Archive | mai, 2005

Déluge

Pluie1

Le beau soleil qui brillait ce matin a tôt fait de retourner dans sa tanière et laisser place à un puissant orage, avec rugissements de tonnerre et chute de grêle ! Au risque de me faire mouiller… voici quelques images.

Pluie2

En passant, la visite de l’ami Jean-Paul et de sa tribu féminine fut fort agréable. On a même inauguré la saison des feux à l’extérieur et participé, de notre sang, à la prolifération des petites mouches noires.

Simard

NathalieDevant ma télé, hier soir, la première question que je me posais : pourquoi faire ça ? Pourquoi aller tout raconter à la télé devant tout le monde ? Pourquoi étaler sa vie intime, ses blessures, devant deux millions de personnes ? Il est vrai que c’est là son univers. Elle a grandi à la télé, je suppose que c’est important pour elle que tout le monde entende sa version. Aussi, vers la fin de l’entrevue, j’ai compris qu’elle veut se donner la légitimité requise pour sa nouvelle mission, sa fondation. Elle a dit : «Je suis une victime, je l’ai vécu, je peux comprendre». C’est vrai.

Quelle triste histoire. Bien sur, les gens retiennent le côté sexuel, c’est spectaculaire. Moi, ce qui me marque, c’est l’abus de pouvoir. Une domination à tous les niveaux. Il semblait contrôler toutes les facettes de sa vie, elle n’avait plus aucune liberté, tenue par la peur et la culpabilité. Même pas capable d’imaginer qu’elle pourrait travailler en dehors de l’empire Cloutier ! Vraiment incroyable. Il est si facile de dominer une enfant. Avec de l’argent en plus… Beaucoup d’argent. C’est drôle comme j’ai l’impression que ce n’est pas une histoire unique. Dans le fond, y a-t-il une certaine parenté entre cette histoire et l’histoire de Céline ?

Maintenant.

Paul Arcand. Poser la même question 8 fois… qu’est-ce que ça donne ? Elle est là pour raconter son histoire et lancer sa fondation, laisse-la parler. C’est elle que les gens veulent entendre… pas toi. Arrête de chercher des poux, des complices ou de faire de suppositions boiteuses. Penses-tu vraiment qu’elle va nous annoncer, à la télé, le nom d’autres victimes ? Nous annoncer qu’une telle savait ? Accuser une autre personne à la place de l’agresseur ? Tu cherches quoi, un autre beau scandale ? Tu pensais qu’il faisait quoi avec la télécommande ? T’as besoin d’un dessin ? L’enquête a été faite, le coupable est en prison, il a plaidé coupable, fais donc ta job… laisse-la raconter.

Et puis, TVA. En fait, je m’adresse à la grande «famille» Québécor Médias. Laissez donc faire les pubs racoleuses… tout le monde le sait que c’est la seule entrevue, que vous avez l’exclusivité, que vous avez payé 100 000$. C’est de l’information, pas du spectacle. Pas besoin de faire tout ce battage publicitaire. Ça va être quoi maintenant ? Vous allez rééditer ses albums ? Faire un DVD souvenir ? Un numéro spécial du 7 jours «de collection» sur les confidences de Nathalie ? Avec des affiches et des autocollants à collectionner ? Une petite figurine en prime ?

Guerre des étoiles

AffichegdeHier, c’était la troisième fois que je me rendais dans une salle de cinéma avec, au fond de moi, l’espoir de revivre l’extraordinaire moment passé en 1977, avec mon père, dans la salle du cinéma Sainte-Foy où on projetait le premier film de La Guerre des Étoiles. À l’époque, les films pour enfants n’étaient pas chose courante et, si ma mémoire est exacte, c’était mon premier film en salle. Du moins, le premier qui m’a marqué. J’avais 7 ans, ma mémoire ne se rend pas plus loin en matière de cinéma. J’avais été, comme tout les garçons de mon âge, totalement émerveillé par les aventures du jeune Luke Skywalker. Combien d’heures j’ai passé à reproduire les différents vaisseaux avec mes blocs Lego, à appeler mon petit voisin Han Solo ou Chewbacca dans nos walkies-talkies jouets, à confectionner des sabres laser avec de vieux bâtons de hockey et a jalouser mon chanceux de cousin qui avait reçu un immense Faucon Millenium en modèle réduit pour Noël…

Hier, comme avec les épisodes I et II, je n’ai pas réussi à revenir en 77 et à avoir le même plaisir. L’épisode III n’est pas un mauvais film, sans doute le moins pire des trois épisodes «récents», mais je suis probablement trop vieux, trop rationnel. Dommage.

Y a quand même une question qui me trotte dans la tête : Y a-t-il quelque part le chiffre d’affaires total de «l’idée Star Wars» ? Incluant les revenus des films, des cassettes, des DVD, des jouets, des vêtements, de tous les droits, etc. Est-ce l’oeuvre créative la plus lucrative de tous les temps ?

Goinfre

Polatouche3

S’il continu à bouffer une livre de graines de tournesol à chaque nuit, le petit Polatouche va devenir si gros que ses ailes ne parviendront plus à le faire planer !

Corteo

Il faisait chaud sous le grand chapiteau du Cirque du Soleil cet après-midi. Ça faisait du bien parce qu’il a fait un temps de chien et un froid de canard aujourd’hui. Avec le petit vent du fleuve en plus ! Brrrr.

