Archive | juin, 2005

La fin de semaine dernière, j’ai fait la connaissance de Lucien. À notre premier contact, en guise de présentations, Lucien m’a apporté un caillou tout humide. Je l’ai lancé, il me l’a rapporté, et nous sommes devenus des amis. Lucien est le chien de quelqu’un qui ne s’en occupe pas beaucoup et qui l’a laissé à quelqu’un d’autre qui s’en occupe un peu même si cette personne préférerait ne pas avoir à s’en occuper.
Bref, mon pote Lucien, il s’emmerde un peu.
Je lui ai donc offert un cadeau : un frisbee jaune qui traînait au fond de mon West. Il était fou de joie. Malgré la chaleur, mon ami Lucien était infatigable… je lançais, de toutes mes forces, et il me ramenait toujours le disque de plastique gluant avec le même entrain. Il avait une façon très particulière de sauter par-dessus les herbes hautes… on aurait dit un chien volant !

Y a même un soir où on est arrivé très tard, il faisait un noir d’encre (mon ami Lucien vit à la campagne). Alors que je pissais près d’un arbre, je sens quelque chose tomber à mes pieds, juste derrière moi. C’était le frisbee, apporté par un Lucien parfaitement réveillé. Tu veux jouer mon copain ? À cette heure ? Je lui ai lancé ce foutu frisbee durant une bonne demie-heure, en pleine nuit, toujours de plus en plus loin et il me l’a rapporté à tous les coups !
Quand j’ai appris que Lucien aurait peut-être besoin d’un nouveau domicile, j’ai vraiment hésité. J’ai regardé Sophie dans les yeux et on s’est posé la question très sérieusement. J’aime les animaux, mais pas tellement le concept de l’animal domestique, ça brime trop ma liberté et la liberté de l’animal en même temps. Y a aussi bébé qui s’en vient et qui va sans doute devenir le centre de notre univers… pas certain que ce soit une bonne place pour un chien. En tout cas, pas en ce moment.

C’est dommage, car j’imagine encore ce brave Lucien avec son frisbee jaune, qui surveille tous les véhicules en espérant voir arriver son nouveau copain. ne désespère pas mon ami, peut-être plus tard.

Les Cardinals ne sont pas tous à St-Louis !
Je publiais récemment une liste de petits soins qu’il me restait à prodiguer à mon ami Raoul avant le départ pour les vacances. En voici trois de réglés :

1. Installer le plancher flottant… Fait !
2. Recoller le tapis… Fait !

3. Bricoler un auvent… Fait !
(ajout du 29 juin, à 9h05)
Et j’ajoute un 4ième point : Ma pompe à eau potable fut remplacée par les bons soins de Mononc Guy, imminent membre du club des Mononcs-en-Folie. Quelle gentillesse de sa part de s’être déplacé chez moi pour l’occasion. Avec le temps chaud et humide que nous avions hier, il faut être vraiment serviable pour se mettre la tête dans une armoire de Westfalia !!!

Lorsque Sophie m’a parlé du chum de sa tante qui faisait des sculptures avec des matériaux récupérés (des vidanges, quoi), je dois confesser que j’avais en tête plutôt un espèce d’hurluberlu qu’un réel artiste. Erreur ! J’ai visité le «musée incroyable» avec un plaisir fou. Les sculptures de Normand Toupin sont humoristiques, poétiques et nous parlent. Il combine toutes sortes de vieux objets pour créer une soucoupe volante, un bolide, un groupe de musiciens ou un navire. Et on y croit ! Je suis sorti de là avec un grand sourire et des belles images dans la tête.

Si jamais vous passez dans la région du mont Ham, ça vaut la peine de prendre quelques instants pour visiter cet incroyable musée !

Et demandez à visiter l’atelier de l’artiste… ça vaut le coup d’oeil !

