Archive | mars, 2007
Un an déjà.
C’est le 17 mars de l’an dernier que nous avons quitté la campagne pour venir nous installer dans le quartier Rosemont, à Montréal. Je viens d’aller relire les billets que j’avais écrits autour de ce déménagement et y a pas à dire, ça rappelle des souvenirs. Les archives de photosmax sont certainement une des plus belles motivations à poursuivre mon blogue. Malgré une petite nostalgie de cette si belle maison, de mon atelier et de ma forêt, je trace un bilan très positif de cette dernière année.

J’aime beaucoup vivre à Montréal, même si nous profitons assez peu des attraits de la vie urbaine. Avec un bébé à la maison, on est moins «sorteux». J’adore faire les courses à pied, aller à la bibliothèque ou voir un film au Beaubien. Ce que j’apprécie beaucoup aussi, c’est d’avoir de la visite, des amis qui viennent souper ou des voyageurs de passage qui arrivent avec leur pyjama. J’ai grandi à Québec. Avec la famille de mon père au Saguenay et celle de ma mère en Gaspésie, Québec était un passage obligé pour la parenté et on avait souvent des visiteurs et des visages inhabituels à notre table. J’ai toujours aimé ça.
Être locataire est un autre aspect intéressant. Une maison vient nécessairement avec des travaux d’entretien et les dépenses qui y sont reliées. Depuis un an, notre budget habitation est fixe et toutes les fins de semaines sont disponibles pour une escapade en campagne… ai-je besoin de mentionner que j’aime ça ?
Bien sûr que le fait d’avoir remplacé nos deux voitures récentes par une vieille bagnole payée comptant nous a aussi donné «de la marge de manoeuvre» (comme dirait Mario Dumont) pour se payer notre Gerry et sortir de la ville dès qu’on en a envie.
Le plus drôle, c’est que j’ai fait un paquet de calculs qui m’ont convaincu qu’il est plus avantageux, financièrement, de rester locataire. On a donc reconduit le bail et s’il n’en tient qu’à moi, on est ici pour plusieurs années.

Beaucoup de monde ce soir au lancement des trois livres de nos amis blogueurs. Je trouve que c’est une merveilleuse idée d’avoir édité des blogues et de mettre sur du vrai papier d’aussi bons textes… c’est absolument mérité. Bien sûr, j’ai fait un groupie de moi-même et j’ai fait la file pour pouvoir faire autographier mes livres.

Faudra cependant que j’attende mon tour pour les lire…
Je viens de tomber en bas de ma chaise en lisant ça dans le journal :
Dans un discours devant des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), mercredi, M. Boisclair avait raconté que lors de son court séjour d’étude à Boston, il avait été surpris de constater que le tiers des étudiants inscrits au programme de premier cycle universitaire «avaient les yeux bridés».
Pour le directeur du CRARR, Fo Niemi, l’expression «yeux bridés» est chargée de mépris et teintée de racisme. Dans un communiqué, il exige, au nom de la communauté asiatique, des excuses formelles de la part de M. Boisclair.
Mon propos n’est pas partisan. Boisclair ou n’importe qui d’autre, je dirais la même chose… Faudrait juste m’expliquer : «Yeux bridés», une expression chargée de mépris et teintée de racisme ? Non mais. J’ai vérifié dans mon dictionnaire, l’expression y est et il n’est nullement question de mépris. Si quelqu’un dit de moi que je suis un grand brun barbu, est-ce que je dois demander des excuses formelles ?
Le comble serait que Boisclair s’excuse. Tiens, s’il le fait, je vote pour les verts ! Promis.

C’est beau la nature ! Thaïlandais au menu en fin de semaine.
(une photo, à la manière de Petits objets de monsieur Matthieu)
Le sport du débat électoral est comme le sport professionnel «ordinaire», on écoute la «game» attentivement pour comparer nos impressions à celles des gérants d’estrade. Ça fait partie de l’exercice… et du plaisir. J’aurais aimé avoir trois télés et six oreilles pour ne rien manquer de l’après-match d’hier.
Sauf que, avec un débat aussi serré que celui d’hier, j’ai vraiment l’impression que chacun déclare gagnant celui qui avait déjà sa préférence. Ce qui fait que j’ai l’impression ce matin de découvrir les choix politiques et de savoir comment vont voter un tas de journalistes, commentateurs et blogueurs.
En tout cas moi, c’est André en premier, Mario en deuxième et Jean qui ferme la marche.

