Archive | octobre, 2006

Je passe devant la porte du salon et elle est bien installée avec son nouveau copain et sa doudou sur le divan à regarder «Salut Bonjour» comme si sa vie en dépendait. Quand je me place entre la télé et elle pour la prendre en photo, elle penche la tête pour ne pas manquer une précieuse seconde de son émission ! Tout cela en suçant son pouce… bien sûr!
Si y a bien un comportement qui m’irrite chez l’être humain, c’est de jouer à l’important. Jouer à être trop occupé. «Scuzes-moi, je n’ai pas eu le temps !». On l’entend tellement souvent. Ne me lisez pas mal, je sais très bien qu’il y a des gens qui travaillent fort… mais je ne crois pas qu’autant de personnes soient si occupées.

Dans le train, mon voisin de siège lit un épais rapport dans une chemise verte depuis qu’il est à bord. Il sirote son verre de vin et savoure le Mini Babybel de son assiette de fromages (pour lesquels il a demandé un reçu… bien sur). Tantôt, un de ses collègues est venu jaser avec lui. Ils parlaient assez fort pour que la moitié du wagon puisse entendre. Ils ont échangé sur leurs horaires chargés durant plusieurs minutes, nous ont fait comprendre que c’est leurs secrétaires qui gère les réservations, un des deux a même allumé son ordinateur pour nous expliquer en détail son horaire de la prochaine semaine. Je peux vous dire que demain il devra coucher à Montréal parce qu’il a une «bien trop grosse journée». Deux bonshommes qui n’ont probablement jamais réussi à vider leurs boîtes vocales parce qu’ils sont bien trop occupés ! Une réunion par ci, un meeting par là, la rédaction de rapports, la lecture de rapports, une table de concertation, un comité, un cocktail… et on recommence !
Dans mon ancienne vie où je faisais affaire avec des multinationales et des organismes publics, ça me rendait complètement fou de devoir laisser 22 messages à quelqu’un avant que je finisse par l’attraper au vol parce qu’il avait fait l’erreur de décrocher son téléphone (quel geste d’inconscience !). Ça m’a déjà pris plus d’un an avant de rejoindre quelqu’un !!! C’est impossible être occupé comme ça. Je ne vendais pas des balayeuses Filter Queen ! Je vendais quelque chose d’utile pour ces entreprises, qui leur ferait sauver des sous et qui les aiderait chaque jour. Heille bonhomme, ton employeur te paie pour que tu regardes ce que j’ai à offrir, ça fait partie de ton travail. Ne t’inquiète pas, je vais prendre un rendez-vous à ta convenance avant d’aller te rencontrer (probablement pas avant plusieurs semaines par ce que ton horaire est bien trop chargé), je ne vais pas m’inviter à souper chez toi, ni même t’empêcher d’écouter le match à la télé. Est-ce que c’est trop te demander que de retourner mes appels ? Es-tu si important que ça ?
Heureusement, le milieu dans lequel j’évolue maintenant est plus relaxe et il est bien plus simple de parler avec la bonne personne sans se farcir des semaines de politesses sur boîtes vocales. Pourtant, je rencontre des gens qui sont, eux aussi, très occupés et qui oeuvrent dans un monde où tout va vite. Peut-être qu’ils n’ont seulement pas besoin de se donner de l’importance ? En tout cas, c’est bon pour mes nerfs.
Et soyez assuré que vous aurez toujours un retour d’appel avec moi !
J’avais trois-quart d’heure à tuer avant de reprendre le train… je les passe devant un verre de Bowmore 12 ans d’âge au bar de l’Aviatic Club. Y a pire comme endroit où attendre, et puis c’est tellement beau la vieille gare de Québec.
Je commence à écrire ce billet à quelque part à l’est de Drummondville et peut-être que je le terminerai à Laurier-Station… c’est que je suis dans le train. Je me disais justement que l’internet dans les trains, c’est la plus belle invention depuis la petite lampe de lecture au-dessus de ma tête. C’est l’fun prendre le train, surtout depuis que j’ai découvert qu’avec 20$ je peux me payer un chauffeur privé qui m’emmène à la gare dans son taxi. Très bon investissement, surtout avec le temps de canard qu’il fait aujourd’hui.
Je me rends à Québec pour installer demain ma seizième Casserole. Un client de plus à m’accorder sa confiance et équiper son entreprise de ce logiciel qui me sert de principal gagne-pain depuis un an. Ce seizième client en neuf mois me permet de dépasser l’objectif que je m’étais fixé d’en vendre quinze la première année… clap clap clap… oui, je suis fier. Mon père était commerçant, il achetait des choses pour les revendre. Il a fait ça toute sa vie, c’était un sacré vendeur. Il me disait toujours combien il aurait aimé avoir inventé quelque chose qu’il pourrait alors vendre. Ne plus être dépendant d’un fournisseur ou d’un fabricant. Parce que, si tu vends par exemple, des Honda et que Honda se met à fabriquer des voitures de merde et que plus personne n’en veut. T’as bien beau être le meilleur commerçant du monde, t’auras de la difficulté à t’offrir du Champagne.
En quelque part, je crois avoir bien entendu les conseils de mon père et avoir en partie réalisé son rêve. Mon logiciel est bien loin d’être une véritable invention, mais c’est quand même quelque chose que j’ai bricolé moi-même et que je peux vendre. Je me plais à appeler ça de «l’artisanat informatique». Je fais tout moi-même, patiemment, comme un artisan. Je ne veux pas la gloire et la fortune (juste assez pour un 5D), mes ambitions sont limitées et je place ma qualité de vie et la qualité de vie de ma famille au premier plan. Offrir le meilleur service possible à mes clients, être honnête et respecter mes objectifs. Tout cela en prenant le temps de voir grandir ma fille, de faire de la photo et d’avoir l’occasion de battre ma blonde de façon régulière (lâchez ce téléphone et excusez-vous à la dame du 911… c’est au Scabble que je la bats).
Voilà mon projet. J’ai vu mon père bûcher fort toute sa vie pour finir par se faire baiser par son principal fournisseur… c’est très ingrat parfois la vie de commerçant. J’espère que, là-haut sur son nuage, il goûte un peu le bonheur de son artisan de fils.
Ce matin, plein de bonnes intentions, j’ai enfilé mon imperméable et mes bottes de caoutchouc pour aller photographier la pluie derrière la maison. Malheureusement, je n’ai rien ramené d’intéressant sur ma carte-mémoire, le temps est moche, le photographe aussi.

