Archive | février, 2006

Je poursuis mes expérimentations avec Velvia Vision. Il faut dire que ça donne le goût de l’été (et de l’automne) avec ses belles couleurs chaudes. Le décompte est commencé… 3 semaines avant la fin de l’hiver !
Des heures l’oreille collée sur le combiné et les doigts sur le clavier pour faire les mille et un changements d’adresse chez nos «fournisseurs». Je pense que je n’ai rien oublié : le téléphone, l’électricité, le cellulaire, le câble, l’internet, la banque, les cartes de crédit, les assurances-auto et habitation, le gouvernement provincial, le gouvernement fédéral, la SAAQ, le CAA, la Presse, quelques magazines et quelques clubs… ouf !

La palme de la perte de temps : Le gouvernement fédéral qui demande un niveau de sécurité incroyable pour un simple changement d’adresse. En plus des renseignements standard, ils m’ont demandé le montant inscrit à une certaine ligne de mon rapport d’impôt et m’ont même envoyé un code d’accès par la poste pour valider mon identité !
La palme du moins sécuritaire : Visa Desjardins, c’est un robot qui nous demande notre nouvelle adresse et hop, le dossier est changé. Il ne demande ni mot de passe, ni date de naissance… rien ! N’importe qui pourrait changer l’adresse de mon compte à partir d’un slip visa !!!
La palme du plus sympathique : Assurance Desjardins, où je suis tombé sur une très gentille demoiselle qui laissait entendre un magnifique sourire (et qui a baissé ma prime substantiellement).
La palme des plus pittoresques : Xplornet où le bel accent du Nouveau-Brunswick resplendit !
La palme des plus désagréable : Xplornet encore, qui veulent me faire payer tout le restant de mon contrat à 60$ par mois… Grrr. Elle me dit «vous n’avez qu’à emporter l’antenne avec vous à Montréal !». Moi : «Ben oui, ça me tente de payer 300$ d’installation et 60$ par mois alors que Videotron m’offre 10 fois la vitesse pour 38$».
J’ai une belle antenne bidirectionnelle neuve à vendre, pas cher…

Je profite de vous, lecteurs, pour me faire un peu de publicité. J’aimerais simplement amener à votre attention l’objet de mon labeur des derniers mois : La Casserole ! Le premier logiciel «commercial» proposé par ma nouvelle entreprise. J’avais commencé à le construire à l’époque où j’étais graphiste et copropriétaire d’une petite boîte à Québec. Durant la dernière année, j’ai réécris le tout avec ma nouvelle expérience et la toute dernière version de FileMaker. Je crois que La Casserole propose exactement ce que n’importe quel studio de création recherche. Que se soit en graphisme, en interactif, en Web, en design ou en communication, si vous comptabilisez du temps sur différents dossiers, si vous avez l’impression que tout va trop vite et que (peut-être) vous en oubliez de temps en temps… il faut jeter un coup d’oeil à mon logiciel. Et puis… parlez-en à votre entourage ! Merci d’avance.
Reprenons maintenant le cours normal de ce blogue !

Je suis tombé sur un vieux CD de photos en faisant des boîtes. L’époque où je faisais numériser mes négatifs. Un CD plein de souvenirs d’un voyage à New-York que j’avais fait avec un groupe de copains à l’été 2001, juste avant «les événements» de septembre. Regarder ça m’a donné le goût d’y retourner. J’ai vraiment de bons souvenirs de ce voyage, où j’allais un peu à reculons : sillonner à pied cette incroyable ville dans tous les sens, le souper de ma fête sur la terrasse d’un resto indien, la soirée dans un petit bar de jazz, les musées, les parcs, le métro, les soirées à l’hôtel à boire de la bière light !

