Si vous venez ici depuis un bout de temps, vous savez qu’avant d’acheter Gerry (un motorisé 90, classe C de 21 pieds) j’ai eu deux Westfalia : Raoul (un 84) et Lucien (un 89). Je lis encore quelques messages à l’occasion sur le forum des Mononcs en Folie, un groupe de proprio de Westfalia très sympathique, et présentement il y a une discussion sur la fiabilité d’un West versus un véhicule américain. C’est ce qui m’a donné l’idée de faire un petit compte rendu de mon appréciation de Gerry après quelques mois d’utilisation.
Je vais comparer Gerry avec Lucien surtout parce que j’ai payé le motorisé exactement le même prix que j’ai vendu le Westfalia. À part les taxes et les immatriculations, le changement de véhicule n’a rien coûté. Il faut aussi prendre en considération que Lucien avait 380 000 km au moment de la vente et que Gerry, de son côté, affichait 105 000 km (et un an de moins). C’est dire à quel point les West sont surévalués.
Ce que j’ai perdu
- La consommation d’essence «raisonnable». Quoique, la différence n’est pas énorme. Le West consommait environ 12 à 13 litres au 100km et le camion entre 16 et 17 litres. À 1$ le litre, on parle d’une différence d’environ 20 à 24$ pour un aller-retour Québec-Montréal.
- Le fait qu’un West est une voiture. Il n’est vraiment plus possible d’aller voir un client au centre-ville avec le gros Gerry.
- Le côté «sexy» du West. Fini la belle époque où certaines demoiselles m’envoyaient la main sur le bord de la route.
Ce que j’ai gagné
- L’espace. Gerry doit avoir au moins trois fois l’espace habitable d’un West, six fois les armoires et un grand coffre sous le lit pour apporter un BBQ, des chaises pliantes et bien d’autres choses. De plus, il est assez court pour se stationner sur la rue devant chez moi.
- Les commodités. Un micro-ondes, une toilette, une douche, de l’eau chaude, une fournaise au propane (avec thermostat mural), un grand frigo (avec congélateur), un climatiseur, un immense auvent et une vraie cuisinière. C’est vrai qu’on vit dehors en camping, mais quand il peut pendant trois jours, on apprécie grandement tout cet espace.
- De bonnes nuits de sommeil sur un vrai matelas d’une largeur suffisante pour deux personnes et tout l’espace nécessaire pour le parc d’Agathe. On peut même inviter des amis… y a de la place pour six personnes.
- La fiabilité. Pas que Ford soit mieux que Volks, mais 275 000 km de différence… c’est quelque chose qui donne confiance devant un grand projet de voyage. Y’a aussi la facilité de trouver un mécano et des pièces à tous les deux coins de rues pour une mécanique Ford comparé aux rarissimes Westfalia.
- La performance. Le gros moteur Ford permet de monter les côtes sans être un embarras pour les autres véhicules.
- Le sourire de ma blonde qui trouvait bien difficile de partir en West avec le manque d’espace, le minuscule frigo et les transferts de bagages nécessaires afin de configurer le véhicule tantôt pour dormir, tantôt pour manger. Avec Gerry, elle peut aisément aller en arrière jaser avec Agathe ou jouer aux cartes avec mes neveux pendant que j’enfile les kilomètres.
À la base, ce sont évidemment deux véhicules bien différents. Le West se conduit comme une voiture tandis que l’autre est véritablement un camion. Mais question camping, Gerry l’emporte haut la main. À prix égal en plus, quant à moi, la question ne se pose pas.
Avec cinq copains, on part pour la pêche vendredi, comme l’an passé. J’ai vraiment, mais alors là, vraiment hâte. Je suis allé acheter des hameçons au Canadian Tire et des «rafraichissements» à la SAQ… je suis prêt.
Cette année, je me rends compte que les six pêcheurs ont un blogue !
CFD
Ygreck
Dessin Lette
Le Coach
Rolland Gate
Photosmax
Avec ça, il sera difficile de respecter le fameux : «Ce qui se dit à la pêche… reste à la pêche» !