Au moins, en rentrant, je suis tombé sur ce chat bien installé au sec… en dessous du balcon. «Ne vous dérangez pas Monsieur le chat, je prends ma photo et je rentre me réchauffer».

Je viens tout juste de voir une publicité pour un EOS-5D dans la colonne de gauche de mon propre blogue… je ne sais pas pour vous, mais moi je dis que c’est un signe !
Ne reste plus qu’à trouver une valise pleine d’argent quelque part.

Du bonbon ! Je viens de terminer le dernier Paul, Paul à la pêche. J’avais adoré les quatre premiers volets, celui-ci m’a touché encore plus que les autres, probablement parce que certains sujets abordés sont encore plus près de moi : le virage informatique dans le monde du graphisme, l’amitié, le quartier Rosemont, la pêche et… la paternité. J’ai lu pas mal de bédés dernièrement et j’en ai lu des pas piqués des vers comme Blankets ou Pilules Bleus et, malgré cela, je place la série de Michel Rabagliati dans le haut de ma liste et dans une case importante de ma bibliothèque. Ceux-là, pas question de les emprunter, je les veux pour moi pour pouvoir les relire encore et encore. Vraiment, du bonbon (ça adonne bien avec l’Halloween).
Un jour, si vous passez par ici M. Rabagliati, sachez que je suis à un cheveu de la vénération !
Hier, juste avant le souper, je décide d’aller relaxer quelques minutes dans la baignoire (et en profiter pour lire quelques pages du nouveau Paul). Comme à chaque fois qu’on prend un bain dans cette maison, Agathe arrive en troisième vitesse dans la salle de bain et tente d’enjamber le bord de la baignoire pour venir nous rejoindre ! Avec un père qui adore l’eau et une mère qui prend son bain deux fois par jour, vous me direz que c’est normal. Elle a un ADN de poisson !
Je vous raconte ça pour vous dire que c’est hier, à 13 mois jour pour jour que la souris a découvert que les garçons et les filles sont faits différemment. Elle regardait avec beaucoup d’intérêt et j’étais certainement le plus gêné des deux !