Je constate que je viens d’énumérer plusieurs des éléments qui motive notre retour en ville. Tomber là-dessus aujourd’hui… hasard ?
Agathe fait ses nuits depuis le début janvier, généralement elle se couche vers 21h30 et dort jusqu’à 7h. Cet horaire est suffisamment régulier pour que toute la famille soit presque assurée de profiter d’une bonne nuit de sommeil à chaque soir. Bien sur, je m’en réjouis ! Je me dois de remercier les auteurs du livre «Mon enfant dort mal» que j’ai lu l’automne dernier. Ce petit bouquin m’a beaucoup appris sur le sommeil des enfants et a sans doute contribué à notre bon sommeil.

La nuit dernière, j’ai eu l’occasion de mettre en pratique un des trucs que propose le livre. Agathe s’était endormie très tôt, vers 18h. Je me doutais bien qu’elle ne pourrait pas dormir jusqu’au matin sans manger et qu’elle se réveillerait dans la nuit pour savourer une excellente bouteille de lait de souris (du lait de souris bio et équitable, trait à la main !). Vers 1h, elle se réveilla donc et après m’être sévèrement botté le cul, me voilà près de la cuisinière à regarder danser la bouteille dans la casserole. Le truc est le suivant : Il ne faut pas stimuler l’enfant. Il faut qu’il comprenne qu’on est en pleine nuit et que c’est le temps de dormir, pas de faire la fête. Il ne faut pas parler, pas faire de jeux, pas allumer la télé, pas faire de bruit. Il a fallu que je me retienne, mais j’ai réussi, je faisais des gestes lents gardais le silence et la lumière tamisée. Quand le lait fut prêt, on s’installa tout les deux et elle a enfilé son lait, fait un petit rôt et retour au dodo. La formule a marché à merveille, malgré qu’elle venait de se claquer 7 heures de sommeil, elle s’est recouchée sans protester et s’est endormie sur le champ…. jusqu’à 7h ce matin ! Un véritable dormothon !
Le truc n’a malheureusement pas fonctionné pour le papa… je me suis installé dans mon bureau, les écouteurs sur la tête et j’ai travaillé jusqu’à 4h ce matin !
À ceux qui pensent que je vis dans la maison du bonheur et que nous flottons en permanence sur un gros nuage rose : j’aimerais vous ramener à la dure réalité et vous dire que la charmante Sophie chantait une vieille toune d’Éric Lapointe ce matin. Je ne sais pas où elle a pêché ça, mais cette foutue chanson m’est restée coincée dans la tête toute la journée. Qu’est-ce qui pouvait m’arriver de pire ? Grrrr.

La journée de la bonne humeur aujourd’hui. De mon bureau, j’entendais de grands éclats de rire autant de la fille que de la mère… de véritables lingots de bonheur. Agathe cherche notre regard pour nous faire rire. Bien sûr qu’on embarque à pieds joints dans son jeu et ça donne des moments absolument délicieux. J’étais déjà follement amoureux de cet enfant et pourtant à chaque jour je l’aime encore plus. Après une telle journée, j’ai une pensée pour mes amis M. et S. qui ont enfin eu la bonne nouvelle qu’ils attendaient depuis trop longtemps. Je salue leur courage et je suis certain que dans quelques mois, ils vivront des journées comme aujourd’hui qui effaceront le souvenir des moments plus difficiles. Cette bonne nouvelle a vraiment eu un effet puissant dans mon coeur de papa… Je suis si content pour eux !

(la photo est de la charmante Sophie, traitée par mes soins, avec l’aide de Photoshop et de mon nouvel ami : Velvia Vision)