Canon EOS 5D avec EF 70-200 F4 L à 200 mm – ISO 800 – F4.0 – 1/200
… et je ne parle de moi, j’étais bien au sec à l’intérieur !
C’est fait, c’est confirmé, j’ai acheté mes billets ce matin… Je serai à Paris du 23 au 29 juillet. Je n’ai jamais posé le pied de l’autre côté de l’Atlantique et je suis excité comme un enfant. J’y vais pour présenter la Casserole à quelques entreprises parisiennes et j’aurai certainement le temps de visiter un peu la ville.
Alors, si vous me lisez de là-bas et que vous avez envie de me faire découvrir quelque chose de bien, un bon film, un bon resto, un spectacle… ou si vous avez le temps qu’on prenne un café ensemble, n’hésitez surtout pas, écrivez-moi.
Bien sûr, j’apporte mon kodak et je bloguerai de là-bas.
Canon EOS 5D avec EF 17-40 F4 L à 40 mm – ISO 1000 – F4.0 – 1/30
Une photo inhabituelle de la souris, elle me rappelle un beau moment et, dans le fond, c’est aussi à ça que servent les photos !
Canon EOS 5D avec EF 17-40 F4 L à 17 mm – ISO 1250 – F4.0 – 1/10
Retour au lac Castor pour une deuxième fin de semaine consécutive. Cette fois-ci, la gang ne comptait pas 54 personnes, mais juste trois : ma fille, ma blonde et moi. On était là pour se reposer, pour inaugurer mon nouveau BBQ de camping, pour se baigner et surtout, pour voir un show intime de mon band québécois préféré : Karkwa.
Canon EOS 5D avec EF 17-40 F4 L à 17 mm – ISO 1000 – F4.5 – 1/40
J’adore aller voir des spectacles sur le bord de mon lac favori, la salle est ouverte sur le lac et, samedi, on devait être moins de 200 personnes au total. L’ambiance est relaxe, on peut assister aux tests de son, on peut jaser avec les musiciens et on a vraiment l’impression d’assister à une prestation privée… ce qui est presque le cas, si on y pense bien.
Canon EOS 5D avec EF 17-40 F4 L à 17 mm – ISO 1250 – F4.0 – 1/2
Louis-Jean Cormier, le chanteur-guitariste de Karkwa, est super sympathique et disait que sa petite fille de 7 mois possède la même paire d’yeux que notre Agathe… la chanceuse ! Il m’a aussi dit que leur prochain album devrait sortir en avril. Après avoir entendu quelques nouvelles chansons là-bas, je peux dire que ça promet et que j’ai bien hâte.
Canon EOS 5D avec EF 70-200 F4 L à 109 mm – ISO 3200 – F4.0 – 1/15
Les cinq gars de Karkwa sont excellents en spectacle. Ils ont brassé le lac Castor assez pour faire des vagues. Je suis certain que le castor fredonne encore «Les tremblements s’immobilisent» aujourd’hui.
Canon EOS 5D avec EF 17-40 F4 L à 24 mm – ISO 1000 – F4.0 – 1/13
Bien sûr, pour le photographe amateur que je suis, c’est l’endroit tout désigné pour s’amuser avec son kodak. On peut s’approcher de la scène facilement et faire des tonnes de photos. Par contre, les conditions ne sont pas idéales, car la scène est petite et les éclairages moins élaborés et moins abondants que dans les grandes salles. Il faut travailler fort pour saisir cette rare lumière.
Canon EOS 5D avec 50 mm F1.4 – ISO 1600 – F2.2 – 1/125
En première partie, j’ai fait une belle découverte en la personne de Guillaume Arsenault, un Gaspésien de Bonaventure qui fait de bien belles chansons à saveur d’eau salée. À la fin du spectacle, on a jasé un bon bout de temps à partagé notre amour commun pour la Gaspésie. Comme tous bons Gaspésiens (demi-Gaspésien dans mon cas), on a facilement réussi à se trouver quelques liens. Semblerait que Guillaume est un bon chum de mon cousin James et un client de mon oncle Louis.