Petite escapade en Estrie ce week-end. Toute la famille était présente, Sophie, Raoul, le pescado (dans son spa) et moi. Le prétexte était d’aller fêter la St-Jean avec une gang de proprios de Westfalia au pied du magnifique mont Ham. Arrivés sur place vendredi, je fus un peu déçu par le site, nous étions tous cordés comme des sardines dans un stationnement. Pas de table, pas de point d’eau, pas d’arbre… et un chaud soleil qui plombe. Moi, qui n’est équipé ni d’un auvent, ni d’une table portative… j’étais comme un oeuf dans un poêlon. Mais, la majestueuse montagne nous surplombait et, comme la dernière fois, tout le monde étaient bien sympathique.

Samedi et dimanche, nous sommes allés visiter deux tantes de Sophie qui habitent cette très belle région. Avec la chaude température, nous avons profité du lac d’Argent à Marbleton, où j’ai pataugé avec beaucoup de plaisir. C’était un retour pour moi à Marbleton, après le fiasco de mon expo photo de 2003. Cette fois-ci, ce fut un succès, la tante Louise nous a même amené faire un pique-nique en canot sur une des îles, c’était génial. Je remarque que cette municipalité a eu le gros bon sens d’aménager un beau parc sur le bord du lac, avec une plage surveillée, accessible à tous, moyennant 3 dollars. Il me semble que tous les lacs devraient avoir un accès public. Nous habitons à 500 mètres d’un lac, où il est impossible d’aller tremper l’orteil. Ça n’a pas de bon sens. Il y a 65 lacs dans la municipalité, et une seule plage publique.

Avec l’approche de la date du départ pour les vacances, je m’active à la préparation de Raoul, qui deviendra notre domicile pour un mois. J’ai repeint quelques bouts de plastique, installer des petits caoutchoucs, fabriqué un petit meuble pour mon tableau de bord, acheter quelques articles de camping et acheté (hier) un magnifique BBQ portatif. J’ai aussi visité le garage de Mike, qui a arrangé mon frigo et a remplacé mon petit panneau indicateur. Maintenant, il me reste à :
- Installer mon plancher flottant
- Recevoir le moustiquaire que j’ai commandé, pour la porte arrière
- Recoller mon tapis
- Installer ma lampe de lecture et une petite horloge
- Faire faire un changement d’huile
- Faire vérifier mon réservoir à essence
- Me bricoler un auvent

Départ prévu le 8 juillet, pour la tournée de l’est du Québec… j’ai hâte !

De passage à Québec pour quelques jours, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance de Maurice, le chien «flambant neuf» de mon ami Ygreck. Animal fort sympathique. La photo fut prise lors d’un de ses rares moments d’éveil ! Il faudrait vraiment enlever tout sens péjoratif à l’expression «vie de chien» !
J’ai passé une partie de l’après-midi sur la route, les fenêtres baissées, le nez dans le vent, la musique dans le fond. C’est fou à quel point la route est différente quand on roule à 90-100 km/h, en Westfalia. J’ai les vacances dans la tête, deux mois après la transaction, j’ai pris un rythme différent, un rythme que j’aime. Pourtant, je suis à Québec pour voir un éventuel client… mais ce n’est pas pareil.
Quand je regarde les comportements de certains stressés autour de moi. Ça roule en fou, ça coupe, ça ne se laisse pas de chance, ça colle aux fesses des autres voitures, ça se jette des regards mauvais. Aller, faut relaxer, l’été commence demain, il fait beau… Baissez les fenêtres, mettez un bon disque, lâchez la pédale… Prenez le temps de rêver, l’air est bon, y a de bonnes odeurs. Pis le gaz est à 1,02 $ le litre !!!

