Archive | juillet, 2005
Désolé de délaisser mon blogue depuis quelques jours. Mon Powerbook semble atteint d’un grave cancer : il tousse, il crache, il émet des sons louches… Je suis inquiet. Peut-il y avoir un lien avec sa récente plonge ? J’ai un backup à la maison, mais j’aimerais bien sauver mes photos de vacances !

Trois semaines exactement qu’on est sur la route et c’est aujourd’hui notre première journée de pluie. «On n’aura pas apporté nos imperméables pour rien !» En plus, cette pluie tombe bien, elle nous annonce que le moment est arrivé de mettre le cap sur l’ouest, vers la maison, mais doucement… au rythme des vacances.
Nous passerons les prochains jours dans la région de Québec, question de faire une dernière tournée de copains et de la famille avant le grand «encabanement» qui suivra la naissance. Il reste encore plusieurs choses à préparer et bien des heures de sommeil à engranger.

Pour l’instant, je suis installé sur le «divan» de Raoul, un bon café fumant à portée de la main, j’entends la pluie sur le toit et par les fenêtres, au travers des gouttes d’eau, je ne vois que du vert. Tout est vert ici, car je suis au célèbre «petit camp» de l’oncle Louis près de la magnifique (et glaciale) rivière Hall. Dernier chalet au bout d’un minuscule chemin qui longe la rivière, sans voisin, sans électricité, sans bruit, en pleine forêt. Pour le moment Sophie et sa bedaine dorment à l’intérieur pendant que moi, je profite de la prise de courant de Raoul pour recharger la pile de mon portable et écrire quelques paragraphes. J’aime bien ces petits moments de solitude devant mon ordinateur, surtout dans un endroit comme ici, le calme et le silence qui y règnent donnent le goût de voyager en soi.
Je quitte ce matin la Gaspésie avec la même idée en tête que j’ai à chaque fois que je viens ici. Celle de magasiner un petit coin de terre, un endroit où venir passer quelques semaines d’été, le vent dans les cheveux et les pieds dans l’eau salée. Profiter de la belle liberté qu’il y a par ici et de l’ambiance de vacances… un autre rêve !

Notes de voyage :
- Je me suis offert un cadeau de fête : j’ai acheté un panneau solaire pour Raoul. J’ai bien hâte de l’installer.
- J’ai vu une Ferrari rouge flambant neuve à Bonaventure. Me semble que ce n’est pas le véhicule idéal pour faire le tour de la Gaspésie !
- Sophie a relevé le défi de la rivière Hall… mais jusqu’aux genoux seulement !
- J’ai été émerveillé par le fils de ma cousine, le petit Nathaniel. Il a souffert d’une rare maladie à la naissance et ses parents ont vécu bien des inquiétudes. Maintenant, un an plus tard, il est en pleine forme, a de grands yeux et plein de vigueur. Notre système de santé n’a pas que des mauvais côtés… oh non !

Le dépaysement fait parti des vacances. J’aime être dépaysé, je pense que j’ai besoin de ma dose annuelle. Dormir plusieurs soirs dans un autre lit, prendre un traversier, manger dehors, tourner sur une route qui semble mener à quelque chose d’intéressant, prendre ma douche dans un «bloc sanitaire» de camping, me laver dans un lac ou dans une rivière glacée. C’est quand je m’ennuie de mon lit que j’ai l’impression d’atteindre une autre marche sur l’échelle des vacances. Parfois le dépaysement est un plaisir, l’imprévu peut nous mener près d’un beau lac, à faire une rencontre sympathique, devant un paysage exceptionnel, faire en sorte qu’on dorme au bord d’un quai pour se réveiller au son du souffle des baleines, ou encore se retrouver attablé au Gîte du Mont Albert à manger du Cerf le soir de ses 35 ans. Se dépayser peut être moins agréable, parfois j’aimerais plus de confort, j’aimerais passer une soirée devant la télé ou dans une salle de cinéma, mais, en vacances, si on veut s’aérer l’esprit et faire changement, il me semble approprié de heurter un peu sa routine pour provoquer des moments exceptionnels. Le plaisir de retrouver ensuite son lit et son confort n’est que décuplé.

Dans les derniers jours, on s’est quand même offert un peu de confort. Sophie a profité d’un bon grand lit chez la tante Irène pour faire un véritable marathon de sommeil d’une durée de 13 heures (sans parler de la catégorie baignoire). Lorsqu’elle s’est finalement levée, avec les plis de l’oreiller imprimés sur le visage, elle rayonnait. Un bon lit goûte encore meilleurs après 2 semaines de camping !

