Archive | mars, 2006

Québec = Ashton

Poutine

Elle était vraiment bonne !

Et je signale à la charmante Sophie que je n’en ai pris qu’une petite…

Québec

Depart aujourd’hui, direction Québec.
Sans la famille mais avec Raoul.
Raison du voyage : La Casserole.
Durée du voyage : 6 jours.

J’ai peur de m’ennuyer.

Pourquoi la ville

Depuis que nous avons pris la décision de déménager en ville, plusieurs me regardent d’un air interrogatif. On me demande pourquoi on a fait une telle chose. J’ai entendu : «C’est mon rêve, la vie à la campagne», «vous aviez une si belle maison», «la ville, ça pue !», «ce n’est pas un endroit pour élever un enfant». On se demande pourquoi on redevient locataire ? Pourquoi pas la banlieue ? Bien sur, ces phrases et ces questions me tournent dans la tête et je mijote afin de mieux comprendre nos motivations. Voici l’état de ma réflexion.

L’endroit. Notre belle maison était située en haut d’une grande côte, sur un cul-de-sac en gravelle. En bas de la côte, il y a une route assez passante où il n’est pas agréable de marcher. Il y a bien un lac à 10 minutes de marche, mais il est entouré de terrains privés et il est impossible d’y mettre l’orteil. Pas de sentiers à moins de prendre la voiture. Parlant de voiture : 10 minutes pour l’épicerie, 15 minutes pour Saint-Jérome et 50 minutes pour Montréal. La conséquence de ces distances : Peu d’amis viennent nous visiter, il nous faut deux voitures et quand on «va en ville», on y passe nécessairement la journée parce qu’on a accumulé une longue liste de commissions. Si vous voulez vivre à la campagne, choisissez bien l’emplacement.

L’ennui. La campagne est l’endroit idéal pour relaxer quand on mène une vie mouvementée. À l’époque où travaillais souvent sur la route, où je visitais plusieurs régions du Québec et je rencontrais des tas de gens, j’aimais revenir à la maison et profiter du calme de la campagne qui faisait contraste avec ma vie professionnelle. Le travailleur autonome que je suis devenu s’emmerdait royalement dans son petit bureau, en pyjama toute la journée avec son accès internet par satellite. Même chose pour Sophie, qui a beaucoup diminué ses activités professionnelles depuis qu’Agathe est avec nous.

L’argent. Devenir locataire peut sembler étrange, mais on voulait être installé confortablement et les maisons sont trop chères à Montréal. À mes yeux, pour être heureux en ville, il faut être bien logé et bien situé. La location nous offre la solution sans tracas. Pas de rénovations, pas d’entretien et toutes les fins de semaines libres pour voyager avec Raoul. L’autre aspect monétaire important, c’est les bagnoles. Une voiture de moins, ça paraît beaucoup dans le budget. Sans parler de l’essence et de tous les frais associés à de hauts kilométrages.

La famille. Honnêtement, je n’avais pas envie de voir Agathe grandir toute seule sur sa montagne. Faire 30 minutes d’autobus jaune pour aller à l’école. J’ai vécu mon enfance dans une banlieue qui n’était pas desservie par les transports en commun… c’est désagréable pour un jeune d’être dépendant de ses parents pour toute forme de déplacement. L’autre aspect important est d’actualité présentement : Sophie avait envie de rester à la maison avec Agathe… et je pense qu’Agathe avait envie de passer ses journées avec sa maman. Étant deux travailleurs autonomes, nous ne pouvons compter que sur nous pour subvenir aux besoins de la famille. Plutôt que de devoir travailler comme des fous pour payer la maison et son entretien, les voitures et la garderie, on a fait le choix de réduire les dépenses et de mettre notre fille au centre de nos vies. On pouvait le faire et on avait envie de le faire… alors, go !

La business. Ma clientèle est principalement en ville, celle de Sophie aussi.

La nature. J’aime la nature. Je suis le plus heureux des hommes auprès d’un feu de camp, dans un canot ou en randonnée… Des choses que je ne faisais pas plus souvent à partir de ma maison de campagne que de tous les autres endroits où j’ai habité. En plus, on a Raoul, le plus merveilleux des véhicules pour s’évader et aller dormir sous les étoiles.

La culture. Si vous me lisez depuis quelque temps, vous savez que j’aime aller voir des spectacles, aller au cinéma et manger au restaurant. Ici, je feuillette le Voir et je deviens fou. Y a tellement de choses à voir à Montréal, tellement d’activités, tellement de vie.