Canon EOS 5D avec 50 mm F1.4 – ISO 1000 – F1.8 – 1/60
Toujours est-il qu’il m’a gentiment offert son album «Le rang des îles» que j’écoute présentement et que j’aime beaucoup. Aussi sympathique que talentueux ce Guillaume, j’ai bien l’impression qu’il s’agit d’un nom à retenir. Samedi soir, il a terminé la conversation en disant «j’espère qu’un jour nos enfants joueront ensemble». Et bien, oui, j’espère que le hasard de la vie fera en sorte que ça se produise. Pourquoi pas avec la petite Camille aux yeux bleus de Louis-Jean ? …et à Bonaventure, tiens !
J’ai beau être un homme comblé en amour, je suis quand même un gars.
Donner une formation à deux jeunes femmes largement décolletées… c’est passablement troublant. Je confesse que mes yeux et mes pensées ont plongé à quelques reprises. Aucun doute, la partie de la femme, juste à la naissance de cette si magnifique vallée, est celle que je préfère.
Mesdames, tenez-vous-le pour dit !
Canon EOS 5D avec EF 17-40 F4 L à 20 mm – ISO 100 – F5.6 – 1/60
Huit jolies filles à table et un petit garçon (derrière)…
D’autres photos du lac Castor ici.
Canon EOS 5D avec EF 17-40 F4 L à 17 mm – ISO 200 – F8.0 – 1/125
Encore une belle fin de semaine avec les copains au lac Castor. Je reviendrai avec plus de photos un peu plus tard, en attendant voici quelques statistiques et commentaires :
- Un groupe de 51 personnes… c’est un nouveau record !
- Incluant 18 enfants, 14 filles et 4 garçons !!!
- On a eu du beau temps, c’était la température le problème… les enfants étaient plus nombreux que les degrés Celsius au thermomètre. Porter une tuque en juillet, c’est ordinaire.
- Plusieurs sports extrêmes ont été pratiqués, comme le lancer du fer, les dominos Brugal ou la pétanque extrême.
- Quelques nouveaux visages parmi le groupe de cette année que j’ai eu du plaisir à rencontrer.
- Quel stress ce matin de voir mes maigres talents de «chanteur de feu de camps» critiqués par les blogueurs-critiques les plus populaires de Québec ! La preuve qu’ils sont gentils… ils m’ont épargné.
- L’amitié entre notre Agathe et la petite Léa est vraiment belle à voir.
- Cette même petite Léa, incapable de prononcer «Max», m’a appelé «Wash» toute la fin de semaine. Évidemment, le surnom a été repris par les autres enfants.
- Peu de courageux pour la baignade cette année… pourtant, l’eau était excellente !
- Pas de photo de groupe cette année. Ça me déçoit, bien que j’en sois le seul coupable.
- Les réservations vont déjà bon train pour l’an prochain et l’édition d’hiver affiche déjà complet.
Canon EOS 5D avec EF 70-200 F4 L à 70 mm – ISO 400 – F4.0 – 1/60 – avec Flash
Quelques-uns m’ont remercié en fin de semaine d’organiser tout ça. En fait, ça représente bien peu de temps et d’effort pour voir le monde s’amuser dans la nature. C’est avec extrêmement de plaisir que je revois chaque année ce groupe d’amis, que je regarde grandir les enfants, que je jase autour d’une table ou chante autour d’un feu. Je me souviens de ma propre enfance et des partys de famille qu’on avait à l’occasion. De nos jours, les familles sont petites, on est trop occupé et il est rare que les occasions se présentent de se retrouver en groupe. Je suis un disciple de l’amitié… c’est important pour moi. C’est un peu pour ça que je prends quelques heures de mon temps chaque année. Je retourne donc les remerciements à ceux qui, chaque année, s’arrêtent un peu et prennent la peine de venir camper avec nous.
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