De mon côté, j’ai profité de l’occasion pour regarder un peu le Tour de France à la télé et voir l’incroyable «boss» du Tour conquérir son septième titre. Fascinant, à quel point il est fort. C’est presque dommage qu’il se retire, la victoire de l’an prochain aura-t-elle la même saveur si elle s’obtient sans battre Armstrong ?

Note de vacances :
- L’oncle Ray devient de plus en plus gaspésien… surtout maintenant qu’il possède un 4 roues.
- La température de l’eau de la rivière Hall n’a pas augmentée, mais j’aime toujours autant l’endroit.
- Nous avons passé une très agréable soirée hier, autour d’un feu, avec la parenté et des enfants. C’est incroyable de voir grandir les enfants de mes cousins et cousines, certains sont devenus de vrais adultes… le temps passe.
- Le petit cousin Tommy qui était un enfant la dernière fois que je l’ai vu et qui avait mille et une choses à me montrer sur son ordinateur ou son Nintendo est maintenant un grand gaillard de 15 ans avec les cheveux longs et l’attitude typique de l’adolescence. Tout un choc pour le vieux mononc Max ! Ça fesse encore plus que d’avoir 35 ans.
- L’oncle Réal nous a préparé ses célèbres filets de morue. Sophie en rêvait depuis l’an passé. Je me suis régalé d’au moins l’équivalent de deux morues complètes !
- Ce soir au programme : tournoi de toques à 6 joueurs chez l’oncle Ti-Will.
Le temps ralenti encore. Nous voici dans la partie «calme» de nos vacances, stationnaires pour quelques jours dans la Baie des Chaleurs à visiter oncles et tantes. Sophie peut dormir dans un «vrai» lit, prendre ses 3 bains par jour et moi, j’ai de la compagnie pour prendre un petit rouge ou un petit gin (en Gaspésie, faut faire comme les gaspésiens).
Je suis un habitué de la région, j’y viens depuis plusieurs années et je connais quelques bons endroits. Je m’y sens bien, loin de la ville, loin du stress, loin des bulletins de nouvelles, loin de la télé, mais près de la mer, des rivières et des forêts. Pourtant, je ne suis pas celui qui passe ses vacances assis dans un canot ou sur un vélo. Je préfère écouter les vagues, regarder les herbes plier sous le vent, lire dans mon hamac, faire la sieste, photographier un coucher de soleil ou encore passer une soirée relaxe avec la parenté à jaser ou à jouer aux cartes.

Présentement, je suis dans le bureau de mon oncle, Sophie fait la sieste juste à côté. Devant moi, y a une grande fenêtre par laquelle je vois la mer. Un petit air salin se faufile jusqu’à mes narines. J’aperçois au loin les montagnes de Carleton survolées par de gros nuages d’été. C’est bon les vacances, c’est beau la Gaspésie, c’est merveilleux d’être en amour…
Notes de vacances :
- Raoul n’aime pas que l’essence, il aime aussi un petit litre de liquide de refroidissement à l’occasion. Ce n’est pas très cher et ça lui fait plaisir !
- La pleine lune de juillet sur la mer… c’était quelque chose !
- Ma production de photos diminue. Peut-être que je deviens paresseux.
- J’ai le dernier album de Marie-Jo Thériault dans la tête. Quelle belle voix.
- La bedaine de ma Sophie est vraiment belle.
- Il reste deux mois avant la date prévue.

Petite chute, à peine 30 pouces, mais dommages apparents. Pourtant, Raoul était immobile, c’est juste de ma faute… imprudence. Une poque de plus sur mon Powerbook, heureusement il fonctionne toujours, espérons maintenant qu’il durera jusqu’à la prochaine génération de portables Mac/Intel.

Depuis notre départ qu’il fait chaud. Au début, je me disais : «On est chanceux, mais faut pas s’attendre à ce que ça dure». Et bien oui, ça dure. Je crois bien qu’il a fait plus de 30 degrés à tous les jours depuis notre départ et on a rarement aperçu de nuages. Un ciel bleu à tous les matins, un t-shirt trempé à tous les soirs. Tout le monde parle de la chaleur, les gens qu’on rencontre nous disent que c’est un été exceptionnel, quand on trouve un journal ou une télé, on y dit la même chose. Je suppose que c’est vrai !