Même si les critiques ont été plutôt tièdes, j’avais envie de voir Cheech au cinéma pour pouvoir comparer avec la pièce de théâtre dont j’avais gardé bon souvenir. J’y suis allé ce soir. Premièrement, j’ai dû me rendre à l’évidence : je ne me rappelais plus vraiment de l’histoire de la pièce. Alors, pour la comparaison, on repassera. Deuxièment, j’ai vraiment aimé le film ! Je ne comprends pas ce que les critiques ont eu à redire. De bons personnages, une histoire qui se tient et plutôt bien filmée. J’y allais un peu à reculons… ça m’apprendra à lire les critiques. Si vous hésitiez, je pense que ça vaut la peine.
Petite question en passant : Pourquoi on met en évidence dans le générique d’ouverture : «Distribution des rôles : Madame Unetelle» alors que c’est, à une exception près, la même distribution que dans la pièce ?


À chaque lundi soir, devant ma télé et le téléroman Annie et ses hommes, je m’extasie devant le talent de l’acteur Marc Béland qui interprète le personnage de Renaud. Je me dis à chaque fois qu’il faudrait que j’en parle sur mon blogue (voilà qui est fait). Pour ceux qui ne suivent pas l’émission, Renaud est un grand adulte souffrant qui présente une déficience mentale intellectuelle. On y croit dur comme fer. Tellement que ça fait bizarre de voir le même Marc Béland jouant d’autres personnages. J’aime toujours les épisodes qui, comme hier, mettent à l’écran le personnage de Renaud !
Dans les commentaires du billet précédent, quelques questions ont été posées, voici mes réponses :
Premièrement, Daniel mentionne qu’il ne faut pas oublier d’acheter une pile supplémentaire, un sac de transport, un trépied et un flash. Il a bien raison. Heureusement, on peut procéder par étape et répartir la dépense. L’achat d’un reflex numérique est souvent le début d’une série d’achats, on veut des objectifs et plusieurs accessoires.
Anne-Marie demande l’équivalent du Nikon D50 chez Canon ? L’entrée de gamme chez Canon est le Rebel XTi qui est un peu plus cher que le D50. Par contre, il est peut-être encore possible de trouver un Rebel XT à bon prix.
Cyril parle du Pentax K10D. Effectivement, Pentax et Minolta (maintenant vendu par Sony) offrent d’excellents boîtiers. Malheureusement, la gamme d’objectifs plus limitée est, à mon avis, un frein pour les passionnés.
Fanix veut savoir pourquoi le mode RAW ? Pour pouvoir réellement «développer» nos photos dans l’ordinateur. J’expliquerai plus en détail dans un prochain texte, mais pour faire une histoire courte, je dirai que le mode RAW permet d’avoir le contrôle sur plusieurs des opérations qui sont habituellement effectuées par l’ordinateur interne du boîtier.
Guy et Alexandre demandent quel logiciel de gestion de photos utiliser ? Présentement je suis très emballé par Adobe Photoshop LightRoom qui offre plusieurs fonctions en plus de simplement classer les photos. Il «développe» le mode RAW, permet d’ajuster les couleurs, de recadrer, d’imprimer, de faire des diaporamas et de galeries Web. Je sais que plusieurs (dont Mario) apprécient énormément Aperture d’Apple qui est un compétiteur direct.
Il existe aussi des solutions axées sur le classement et le tri, comme iView Media Pro, Adobe Photoshop Elements (sur Windows) et Picasa de Google. Personnellement, je préfère un logiciel plus puissant.
J’ai reçu un message d’Anne-Marie, une lectrice de ce blogue qui me demande mon avis sur l’achat d’un reflex numérique. Puisque c’est une question qu’on me pose à l’occasion, je me suis dit que le temps était venu de me botter les fesses et d’écrire un bout de texte sur le sujet. Alors, pour le bénéfice d’Anne-Marie et de tous mes autres aimables lecteurs, voici les humbles conseils de photosmax :