La vie sociale. Bien de gens s’installent en campagne pour s’isoler. Ils ont mené une vie active, approchent de la retraite et achètent la maison la plus éloignée, celle qui est derrière les plus gros arbres. Ils y vivent tranquillement, sans déranger personne. Difficile d’avoir une vie sociale dans un tel contexte. Moi, je n’ai pas envie de vivre comme un ermite, j’ai envie de souper avec des amis, de rencontrer des gens, de voir de l’action.

Si un jour je retourne vivre en campagne ce sera fort de cette expérience et j’y irai certainement d’une tout autre façon.

Qu’en pensez-vous ?

Billets

J’ai une paire de bons billets pour «le Mystère d’Irma Vep», samedi soir prochain (1er Avril) à Saint-Jérome. Je ne pourrai pas y aller, alors je laisserais les deux pour 35$ (payé 35$ chacun).

Contactez-moi ici

MàJ : Trop tard, un preneur s’est manifesté.

Barbe

Barbe_1

Voilà que je suis «tendance» ! Moi qui pensait être seulement «paresseux»…

Petit bonheur

Morceau_de_sucre

Très simple :
Râper un peu de sucre du pays sur de la crème glacée ou du yaourt à la vanille. Prenez une très petite cuillère (pour faire durer le plaisir) et vivez un pur moment de bonheur !

Ça pousse

Printemps

C’est un beau signe de printemps ça ! Photographié hier devant une maison sur ma rue.

Je suis allé à St-Hippolyte hier chercher le courrier et remettre mon trousseau de clés aux nouveaux propriétaires. C’est à peine 45 minutes de voiture et pourtant la neige est encore le personnage principal là-bas. Définitivement, déménager à la mi-mars était une excellente idée !

Au retour, j’ai bifurqué vers Saint-Jérome, car j’étais l’heureux propriétaire d’une paire de billets pour le nouveau spectacle d’Yvon Deschamps. C’était le spectacle où il partage la scène avec sa femme, Judi Richards. Elle est bien sympathique et possède une jolie voix, mais c’est bien certain que durant sa demi-heure, on avait hâte que le Maître revienne derrière son micro. C’était la première fois que je le voyais sur scène… il est tout simplement fantastique. J’en aurais pris encore deux heures même si j’avais mal aux joues. Entre autres, il nous a piqué une sainte colère à propos de l’aéroport de Mirabel comme lui seul sait le faire. Il est tellement drôle quand il est fâché ! Je me sens privilégié de l’avoir vu en spectacle.

Appartement

Agathe_evier

On m’a demandé des photos de l’appart… après avoir vu celles de la maison sur le site de l’agent d’immeuble, je suppose que ça paraissait normal. Alors j’en ai pris. Puis, j’ai changé d’idée. Question de gêne, questions de pudeur ? Je ne sais pas, une espèce de ligne à ne pas franchir. Il faudra vous contenter du décor sur les photos d’Agathe pour satisfaire votre curiosité !

Une autre mesure

J’ai mesuré le trajet ce midi. D’ici à la station de métro la plus proche (St-Michel) : 20 minutes. Marché à vitesse moyenne par cette belle journée de printemps avec Agathe qui roupille dans son sac, sur mon dos. De mon point de vue, le printemps est arrivé brutalement cette année, je suis passé des 4 pieds de neige de Saint-Hippolyte à la pelouse de Montréal tout d’un coup. Cool.

Babillages

Échantillon de ce que j’entends parfois durant mes journées de travail. Alors, pour faire mon téteux, voici 30 secondes de la plus belle musique pour mes oreilles de papa.

En feu !

Agathe_avec_journal

Grosse journée aujourd’hui. Beaucoup de boulot, l’agréable visite d’un vieux pote de Québec et une petip’souris littéralement en feu. Elle a fait le party toute la journée ! Peu de lait, rares dodos, un peu de chignage, plein de babillage, un combat avec mon journal et une maman qui suit le spectacle avec un sourire amoureux sur les lèvres. Même une ballade en poussette n’a pas eu raison de son énergie… sans doute une première !

Agathe_devant_tele

Heureusement, la souris c’est ramollie en fin de journée et dort présentement comme un petit ange. À mon tour d’aller recharger ma pile… une autre grosse journée s’annonce pour demain.

Exploration

L’exploration de mon quartier est commencé. Avec mon amoureuse et la petip’souris sur mon dos, on a marché plus d’une heure. J’ai trouvé deux piscines, une bibliothèque, des sushis, une librairie, des cafés, une boulagerie, plein de restos… et j’ai mesuré le trajet jusqu’au cinéma Beaubien : 15 minutes ! Je suis comme un enfant dans un magasin de jouets.