Alors nous, on cherche les lacs. Un petit décompte rapide nous a permis de conclure que nous avons trempé dans dix lacs différents jusqu’à maintenant, incluant le Lac Édouard et le Lac Saint-Jean. Aujourd’hui, c’était le lac Cascapédia, ici dans le parc de la Gaspésie. Mais, la palme du lac le plus rafraîchissant revient à un petit lac sans nom près de Manic Cinq. Après 3 heures de route et 2 heures de visite sous une chaleur tropicale je me serais jeté dans n’importe quel trou d’eau, même infesté de requins ! Quand j’ai plongé dans le petit lac sans nom… j’ai ressuscité !

Pour le trophée du lac le plus spectaculaire, je dirais le lac Nord-Est entre Franklin et Baie-Comeau, où nous avons pataugé hier après-midi après avoir raté le traversier de 14h par un demi-poil. Une dame dans une station service nous a renseigné sur l’endroit et nous y avons trouvé un joli petit lac encastré entre deux hautes falaises de roches. D’autres baigneurs nous ont fait la conversation et ce fut une magnifique après-midi.

Notes de voyage
- Nous avons traversé les vestiges d’un feu de forêt récent en se rendant à Manic Cinq, l’odeur de fumée et l’absence de couleur sont saisissante.
- C’est en se rendant aux pieds du barrage qu’on constate l’ampleur de l’ouvrage, Manic Cinq m’a vraiment impressionné.
- Les gens d’Hydro-Québec ont eu l’excellente idée d’embaucher deux anciens travailleurs du chantier, maintenant dans la soixantaine avancée, pour nous raconter, de fort belle façon, leurs souvenirs de cette époque. C’est avec fierté qu’ils nous expliquent la vie sur le plus gros chantier du monde.
- On a squatté pour la première fois avec Raoul la nuit dernière, au havre de pêche de Grosses Roches. Pas trop mal dormi malgré le bruit et quelques jeunes fêtards. Réveillé au son du souffle des baleines j’eus droit à deux surprises : l’accès à une bonne douche chaude à proximité… et une crevaison.
- Les gaspésiens sont vraiment sympathiques. Le premier à qui j’ai parlé m’a sorti un petit compresseur 12V pour gonfler mon pneu !
- C’est ma fête aujourd’hui, j’ai 35 ans. Pour célébrer, je me paye une bouffe au gîte du Mont-Albert.

Le jour de mon anniversaire, Raoul a célébré une autre étape à sa carrière ! L’événement s’est produit alors qu’on redescendait une côte longue de 4km au retour du Lac Cascapédia… et j’ai dû m’arrêter à 288 887 pour laisser refroidir les freins qui commençaient à empester sérieusement. Bonne fête, mon fidèle compagnon !

212 km de route en pleine forêt. Des courbes, des courbes et encore des courbes. Des côtes aussi, de longues côtes dont certaines ont forcé Raoul a utiliser sa deuxième vitesse pour les gravir… à 40 km/h. Des lacs, des dizaines de lacs, des dizaines de rivières, des montagnes et des épinettes. Et, au bout de trois heures, on tombe face à face avec plus de deux millions de tonnes de béton : le barrage Manic Cinq. Ayoye !

Il faut bien venir se louer une chambre à Baie-Comeau pour tomber en plein festival du camionneur ! Présentement, c’est le défilé… un véribable émerveillement pour l’oeil et pour l’oreille !!!
C’est ce soir notre huitième nuit consécutive à bord, et c’est pour nous une première. Nous avions campé plusieurs week-ends durant la dernière année, mais cette fois-ci, c’est un vrai voyage. On se déplace, on visite, on s’émerveille, on se baigne et on profite du beau temps. Je suis tellement heureux au volant ! Raoul est encore mieux que j’avais imaginé, il est facile à manoeuvrer, rapide à installer et à rapailler, offre un niveau de confort qui me convient et tout l’équipement requis. Surtout qu’après quelques tentatives, je crois que nous sommes parvenus à un certain niveau de perfection : chaque chose est placée scientifiquement afin que tout soit accessible et pratique (l’avantage d’avoir une blonde organisatrice !)

Les qualités du Westfalia se révèlent davantage lorsqu’il pleut, comme la nuit dernière. En soirée, on s’est installé à table, éclairé par une bougie, sirotant un petit blanc bien frais, devant une partie de Scrabble. Dehors un «orage violent» sévissait, les arbres pliaient sous le vent et des gouttes gigantesques tombaient du ciel. Je ne pouvais chasser de mon esprit le souvenir de mes années de camping en tente, lorsque je voyais nos voisins courir sous la pluie pour solidifier un encrage ou mettre des équipements en sécurité dans la voiture. J’étais si bien à l’abri dans mon West, avec ma blonde, mon verre de vin et de la belle musique. Dormir au sec est un luxe «essentiel», à mon avis.

