Archive | août, 2005

Cours prénataux

Je ne voulais rien savoir des cours prénataux du même genre que ceux qu’on voit dans les films. Passer 5 ou 6 soirées avec un troupeau de couples à faire des exercices sur un petit tapis de sol… très peu pour moi. J’ai donc proposé à Sophie d’opter pour le cours semi-privé avec seulement nous et un autre couple. Cette option présentait l’avantage de se régler en une seule soirée de 3 heures à prix raisonnable. C’était ce soir.

Premièrement, notre «professeure» prévue était absente et nous avons dû nous contenter d’une remplaçante. Fort sympathique la remplaçante, mais foutrement incompétente. Elle nous a lu le petit cahier, cherchait ses mots, semblait toute mélangée… probablement son premier cours. Sophie, qui avait lu le livre «une naissance heureuse» d’un couvert à l’autre, n’a visiblement rien appris de nouveau ce soir. Pour ma part, les informations qui m’ont semblé vraiment pertinentes auraient sans doute pu être rassemblées dans une conversation de 10 minutes. Ça m’aurait laissé le reste de la soirée pour digérer l’excellent «Général Tao» que j’ai bouffé avant la formation.

Bedaine_1

Mais moi, j’avais l’esprit tordu ce soir. La soirée me semblait idéale pour dire des conneries et faire le pitre. Le professeur parlait de «cas graves », moi je pensais à des «caves gras», elle nous montre une poupée pour nous expliquer l’accouchement, moi j’ai pris la peine de préciser au groupe que, contrairement à la simulation, les bébés naissent totalement nus. L’autre couple semblait écouter plus sérieusement, alors j’ai gardé le pied sur le frein et retenu mon maigre talent d’humoriste. Mais, entre mes oreilles, j’ai eu du fun !

Nostalgie estivale

Déjà septembre qui se pointe le bout du nez. Le fameux mois de septembre que nous attendons depuis 36 semaines. C’est fou comme le temps passe vite, déjà 4 mois que j’ai vendu, à la télé y a la rentrée à toutes les pauses commerciales et à pleines pages dans les journaux, les décorations d’Halloween dans les magasins, ma blonde qui m’annonce, toute souriante, qu’elle a vu un arbre rougissant…

Moi, je refuse. Bien sur que j’ai hâte de voir la binette du pescado, mais j’ai passé un si bel été, en vacances avec ma blonde, j’en voudrais encore. Je voudrais me réveiller demain le 1er juillet et me consacrer aux préparatifs pour les vacances. Je voudrais avoir la possibilité de vivre un deuxième été de suite, repartir sur la route avec Raoul, retourner me baigner dans les lacs du Québec, retourner manger de la morue en Gaspésie… et ça me permettrait peut-être de refaire une partie des photos que j’ai perdues. Parce que, oui, j’ai un trou de deux mois dans ma production photographique causé par le décès de mon disque dur. (Je le répète : faites un backup de vos données, aujourd’hui !)

D’un autre côté, y a pleins de beaux projets devant moi. Je serai père dans quelques semaines, ce n’est quand même pas rien. Je suis aussi en train de travailler sur un logiciel qui m’enthousiasme énormément et d’autres contrats se discutent. Ma nouvelle entreprise est lancée, c’est excitant. En plus, j’ai l’internet par satellite qui sera installé en septembre. Y a aussi mon atelier au sous-sol qui m’occupe. Je suis en train de fabriquer une bibliothèque pour mon stock de DVD et de CD. J’ai une véritable liste de meubles à fabriquer : un rangement pour la cuisine, des petites tables d’appoint pour le nouveau sofa, une table pour la chambre du bébé, des tablettes dans plusieurs garde-robes et continuer d’installer mon atelier. L’automne amène aussi plusieurs films et spectacles à voir, de nouvelles émissions à la télé, des feux de foyer accompagnés de bons livres.

Alors, puisque je n’ai pas de baguette magique, je vais me résigner à doucement laisser partir l’été et plonger dans ce mois de septembre qui sera sans doute un des plus excitant de ma vie.

