à bon prix vont souvent proposer des ouvertures moches et des éléments en plastique qui vont produire des images moyennes, sinon mauvaises.

Il faut dire qu’on fait la différence entre un bon et un mauvais objectif quand les conditions sont difficiles. En plein soleil, quand la lumière est abondante et les couleurs vives, même un objectif en plastique à 40$ pourra produire de bonnes images. Mais, dans un petit bar de jazz, tout noir et enfumé, c’est là qu’un objectif de qualité va mettre ses atouts en valeur.

En vrac :

- Certains objectifs proposent des systèmes de stabilisation qui réduise le flou causé par le mouvement (ou les vibrations) de l’appareil. C’est encore un compromis, mais il peut s’avérer très utile pour réduire le prix et le poids des objectifs en permettant de compenser le manque de lumière par une durée d’exposition plus longue.

- La 50mm F1.8 est un must. Peu importe la marque, c’est toujours le meilleur rapport qualité/prix et ça permet d’expérimenter les grandes ouvertures sans se ruiner.

- Le concept même du zoom est un compromis. Les objectifs à focale fixe sont bien souvent de meilleure qualité pour un prix équivalent.

- Les objectifs sont de meilleurs investissements que les appareils, ils gardent leur valeur bien plus longtemps et souffrent peu de l’usure. Je viens tout juste de vendre un objectif de 4 ans pour 500$ alors que le neuf est à 769$. Essayez de faire ça avec un appareil photo (ou pire, un ordinateur).

- C’est l’objectif qui produit l’image qui sera fixée par votre appareil photo. Ca vaut la peine de s’offrir du bon verre… surtout en considérant le point précédent.

Voilà, c’est assez pour aujourd’hui… Si j’ai dit des conneries, corrigez-moi. Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

Trop cool (2x)

Gisbon

- Une guitare robotisée qui peut s’accorder toute seule ? Quand, en plus, c’est une Gibson… faut avouer que c’est très intéressant !

- Un magasin Apple à Montréal ? Vraiment cool, parce que Laval, c’est comme un autre pays pour un montréalais. Et le montréalais il va souvent à Laval faire réparer ses gizmos Apple…

Solitaire


Highslide JS

    Une des dernières photos avec ma bonne vieille 17-40mm

Dimanche soir

- J’ai changé d’idée… je réaliserai un vieux rêve et je m’achèterai (cette semaine) une 24-70 F2.8 L. L’objectif des pros (sur le site, c’est bien inscrit : «un modèle très haut de gamme», on ne rit plus)

- Ils annoncent une tempête et elle n’arrive pas. J’ai hâte moi.

- Y’a eu de bons moments à TLMEP ce soir. Comme j’ai hâte à la nouvelle émission de Marc Labrèche. Par contre, Éric Lapointe… pas capable.

- À Québec, Régis Labeaume avec 60% des votes ? Coudon, c’est presque le même score de Poutine en Russie… sauf que là-bas, il est évident que les gens se sont fait tordre le bras. Le paradoxe de Québec va continuer de faire couler de l’encre.

- Mon iPod Touch est brisé. Il ne «voit» plus sa connexion Wifi… faudra que j’aille faire une balade à Laval cette semaine pour faire honorer ma garantie.

Le processus est enclenché

Depuis mon retour de Paris que je suis décidé à acheter l’objectif que j’avais loué pour le voyage. Puisque j’ai décidé de ne pas remettre d’argent dans mon équipement de photo (en tout cas, pas d’aussi gros montants), il fallait que je choisisse, lesquels de mes objectifs actuels devraient partir. J’ai réfléchi dans tous les sens avant de faire mon choix : pour la 100mm macro c’était facile, je l’utilise peu et la nouvelle 24-105 a un mode macro qui pourra compenser un peu. Ce qui a été vraiment difficile c’est d’accepter de me séparer de ma 17-40 F4 L avec laquelle j’ai fait tellement de belles photos. Je sais que la 24-105 la remplacera dans presque tous les cas, mais la petite marge entre 17 et 24mm me manquera-t-elle beaucoup ?

5 minutes après l’avoir annoncé, j’avais déjà un acheteur et je me retrouve devant un fait accompli. Je ne peux plus reculer, il faut maintenant que je me fasse à l’idée… et que j’aille chercher la 24-105 très bientôt.

P.S. j’ai une Canon EF 100mm F2.8 macro à vendre. 500$ ferme.