Raoul a aussi la faculté de faire sourire les gens. Ils le regardent et sourient, tout simplement. Il faut croire que c’est causé par son air sympathique ou par son nom écrit en toutes lettres sur la plaque avant. Toujours est-il que je remarque le sourire des gens… Ce qui rend ma Sophie un peu jalouse lorsque le sourire provient d’une jolie fille ! Encore pire si la jolie fille ajoute une petite salutation de la main ou un clin d’oeil ! Y a aussi les garagistes qui posent des questions sur l’année de la bête ou sur son vénérable kilométrage. Y a même des gens qui nous prennent en photo ! Pas plus tard que y a environ une demie heure… Je parlais avec Sophie à l’intérieur quand je vois un éclair. Je jette un coup d’oeil et constate que ce n’est pas le ciel qui menace, mais plutôt un jeune couple sur la «rue» du camping qui vient de prendre Raoul en photo ! Ils souriaient en regardant le résultat sur le petit écran de leur appareil. Oui, oui, vraiment ! Et ce n’est pas la première fois.

La vie sur les campings ne ressemble à rien d’autre, c’est comme un quartier résidentiel où les terrains sont minuscules, où les gens vivent à l’extérieur, où se côtoient les riches et les pauvres, et où les voisins changent à chaque soir (et certains ont des installations qui valent plus cher qu’une maison). Partout où on pose l’oeil, on se trouve à «espionner» son voisin, et c’est encore plus vrai sur les terrains peu boisés. Qu’on le veuille ou non. Les gens regardent Raoul (en souriant) et moi, je les regarde préparer leur spaghetti, laver leur vaisselle, souffler leur beau matelas Canadian Tire ou lancer la baballe à un caniche blanc (en laisse). C’est de bonne guerre. Mais, hier, j’ai vu quelque chose de phénoménal : un couple dans la trentaine, sans enfant, campait dans une tente avec… croyez-le ou non, un lapin ! Oui, un petit lapin brun dans une grande cage qu’ils ont sorti de la voiture, ont abondamment caressé avant de l’installer, avec eux, dans la tente ! Pourtant, c’était un camping où on interdit les animaux domestiques, alors j’ai supposé qu’ils l’avaient enregistré comme repas !

Notes de voyage :
- Nous avons eu droit à un mini spectacle aérien lorsque nous sommes passés près de la base de Bagotville. Une douzaine de F-18 ont fait quelques cabrioles avant de se poser devant nous, au retour d’un spectacle donné à l’occasion de la fête des Français. (Le F-18 sur la photo a quelque chose de particulier. Savez-vous quoi ?)
- L’oncle Marcel et la tante Denise sont toujours aussi en forme et amoureux après 44 ans de mariage, ce fut une belle et agréable visite.
- Le spectacle de la Fabuleuse Histoire d’un Royaume m’a laissé sur mon appétit, c’est un gros spectacle amateur qui semble s’être perdu avec les années.
- Ma nouvelle radio d’auto a une prise auxiliaire, ce qui est une vraie bénédiction avec le iPod.
- Tadoussac est un endroit absolument magnifique. Le Saguenay est tellement beau.
- Le pescado aime les vacances et le manifeste. On dirait qu’il fait des longueurs dans sa piscine personnelle ! On lui parle dans le téléphone/nombril pour lui décrire les beautés du paysage.

Trouver un accès sans-fil rapide et puissant : 4 minutes !
La vie est relaxe, le temps s’allonge, le soleil brille, les nuits sont bonnes, j’ignore l’heure qu’il, j’ignore la date du jour… je suis en vacances !

Dans les derniers jours, nous avons visité l’étrange municipalité de Lac Édouard. Je dis étrange parce que, même si l’endroit est magnifique, il fallait beaucoup de courage pour aller s’y installer à une époque où il n’y avait même pas de route. En tout cas, c’est de là que vient Hélène, la mère de Sophie, et c’était bien agréable d’y aller avec elle et de l’entendre relater ses souvenirs de jeunesse.

Ensuite, Raoul nous a conduits vers les attraits touristiques du Lac Saint-Jean, nous avons visité le village historique de Val Jalbert et le Jardin zoologique de Saint-Félicien. J’ai bien aimé, surtout le zoo. Les animaux sont installés dans des enclos immenses où ils profitent d’une certaine liberté, y a même un immense territoire qu’on visite à bord d’un petit train et qui nous permet d’observer les animaux dans leurs habitats.