Super Raoul !

Truck

Le véhicule d’aventure ultime ! C’est la deuxième fois que je tombe sur des photos de ce camion… il est incroyable. Ce qui me plait le plus, c’est la cafetière expresso et la petite table de travail avec un beau Powerbook.

Me semble de me voir arriver avec ça à la prochaine rencontre de mon club de West !

Remarquez que j’ai donné un grand coup de Velvia Vision sur la photo originale.

BMW 328i

Le copain Éric vend son gros char… Si jamais ça vous intéresse, je sais que la bagnole est en excellent état. Les détails sont ici.

Déménagement

Vendredi matin, je me suis réveillé dans une maison quelque peu étrange. Toutes nos affaires dans des boîtes rassemblées dans la salle à manger, plus rien dans le frigo, une chambre d’enfant sans son occupante, des gardes robes vides, un bureau abandonné. Une maison qui s’apprêtait à entamer une nouvelle vie.

Debout à 5h, j’avais fait beaucoup de choses quand les déménageurs sont arrivés. Raoul était plein, les dernières bricoles empaquetées, ne restait plus qu’à les regarder faire leur travail. Je croyais recevoir le trio de déménageurs habituels : Le grand épais, le vieux avec la cigarette au bec et le boss qui hurle. Pas cette fois, s’était plutôt trois jeunes sympathiques arrivés dans un camion flambant neuf. Le plus costaud des trois était le propriétaire, un gars de mon âge qui enseigne la semaine dans une école primaire et fait du déménagement comme «à côté». La charmante Sophie a, quant à elle, remarqué ses muscles et ses belles grandes mains… haaa les filles !

Demenagement

Peut-être que le vieux Raoul avait la nostalgie de la campagne, toujours est-il qu’il m’a fait une belle frousse en refusant de démarrer. Je devais libérer l’entrée pour laisser la place au camion, mais j’avais beau tourner la clef… rien ! Je la tournais encore… rien. Un instant je me suis vu arriver à Montréal comme passager à bord d’une remorqueuse et ça ne me plaisait pas du tout. C’est juste au moment où les déménageurs ont proposé de pousser le West hors de l’entrée que j’ai (enfin) entendu le démarreur se réveiller et le vieux moteur sortir de sa noyade dans un grand nuage bleu. Ouf.

La chose qui m’inquiétait le plus dans ce déménagement, c’était ma bibliothèque. Gentiment surnommée «le montre» elle est grosse… vraiment grosse. Je l’ai fabriqué moi-même, en bois franc, sans me soucier des cadres de porte, du nombre de bras qu’il faudrait pour la transporter ou de la façon dont les corridors sont placés dans les appartements de Montréal. Elle ne passe pas partout et pèse au bas mot une demi-tonne. Bien qu’elle ait quitté la maison en douceur, l’entrée dans l’appartement fut une tout autre histoire. À quatre hommes, il a fallu la basculer par dessus le balcon et la faire glisser dans le bureau avec mille précautions et quelques gouttes de sueur. Un instant, j’ai cru qu’elle ne passerait pas… mais le miracle s’est accompli, on aurait dit qu’elle avait été conçue pour entrer par là… où que l’appart avec été pensé afin de l’accueillir ! Quelques millimètres plus haut ou plus large et «le Monstre» se retrouvait sur le trottoir avec une belle affiche «à vendre» !

À la fin de la journée, fatigué mais heureux, j’ai retrouvé ma blonde et ma fille au milieu d’une montagne de boîtes et de meubles. La fin de semaine a été sacrifiée à la tâche et ce matin, je suis très bien installé, au boulot… à Montréal. Je crois m’être approché, comme jamais auparavant, du bureau de mes rêves. De l’espace, une grande bibliothèque pleine de livres, un fauteuil confortable, deux fenêtres, de la musique et mes ordinateurs… amenez-en des projets !

Maintenant, j’ai hâte d’aller explorer mon quartier. Déjà, j’ai découvert la petite épicerie fine à deux coins de rue, le dépanneur de l’autre côté, quelques places à essayer pour déjeuners et un mauvais livreur de pizza. Demain, j’expérimente le trajet jusqu’au cinéma. Présentement, Sophie est dehors avec Agathe, à sillonner le secteur. Moi, j’attends monsieur Videotron qui va venir connecter son gros fil jaune dans l’après-midi. C’est bien simple, j’entends les mots «haute vitesse» et j’ai un frisson…

Mon cher blogue, je suis désolé de t’avoir abandonné aussi longtemps, je crois bien que c’était une première… Rassure-toi, je suis de retour.