Si, comme moi, vous aimez Zachary Richard, allez acheter son dernier album qui est vraiment excellent. Du pur bonbon. J’ai déjà hâte de mettre la main sur les partitions pour pouvoir chanter quelques tounes de Lumière dans le noir cet été autour du feu.

Ai-je besoin de spécifier de qui s’inspire cette petite souris de 18 mois qui passe la balayeuse (très consciencieusement) à grandeur de la maison ?
Parlant de la charmante Sophie, elle a reçu une copie presque finale de son livre, avec la mise en page, les illustrations de Ygreck, les tableaux et tout. Vraiment excitant de voir ça ! C’est passé de projet à livre concret tout d’un coup. J’ai vraiment hâte de tenir dans mes mains cette année de travail de ma blonde. Théoriquement, il sera sur les tablettes dans moins d’un mois.

Finalement, le Winnebago à 450k$ d’hier, c’est juste pour la classe moyenne. Les vrais riches eux, ils s’offrent quelque chose comme ça !
Étrange après-midi aujourd’hui à faire semblant de magasiner un «véhicule récréatif». Je voulais aller faire un tour au salon du VR pour magasiner un support à vélo et un panneau solaire pour Gerry, j’ai constaté que j’aurais été nettement mieux d’aller magasiner chez les commerçants autour de chez moi (tout en économisant 36$). Ce salon est un paradis pour celui qui magasine une nouvelle roulotte, mais c’est assez ordinaire pour un «joyeux campeur» comme moi qui n’a aucunement l’intention de payer 600$ par moi durant 20 ans pour s’asseoir sur un fauteuil de cuir en camping !
Malgré tout, voici mes observations, en vrac :
- Il n’y a aucune limite à la démesure et au luxe.
- J’ai vu un motorisé «en spécial» à 454 000 $
- Plusieurs modèles offrent une laveuse et une sécheuse à linge ! Certains ont même des télés à l’extérieur et d’autres… deux salles de bain !
- Il semble y avoir une mode d’avoir un garage dans sa roulotte (histoire d’apporter les autres jouets motorisés)
- Mon préféré du jour fut celui-ci, offert à 124 000 $
- J’ai envie de m’acheter un GPS, avez-vous des conseils ou suggestions ?
- Message pour l’ami Éric : Oui, y avait deux Airstream, une 27 pieds et le nouveau Basecamp.
- Je peux cesser de rêver aux modèles construits sur un Dodge Sprinter… la tête me touche au plafond.
- Je n’ai pris qu’une seule photo et elle n’a rien à voir avec les VR.

J’ai affreusement hâte de partir sur la route avec Gerry et ma famille. Nos places sur le bateau pour les Îles de la Madeleine sont déjà réservées. C’est bien drôle de parler camping, mais ce n’est rien en comparaison à un vrai départ !
Pas loin au fond de moi sommeille un petit garçon qui aime beaucoup les gros tracteurs. Quand c’est soir de déneigement dans ma rue (comme ce soir), j’ai le nez collé dans la vitre pour profiter du spectacle. Et ce soir, j’en ai eu pour mon argent !

Premier acte : Tôt dans la soirée, un voisin est resté pris dans la neige poussée par la première «gratte». Il pelletait en sacrant à tue-tête contre les déneigeurs. Je l’ai même vu graver dans la neige avec sa pelle un message à l’intention du conducteur. Certainement pas une invitation à prendre une bière après son quart de travail.