Sophie est en forme, même si sa batterie se vide plus rapidement que d’habitude. On respecte ses limites, je prends soin d’elle, comme j’aurai à prendre soin de ma famille…

Notes de voyage :
- Raoul est en pleine forme, malgré quelques gouttes de liquide de refroidissement sur le sol et quelques craquements bizarres, il rugit au premier tour de clef et roule avec le sourire.
- Les plages du Lac Saint-Jean sont accueillantes.
- J’ai beaucoup aimé la famille de la mère de Sophie
- C’est avec une facilité déconcertante qu’on peut trouver un accès internet sans fil… même à Dolbeau. On n’a pas cherché 3 minutes ce matin.
- Raoul est maintenant équipé d’un beau lecteur CD tout neuf (je peux enfin écouter mon nouvel album de Saint-Germain-des-Prés Café, le volume 6… excellent !)
- Sophie est plongée dans le livre «Une naissance heureuse», c’est vraiment beau de la voir… elle est si belle !
- Prochaine destination : Saguenay
Le premier arrêt de notre périple : Visite de la parenté de Sophie à La Tuque (ici, on prononce : HaaaTuque !) Une belle gang de bons vivants qui parlent fort, qui rient fort et qui ont du gros fun ensemble. Ça me fait beaucoup penser à la famille de mon père… j’aime ça.
Dans le répertoire québéçois de la «joke de mononc macho», j’en ai entendu une hier qui était toute neuve à mes oreilles : Le mononc nous déclare, avec son accent, en parlant de sa femme : «Si je l’avais étripée tout de suite au début, j’aurais pogné 25 ans… pis je serais libre asteure !» Peut-être un peu de mauvais goût, mais hier soir, j’ai vraiment rigolé… je m’en confesse.
Notes de voyage :
- Les roulés aux bleuets de la matante Suzanne… c’est quelque chose !
- Y a un beau petit lac, avec une plage de sable, en plein centre-ville de La Tuque.
- Le lecteur CD de Raoul est mort.
- Le bâton du Popsicle que vous mangez présentement a probablement été fabriqué ici.
- Une «beurée de raves» c’est un sandwich beurre-radis !
- Demain : Lac Edouard.
Sophie a terminé sa dernière journée de tournage aujourd’hui, Raoul est fin prêt, lavé, gazé, changé d’huile et tout… Ça y est, nous sommes officiellement en vacances ! Le signal du départ a enfin sonné, nous prenons la route demain matin pour quelques semaines de bohème au Québec. Le fameux décrochage que je m’étais promis de m’offrir après la vente de Mærix est juste devant moi. Je suis excité, car ce seront des vacances spéciales à plusieurs niveaux. Ce sera un premier long voyage en Westfalia, ce sera aussi notre dernier voyage sans enfant avant longtemps.
Nous avons prévu un voyage adapté aux circonstances, plus mollo, avec des étapes courtes, des siestes d’après-midi, de la lecture et des séances de hamac obligatoires. Il faut que mon amoureuse se repose bien… le grand jour va arriver rapidement !
De mon côté, j’espère faire plein de photos, j’espère quelques visites culturelles, j’espère voir quelques spectacles, j’espère quelques bonnes bouffes et j’espère avoir l’occasion de réaliser un vieux rêve : visiter le barrage de Manic 5, une visite que je repousse depuis trop longtemps. Je prévois aussi faire un saut chez quelques parents, histoire d’aller exhiber cette belle bedaine.
Bien sur, je tenterais de trouver des accès sans fil tout au long de la route afin de vous partager quelques images… C’est à suivre !
J’ai passé une partie de la journée à peinturer la chambre du petit. Dans cette pièce vide, mon esprit voyageait, un peu de vent entrait par la fenêtre, Sophie faisait la sieste juste à côté… j’étais bien. J’imaginais la même pièce, dans quelques mois, abritant ce petit bout de vie qui pousse dans la bedaine de ma blonde. Je m’imaginais sur le seuil de la porte, le regardant dormir, fier comme un nouveau papa. Je voyais cette petite paire d’yeux s’ouvrir devant moi, s’ouvrir à tout ce que la vie contient.

La nature est bien faite, la durée d’une grossesse semble correspondre à la période requise aux parents pour s’adapter, pour se préparer à la venue de leur pescado. En tout cas, pour ma part, l’étape de la peinture a fait son oeuvre…
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