Risotto

J’ai eu une vraie belle surprise à la librairie cette semaine : au détour d’une allée, je tombe sur un nouvel album de Michel Rabagliati, «Paul dans le métro». Personne ne m’avait prévenu ! Ça m’a fait vraiment plaisir.

Paul01

Cette fois, il s’agit d’un recueil de courtes bédés gravitant autour de Paul. Des histoires toujours aussi savoureuses. Une d’entre elles met en scène Paul et sa grand-mère, dans une cuisine, qui prépare un risotto fort alléchant. La charmante Sophie, qui aime Paul autant que moi, eut aussi l’eau à la bouche en lisant la recette.

Paul02

J’ai donc été faire quelques courses, suivi les instructions d’un personnage de bandes dessinées, et nous avons goûté le plat pour souper ! C’était excellent même s’il nous manquait le Saint-Émilion 95 recommandé par la grand-maman.

Risotto

Merci Michel !

30 jours

C’est quand ta corde à linge est pleine de vêtements de bébé que la réalité te frappe en pleine face. Il reste un mois à partir d’aujourd’hui… Il est temps de préparer la petite valise de la maman !

Corde

Notez qu’il y a une légère dominante verte et blanche. C’est ça quand on ignore le sexe du pescado !

En plus, j’ai eu droit à un petit avant-goût hier avec la visite de la petite Léa, âgée de 1 mois bien pile. Elle a fait un petit bout de dodo et descendu une pleine bouteille de lait dans mes bras mal habiles de futur papa. Ça fait prendre conscience que la date approche et que mes bras seront bientôt occupés beaucoup plus souvent. J’ai hâte.

Bébé «ipodisé»

Pendant que je ramasse mes sous pour m’acheter un nouveau iPod en couleur, y a Christian qui parle de ce nouveau «bébé gadget» sur son blogue et y a aussi quelques copains, dont Ygreck, qui m’ont envoyé le lien par email. C’est vrai que c’est «cute». Mais, si je veux m’offrir un iPod, il vaut mieux que je m’abstienne de cliquer sur le bouton «order now» !

Lionnes

Radio-Canada nous présente ad nauseam une pub pour une nouvelle émission d’actualité, intitulée : «la fosse aux lionnes». Une voix nous décrit une émission où on débattra de grands sujets. Mais, à l’écran, sur un fond de musique, on voit trois pitounes qui s’ajustent la ceinture, jettent des regards, se mordent la lèvre et se déhanchent en exhibant de profonds décolletés. Coudon, est-ce vraiment une émission où on discutera de l’actualité ? Je n’annonce pas un désastre, mais je trouve que la pub est mal faite. Moi, à chaque fois que je la vois, je pense plutôt à une «fosse aux cochonnes»… avec de fausses cochonnes !

Bon, je vais me coucher…

Mes aïeux qu’il a plu !

Stefjaune

Le lac Castor est vraiment un bel endroit où j’aime me retrouver. L’endroit est sans prétention, l’eau du lac est bonne, les gens sont sympathiques, l’ambiance porte à la relaxation, y a des sentiers pour se dégourdir… tout ce qu’il faut pour décrocher quelques jours dans la nature. Lorsqu’on ajoute au programme un spectacle de Mes Aïeux format intime avec seulement 250 billets, on obtient tous les ingrédients pour un week-end mémorable. Celui-ci fut effectivement mémorable. «Humidement» mémorable. De la pluie, sans interruption, durant deux jours !

Abris

Heureusement que l’ami Jean-Paul est équipé d’un gigantesque abri de cuisine que nous avons rabouté avec l’auvent de Raoul pour nous créer une petite zone sèche dans cet univers aquatique.

Violonmh

Quant à Mes Aïeux, ce fut exceptionnel. Un spectacle divin, une foule endiablée, des musiciens accessibles qui jasent avec tout le monde. Une version du spectacle «spécial lac Castor» qui a réjoui mon amie Béatrice (9 ans) qui avait l’occasion d’assister, pour la première fois, à un spectacle de son groupe favori, à la première rangée, dansant à quelques centimètres de la scène. Elle a même pu se faire photographier avec Stéphane Archambault, assister à la répétition et se baigner dans le lac Castor, le lendemain matin, avec plusieurs membres du groupe. C’était magnifique de voir cette jeune fille vivre ce qu’elle a décrit comme la plus belle soirée de sa vie.