Photo prise au GP de Montréal en 2003
Ayant passé une partie de la journée dehors, je viens de m’asseoir devant la reprise du Grand-Prix F1 des USA à la télé. J’aime bien les courses de F1, la lutte pour le titre est plus serrée cette année et j’étais excité de regarder celle-ci… mais, qu’est-ce qui se passe ? Il n’y a que 6 voitures ! En fait, deux voitures (rouges) et quatre figurants, qui d’habitude traînent le lunch à l’arrière. C’est incommensurablement ridicule, y a 150 000 personnes sur place, dont certains viennent de très loin. Une dispute à propos de règlements et de pneus ? Je n’arrive pas à y croire. Serait-ce le dernier GP F1 des États-Unis ? Moi, j’ai l’impression que oui. En tout cas, si j’étais le promoteur de l’événement, les dirigeants de la F1 quitteraient mon circuit à grands coups de pied dans le c…
On est à table, Sophie, ma mère et moi. Après le plat principal, Sophie me regarde et déclare :
- « Prépare le café mon chéri, je vais servir la tarte ».
- « Sophie, s.v.p., un peu de respect pour ma mère ! »
(Bon, je sais, c’est un vieux gag… mais quand la situation se produit pour vrai, c’est toujours comique)
Ce blogue est en train de devenir le site de faune sauvage québécoise. Ce soir, en revenant du cinéma, je constate que le petit Polatouche est sur son perchoir habituel… parfait, le jour n’est pas encore complètement tombé, voici ma chance de réussir ma photo. Avec la collaboration de mon amoureuse, nous avons mis à exécution mon plan minutieusement préparé, je me place en bas et elle lui fait une petite frousse en frappant sur le poteau où il est perché (vous êtes ébahi par mes qualités de stratège, n’est-ce pas ?)… 1, 2, 3, go ! Sophie frappe, je déclenche. Et bien non, échec, il est si rapide que j’ai encore photographié un coin de ciel noir avec quelques dessous de feuilles vertes.

Par contre, en explorant les alentours, j’ai réussi une photo pas si mal d’une luciole en plein vol, avec sa « lumière » allumée. Alors que je retournais à la maison montrer ma photo à Sophie, je tombe sur une grenouille confortablement installée sur la rampe de la galerie et qui semble observer le paysage… Coudon !


Mon petit neveu William m’avait invité à son spectacle de fin d’année. Puisque mon agenda est quasi vide, j’ai accepté l’invitation et joué au photographe / vidéaste pour l’occasion. C’était un spectacle de marionnettes écrit, conçu, réalisé et interprété par des enfants de deuxième année. Un joli paquet de frimousses qui tentaient de rester caché derrière le rideau noir. Malgré une histoire parfois étrange et difficile à suivre, ils ont présenté leur oeuvre à la douzaine de spectateurs avec beaucoup de sérieux, de fierté et de professionnalisme. Bravo !

Depuis le début de la canicule, dès que la nuit s’installe, nous avons l’occasion d’observer un lumineux spectacle offert gratuitement par Dame Nature. Un magnifique ballet de lucioles présenté autour de la maison. Assez impressionnant de penser qu’un simple insecte réussi à produire de la lumière. En fouillant un peu, j’ai trouvé l’explication scientifique du phénomène. Bon, ça semble intéressant, mais je n’y comprends pas grand-chose.
J’ai bien essayé de photographier le vol des lucioles, sans succès. Un autre sujet difficile.
Dans une autre vie, je devais être un poisson. Donnez-moi une piscine et je suis heureux, donnez-moi un lac et je rayonne ! Avec la chaleur et l’humidité, c’était le matin idéal pour aller explorer notre plage municipale, au lac de l’Achigan. Bel endroit accessible gratuitement aux résidents de la municipalité, un petit terrain de volley-ball, quelques tables, un grand arbre pour faire de l’ombre et une très jolie plage de sable. Malheureusement, le lac est entouré de grosses maisons de millionnaires et couvert de bateaux à moteur… tout le contraire d’un lac sauvage. Mais, à quoi bon me plaindre, l’eau était bonne et c’est à 10 minutes de la maison. J’y retournerai certainement.

À la maison, avec de pareilles chaleurs, je plonge souvent dans l’abreuvoir à animaux qui me sert de piscine. Après de nombreuses années de bons et loyaux services, je suis toujours aussi satisfait de cette pataugeoire. Sans entretien, rafraîchissant, toujours disponible, idéal pour une petite saucette de minuit avec son amoureuse, les fesses à l’air, avant d’aller faire dodo. Pourquoi endurer une telle chaleur ? On trouve la chose dans les magasins d’équipement agricole, pour moins cher qu’une unité d’air climatisée de fenêtre… et combien plus agréable !
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