Faute de mieux, je suis finalement allé voir Brokeback Mountain. Dieu merci, il y avait des sous-titres… parce que le petit accent du Texas ne me coule pas à l’oreille comme celui des gaspésiens ! J’ai aimé le film, beaucoup d’émotions avec peu de mots. J’ai spécialement aimé les quinze dernières minutes. Les même quinze dernières minutes qui sont souvent décevantes au cinéma américain.
Et puis, c’est où cette fameuse montagne ? Bel endroit pour faire de la photo !
Quand j’ai rencontré Sophie et qu’elle m’a dit être une «organisatrice résidentielle», j’ai fait «Quessé ça ?». Dans ma tête, je pensais «encore une autre tendance à la mode comme le Feng-shui » ! Elle m’a expliqué les bienfaits de cette pratique, m’a montré des photos et j’ai commencé à comprendre. Plus elle m’en parle, plus on en discute et mieux je comprends cette profession particulière. Rien à voir avec l’alignement de l’énergie universelle ! Elle rend de grands services à ceux qui sont submergés dans leur maison et ont parfois de la difficulté à vivre tellement ils sont encombrés. Il est fascinant de voir certaines photos qu’elle prend chez ses clients. Incroyable de penser qu’on peut accumuler autant de choses, qu’on garde tous ces objets «au cas où».
J’ai compris, qu’être bien organisé permet de réduire sa consommation, de profiter de plus d’espace et de plus de temps libres. Ces jours-ci, je constate aussi qu’être organisé permet de déménager avec beaucoup plus de facilité. Avec un inventaire plus limité et peu de choses inutiles ou «qu’on ne savait pas qu’on avait», il va de soit que les boîtes sont moins nombreuses et plus faciles à remplir. Elles seront également plus faciles à vider une fois sur place.
J’en suis venu à me poser une question : «Combien de personnes n’osent pas déménager devant l’ampleur de la tâche ?»



Je ris quand j’écoute les nouvelles, mais je ne ris plus quand je lis le journal le lendemain et que j’apprends qu’il y a un petit garçon de 8 ans qui pleure la perte de son père et qui s’inquiète pour sa grande soeur, gravement blessée à l’hôpital. Moi, j’ai perdu mon père de façon subite à 25 ans et je ne peux concevoir la douleur que ce petit homme doit ressentir présentement.
Quand il y a un événement médiatique majeur, j’aime écouter les nouvelles à la télé parce qu’on y rigole bien. Hier, les directeurs de l’information étaient certainement excités parce qu’ils avaient ce superbe carambolage de 60 voitures à se mettre sous la dent. Je les imaginais, se frottant les mains en se disant «On va faire tout le bulletin là-dessus!». Mais, ce n’est pas facile de faire tout un bulletin de 60 minutes avec 2 lignes d’information et 35 secondes d’images. Alors, moi je m’installe devant la télé, la télécommande en main et je regarde à toutes les stations les pauvres journalistes qui improvisent et qui étirent la sauce… c’est très drôle !

Par exemple, à TVA, on voit une fille avec un micro devant une voiture de police, 2 ou 3 ambulances et un camion de pompier. Sur chaque véhicule y a un gyrophare en fonction et des gens en uniforme courent partout. Après les salutations d’usage avec son chef d’antenne, elle prend un air tragique, se retourne et nous dit : «derrière moi, vous voyez des véhicules d’urgences»… Une lumière s’allume en moi : Haaaa, c’est donc ça des véhicules d’urgences… merci de remédier à mon ignorance !
Ensuite, elle s’approche de la porte-parole de la police qui a grand peine à faire tenir son chapeau de fourrure sur sa tête tellement il vente et lui demande : «est-ce qu’on peut conclure que cet accident a été causé par les conditions climatiques ?»… Haaaa, les conditions climatiques, quelle excellente hypothèse, moi qui croyais que la route s’était ouverte pour laisser le passage à un dragon !!! (Cette hypothèse n’est pas si saugrenue, étant donné que je suis en train de lire Harry Potter)

Je suis tombé sur cette histoire récemment, ça vaut la peine d’être lu, c’est bon parfois de voir un «arroseur-arrosé» ou un «arnaqueur-arnaqué» ! Celui-ci s’est vraiment fait avoir !

Et y a déjà quelques boîtes de prêtes ! C’est ça être amoureux d’une organisatrice…
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