Stefbea

Contrat no 1

FinfinaudJe vous parlais d’un contrat potentiel avant les vacances… et bien, voilà que le marché est conclu ! C’est en quelque sorte le premier contrat «officiel» avec un client neuf pour ma nouvelle vie professionnelle. Le «fin finaud consultant» se plongera dans le milieu policier pour quelques semaines. Je suis content !

Ça me fera une bonne excuse de plus pour fêter en fin de semaine, je me dirige dès ce midi vers le Lac Castor pour assister à un spectacle intime et en plein air de Mes Aïeux. Dommage que la pluie soit au programme…

Horloge biologique

Horloge_bio_posterNous sommes allés voir la sensation de l’heure cet après-midi. Quelqu’un disait à la télé aujourd’hui qu’Horloge biologique est en première position au Québec parmi tous les films à l’affiche. Ça se comprend, c’est un bon film, un film qui m’a fait rire et réfléchir, avec une fin étonnante. Par contre, j’ai moins aimé voir les hommes de ma génération présentés comme de grands ados immatures qui ne semblent menés que par leurs instincts. En sortant de la salle, je passais en revue la liste des gars dans la trentaine de mon entourage et je n’arrivais pas à identifier chez eux les comportements des personnages du film. Bien sûr, c’est un film et il faut s’attendre à voir les situations exagérées, mais quand on s’identifie aux personnages, quand on y croit vraiment, le résultat est bien plus touchant. On parvient alors à faire d’un bon film, un grand film.

Parlant de grands films, je me régale depuis quelques jours de DVD qu’une amie m’a rapportés de France récemment. J’ai vu un bon film policier qui n’est pas encore arrivé sur nos écrans et je me suis repassé avec beaucoup de plaisir un de mes films préférés : La Haine de Mathieu Kassovitz. Il me reste d’ailleurs à visionner les deux disques d’extra puisque c’est un coffret spécial mis en marché pour le dixième anniversaire du film. Il me reste aussi un spectacle d’Éric et Ramzy et quelques autres titres. Dommage qu’il faille faire autant de pirouettes pour avoir accès au cinéma européen. Quelle belle connerie que le système de protection des marchés par «zone» sur les DVD. Pourquoi ne pas laisser les gens acheter leurs films où ils veulent ?

Tout d’un bout

C’est l’fun de tomber sur un bon vieux film sans pauses commerciales à Télé-Québec. Ce soir, celui-ci a fait vibrer ma fibre de futur papa. Pas étonnant qu’il ait remporté 5 Oscars.

Un lit

Depuis que nous avons acheté la maison, nous dormons sur un matelas posé directement sur le sol. Lors du déménagement, mes craintes se sont confirmées : mon lit ne passe pas dans l’escalier. Ce fameux lit en pin que j’ai fabriqué moi-même a toujours eu une grave incompatibilité avec les escaliers. Il est fait d’une pièce et ne se démonte pas. À l’époque de sa construction, mon atelier était situé au sous-sol et il a fallu littéralement scier un mur pour réussir à le monter d’un étage. C’était bien drôle sur le moment, mais il était hors de question de scier un mur ici. Il est aujourd’hui installé dans la chambre d’ami, au sous-sol.

Lit

Avec une blonde enceinte jusqu’aux oreilles qui se lève 43 fois par nuit et qui veux continuer à se lever pour allaiter le futur petit Tremblay, je sentais une certaine urgence à retrouver un lit de hauteur normale. Sophie voulait un lit qui donnait l’impression de «flotter dans les airs» alors j’ai ressemblé quelques planches que j’avais en stock et j’ai fabriqué le lit flottant le plus solide au Québec ! Mélange d’acajou, de pin et de cèdre, tenu par de la colle et plus de 400 vis, il devrait traverser les époques sans craquer ni plier. Et rassurez-vous, il est fait en deux sections  parfaitement compatibles avec les escaliers les plus étroits !