Clou du spectacle : Plus tard, une grosse niveleuse est restée prise elle aussi. Ne pouvant plus bouger sans risquer d’accrocher une voiture stationnée, ils ont tenté plusieurs manoeuvres avant d’appeler la police pour faire déplacer la voiture. Y’avait tout un embouteillage de camion à neige derrière.
Tout est bien qui finit bien. La souffleuse a ramassé toute cette neige et moi… je vais me coucher !
Comment va votre campagne électorale ? Ici, c’est la déprime. Une campagne comme je ne veux pas en avoir. Il se dit des conneries de tous les côtés, il n’y a pas d’originalité, pas de passion… sauf, peut-être une certaine lueur chez Québec Solidaire et les Verts. Leurs interventions semblent toujours plus vraies et leurs idées toujours meilleures. Je suppose que c’est plus facile quand les chances d’accéder au pouvoir sont inexistantes.
Je suis souverainiste, très souverainiste même. Personne ne m’a encore convaincu des bienfaits de la fédération canadienne et j’en ai ma claque des tiraillements perpétuels entre les trois paliers de gouvernement. Je considère que le Québec ferait un magnifique pays et je n’arrive pas à comprendre de quoi on a peur ? C’est mon opinion.
Le petit André me déçoit et ses sondages sont mauvais. Je ne suis certainement pas suffisamment de gauche pour voter Québec Solidaire et quand je regarde dans les autres camps, je ne vois rien qui me plaise. Je vois notre PM qui sort de sa tanière aux quatre ans pour faire des promesses, qui sont immanquablement les mêmes. Il tient un discours de «cassettes» recyclées de l’élection de 2003. Campagne de peur, campagne d’accusations, campagne où on attire l’attention ailleurs et où on triture les chiffres pour améliorer son bilan… c’est malsain, c’est sale, j’haïs ça.
Mario. Il à l’air «ben fin» Mario, il a mon âge et tout. Mais il est tout seul Mario et nous sert une belle démonstration d’électoralisme. À chaque jour il fait des promesses qui semblent directement tirées des sondages. Les Québécois veulent un bulletin chiffré ? Promettons-en un. Les Québécois ne comprennent pas l’utilité des commissions scolaires ? Abolissons-les. Sa promesse du 100$ par semaine par enfant ne fait aucun sens, surtout en ajoutant qu’il veut rembourser la dette et investir à gauche et à droite. Cette logique fait des bons clips aux nouvelles et attirera certainement des votes, mais dans la vraie vie… il fera comment ? L’argent ne pousse pas dans les arbres ! L’autonomie, c’est bien beau en parole, mais dans la vraie vie ? À sa défense, je suppose que ce n’est pas évident dans le système électoral québécois de se monter une bonne équipe et d’avoir les moyens d’affronter un parti qui a les coffres bien remplis comme les Libéraux.
Donc, j’ai toujours voté PQ. Pas parce que j’approuve à 100% tous leurs gestes… évidemment ! On est plus dans une logique du «moins pire» pimenté par mes convictions souverainistes qui pèsent lourd dans la balance. Sauf que cette année, j’hésite. Si les libéraux sont destinés à me faire rager durant un autre mandat, pourquoi ne pas voter pour un tiers parti ? J’aimerais bien voir d’autres partis à l’Assemblée nationale. Il me semble que la belle passion qui les anime devrait avoir au moins une voix au gouvernement ? Malheureusement, je ne suis pas dans la bonne circonscription (à 4 rues près) pour aider Françoise David à gagner son siège au Parlement et dans notre système actuel, voter pour un tiers parti revient bien souvent à annuler son vote.
Alors, c’est la déprime. Vivement un grand changement dans la façon de faire la politique. Il faut rendre tout ça plus intéressant pour la population, parce que c’est important. On vit en société et il faut des chefs pour administrer le bien commun… on ne s’en sort pas.
Trop dans le jus avec mon boulot, je n’ai pas assez de temps à consacrer à mon blogue… ça me manque. C’est comme une drogue d’écrire des petits bouts de textes ici.
En attendant, j’affiche quelques images de notre périple touristique à l’insectarium et au Jardin botanique hier. J’ai vraiment aimé être survolé et entouré de centaines de papillons en liberté. Faudra que j’y retourne avec tout mon attirail de photo pour vraiment m’amuser avec ces si beaux sujets.
D’ailleurs, en plus d’observer les papillons, j’ai pu observer de nombreux photographes amateurs qui s’amusaient avec, pour certains, de l’équipement assez impressionnant.

Des fourmis très occupées à déménager une immense plante jusque dans leur fourmilière… vaillantes et puissantes ces petites bêtes !



L’ami Jean-Paul et moi étions accompagnés de cinq jolies demoiselles… presque assez pour faire ombrage aux papillons !

Des amis viennent nous visiter en fin de semaine et on prépare un peu de bouffe. Il était hors de question pour Agathe de ne pas participer ! Attention, on est pas ici pour s’amuser… c’est sérieux !
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