1. Posez-vous la question : suis-je fait pour un reflex ? L’appareil de type reflex est l’outil pour réussir presque n’importe quel type de photos, mais il ne convient pas à tout le monde. Il coûte plus cher, il est plus encombrant et plus lourd que l’immense majorité des appareils compacts sur le marché. Si vous aimez ramener des souvenirs de voyage et que le produit final ira invariablement dans un album format 4×6 po. Je pense qu’un compact sera votre meilleur compagnon. J’en avais déjà parlé ici. Si, par contre, vous aimez «faire de belles images», que vous cherchez la «belle photo» plutôt que le souvenir, que vous voulez explorer la profondeur de champ, les effets de vitesse, la photo de nuit… et que vous êtes prêt à transporter un appareil plus lourd (et ses accessoires) en voyage pour le seul plaisir d’apprécier quelques photos d’exceptions, vous êtes peut-être candidat pour un reflex.
2. Un reflex numérique fera de bonnes images. Bien sûr, certains sont meilleurs que d’autres et possèdent des fonctions plus avancées, mais gardez toujours en tête que le modèle d’entrée de gamme peut faire d’aussi bonnes photos que le modèle le plus professionnel avec un objectif équivalent. La différence de prix vous offrira une meilleure construction et un meilleur taux de réussite. Les appareils pros sont plus rapides, autant pour déclencher que pour s’ajuster (autofocus, mesure de lumière, etc), ils réussiront généralement à bien exposer un plus grand nombre d’images, surtout dans des conditions difficiles, que les modèles moins chers. Pensez aussi que les pros ont besoin d’une machine fiable et robuste pour gagner leur vie. Je ne vous conseillerai pas un modèle plus qu’un autre. Allez-y avec vos goûts et votre budget. Les marques Nikon et Canon offrent les gammes d’objectifs et d’accessoires les plus complètes, ce qui en fait les choix préférés de plusieurs.
3. La qualité d’image passe par les objectifs. Ceci est une règle d’or, c’est l’objectif que vous installerez sur le reflex qui forme l’image captée et puisqu’aucun capteur n’est vraiment mauvais, investissez dans de bons objectifs. Une fois le rideau ouvert, il n’y a que le capteur et l’objectif qui vont influencer la qualité de l’image. De toute façon, contrairement à l’électronique, la valeur des objectifs reste élevée et la gamme ne se renouvelle par trop rapidement, ce qui a pour effet de protéger l’investissement.
4. Achetez une 50mm F1.8. Entre 100$ et 200$, c’est l’aubaine de toutes les aubaines. Grande ouverture, poids plume, bonne qualité optique et petit prix. Vraiment un «must» dans le sac photo du propriétaire d’un reflex numérique.
5. Pensez logiciels et ordinateur. La chambre noire moderne est l’ordinateur. À quoi bon avoir un kodak de 3000$ si on traite ses images sur un écran de mauvaise qualité et un ordinateur trop lent ? Personnellement, j’utilise un Mac et un bon écran. Pensez aussi à explorer Photoshop (peut-être prendre un petit cours) et à vous équiper d’un bon logiciel pour trier et classer vos images. Vous prendrez des milliers de photos avec votre reflex… il faut pouvoir les retrouver.
6. Faites des backups. Ai-je besoin de développer sur le sujet ?
7. Lisez le livre d’instructions. Combien de fois j’ai rencontré des gens qui ont un reflex numérique et qui ne quitte jamais le mode «tout automatique». La beauté du reflex numérique est de pouvoir l’ajuster de toute les façons pour réussir des images dans toutes les conditions, il est important de maîtriser ses fonctions !
Et pour finir :
- Oubliez les mégas-pixels
- Acheter une carte-mémoire rapide
- Photographiez en mode RAW
- Informez-vous, il existe des tonnes de bons sites web
- Photographiez beaucoup et triez serré !
Bonnes photos !
J’ai porté durant onze hivers le même manteau. Il va sans dire que je l’aimais bien, juste assez chaud, juste assez frais, juste parfait !

Cet après-midi, je suis allé m’en acheter un exactement pareil, même modèle, même taille… j’ai seulement changé la couleur. J’espère qu’il me durera onze hivers lui aussi.
Conservateur de même… je vais me présenter aux prochaines élections !
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