Chambrebebe

Y a des dossiers qui se règlent !
Fabrication du lit : réglé
Installation de la chambre de bébé : réglé
Nouveau sofa : réglé

Recette du bonheur

Placer dans un grand bol une bonne portion de bleuets. Des bleuets sauvages du Québec, pas les insipides bleuets de la Californie. Verser un filet de crème et quelques cuillérées de sirop d’érable. Pour un résultat plus rafraîchissant, ajouter une boule de crème glacée à la vanille. Porter à la bouche, fermer les yeux, laisser fondre… bonheur garanti !

Il a dit non

Finalement, mon potentiel acheteur de voiture m’a confirmé aujourd’hui qu’il ne procéderait pas. Petite déception quand même, il avait l’air vraiment mordu.

Audi

Tiens, je lance un concours : trouvez-moi quelqu’un qui aimerait s’asseoir dans ce siège… et je vous paye une bonne bouffe dans le resto de votre choix! Le concours est ouvert à tous, par contre, les règlements officiels ne sont disponibles nulle part !

En vrac, catégorie ordinateur

- Je me suis offert la mise à jour d’Adobe Creative Suite 2. C’est un peu cher, mais quel bel outil de travail, avec les années les logiciels d’Adobe me sont devenus presque aussi utiles qu’un bras.
- J’ai acheté la version française… ça fait drôle de voir les menus en français. Un layer est mainenant un calque !
- Avec le retour de Photoshop, je pourrais me remettre à afficher des photos sur mon blogue !
- Les prix pour l’accès haute vitesse à l’internet avec le nouveau satellite de Telesat sont maintenant disponibles… 1025$ pour l’équipement et l’installation. C’est cher. Mais, c’est la seule façon d’avoir la haute vitesse ici, je n’ai pas tellement le choix. Quelqu’un à un (très) bon contact chez Bell ?
- Finalement, j’ai perdu plus de données que j’aurais pensé dans le crash de mon disque dur. C’est surtout pour mes photos que j’ai de la peine.
- Mon lecteur CD semble aussi avoir souffert, il ne recrache les disques qu’une fois sur cinq environ.
- J’ai complété le plan du futur lit conjugal. Début de la construction : demain.

Bagnole

Ma bagnole est à vendre depuis quelques mois, elle est d’ailleurs annoncée ici dans la colonne de droite, elle est aussi annoncée sur plusieurs sites de petites annonces. Pourtant, je n’avais reçu absolument aucun appel ! Aucun appel jusqu’à la semaine dernière alors qu’un Monsieur de St-Jérome me téléphone et semble très intéressé, nous convenons d’un rendez-vous, ici, à la maison. J’étais content. Puisque j’utilise très peu la voiture et que j’arrive d’un mois de vacances, je décide d’aller faire une petite ballade avec la Audi, histoire d’y mettre de l’essence et de faire tourner le moteur un peu. C’est au retour à la maison que je constate que le moteur émet un drôle de claquement, je le redémarre, je cherche, j’écoute….  mais je ne trouve rien, le bruit est toujours là. Entre temps, le monsieur arrive, il regarde la bagnole, me pose des questions, inspecte la carrosserie et semble satisfait de ce qu’il voit. Quand vient le temps de la démarrer, je me croise les doigts pour que le bruit reparte comme il est venu… en vain. Bien sur qu’il le remarque, bien sur qu’il me regarde avec un point d’interrogation dans les yeux, je lui explique la situation, je lui promet d’aller consulter mon garagiste, on convient de se reparler cette semaine.

Et bien, hier, je prends la voiture pour l’emmener au garage : Rien ! Elle tourne comme une neuve. Coudon, cette voiture a une âme ? Elle ne veut pas être vendue ou quoi ? Je viens de parler à mon garagiste et il ne trouve rien, tout est normal… Comment j’explique ça à mon éventuel acheteur maintenant ?

MàJ, 8 août : C’est un «bearing de clutch» (c’est quoi en français ? Roulement à bille d’embrayage ?) et ça coûte 850$… grrr. Je roule 4000 km sans problèmes avec Raoul et c’est la Audi qui se brise en restant stationnée ?