Je n’avais vu le Cirque «en personne» qu’une seule fois et c’était leur tout premier spectacle à Sainte-Foy, en 1984, je crois. Corteo m’a beaucoup impressionné, c’est un gros spectacle, avec une foule d’artistes, des musiciens, des prouesses physiques autant que techniques… le tout dans l’univers poétique et un peu magique qui est la signature «typique» du Cirque du Soleil. L’aspect technique a particulièrement retenu mon attention, une grosse machine bien rodée, sous une tente ! En tout cas, ça m’a donné le goût d’aller à Las Vegas voir «O» ! Faudrait que j’en discute avec Raoul… «Ça te tenterait, mon vieux, 8 600 km pour aller voir un spectacle ?»

Lettre à Bertrand

Le 20 mai 1995. Ça fait 10 ans. La journée la plus intense, le plus triste et la plus inoubliable de ma vie. Je me souviens encore parfaitement des événements, j’ai les images dans la tête, gravées profondément et pour toujours.

Je ne sais pas où tu es présentement, comme tu le sais, je ne suis pas le plus mystique ni le plus spirituel. Je ne t’imagine pas sur un nuage ou en suspension dans les airs entouré de jolies nymphettes ailées jouant de la harpe. Par contre, où que tu sois, j’espère que tu peux me lire.

Il faut que je te raconte, j’aurais tellement à te raconter. Plein de choses ont changé et d’autres, de façon incroyable, sont restées les mêmes.

Présentement, y a une grève au hockey. Ton sport préféré. Les salaires des joueurs ont beaucoup augmenté en dix ans et le bordel a pris entre les proprios et les joueurs, ce qui fait qu’il n’y a pas eu de saison l’an dernier. Imagine les pauvres journalistes sportifs qui ont tourné en rond dans les médias toute l’année, c’était un vrai festival de spéculations et de propos creux. Ça me faisait bien sourire. De toute façon, je ne m’intéresse plus vraiment au hockey, sans les Nordiques et sans toi, ce n’est plus pareil.

Non. Le Québec n’est toujours pas un pays. Nous sommes toujours une province du Canada et pas grand-chose n’a changé dans ce dossier, ceux qui pensaient régler le problème en votant «non» ne sont pas encore sortis de l’auberge. Ça se chicane toujours d’un gouvernement à l’autre et le Québec envoie des députés souverainistes à Ottawa. C’est drôle, hein ? Par les temps qui courent, c’est encore pire. Ils ont fini par se faire prendre à piger dans l’assiette au beurre, autant à Québec qu’à Ottawa, et on assiste à un vrai spectacle de télé-réalité mettant en vedette un certain juge Gomery, des ministres, des organisateurs politiques et une dizaine d’agences de publicité québécoises. Ils auraient magouillé avec l’argent d’un programme destiné à influencer les résultats du référendum (!) et en ont profité pour s’en mettre plein les poches… avec l’argent des contribuables, bien sûr. Je suis certain que tu aurais aimé suivre ça, c’est bien juteux et ça brasse en masse.

Ta femme va bien. Sa santé est excellente, elle marche comme si elle avait les deux genoux d’une jeune poulette. Elle a eu tout un choc quand tu nous as quittés, mais, comme on dit, le temps arrange les choses et on l’encourage maintenant à goûter à l’amour de nouveau. Certains nuages se dissipent au-dessus de sa tête et je pense bien que le soleil brillera pour elle. Je la vois moins souvent parce que je suis maintenant installé dans la région de Montréal… mais, attends, j’ai d’autres nouvelles avant de te parler de moi.

Ma soeur elle ?
Elle va bien, très bien même, malgré sa saleté de maladie qui plane toujours dans les parages. Elle est avec son amoureux depuis bientôt 10 ans, ils se sont déclaré leur amour dans les jours qui ont suivi ton décès, ça a fait assez bizarre à l’époque, comme un tourbillon d’émotions contradictoires, mais ils forment un beau couple et je sais qu’ils s’aiment beaucoup.

Ils ont eu deux beaux enfants, deux gars très allumés et tout rouquin. William et Antoine. Je suis certain que tu les aurais adorés et qu’ils t’auraient tout simplement vénéré. Moi, je suis devenu un «mononcle» pour eux et j’ai eu énormément de plaisir à jouer ce rôle. J’ai même joué aux échecs avec Antoine l’autre jour ! Tu sais, y a bien des cicatrices en moi qui ont guéris durant les années qui ont suivi ton départ, mais quand je pense que nos enfants ne te connaîtront jamais, ça me brûle à l’intérieur.

Moi, de mon côté, j’ai passé de longues années célibataires, un peu abasourdi par le travail et, je m’en rends compte depuis quelques années, un peu peureux face aux femmes. Une certaine race de bibittes dans ma tête que j’ai dû chasser. Y a quand même de bons côtés à vieillir et à prendre de la maturité !

Puisque j’ai quitté Québec, tu dois bien te douter que j’ai aussi quitté ma première entreprise. Mon associé de l’époque a racheté mes parts et il a transformé la compagnie en un studio plus adapté à ses goûts. Ça fonctionne encore et ça fonctionne plutôt bien. Je suis toujours fier de voir la qualité de travail qu’ils font. De mon côté, j’ai démarré Mærix à Ste-Adèle, dans les Laurentides. On a fait des logiciels assez spécialisés et j’ai eu beaucoup de plaisir dans les étapes de création et de commercialisation de nos systèmes. Je me souvenais que tu m’avais déjà parlé de ton intérêt pour le secteur du logiciel. T’avais raison, j’y ai beaucoup de plaisir. Le secteur est devenu un peu plus difficile avec le temps et la compétition, mais on a quand même eu de très beaux succès et une clientèle enviable.

Une fois installé dans les Laurentides et mes bibittes exterminées, je me suis inscrit à un site de rencontre sur internet (c’est fou internet, tu capoterais de voir ça). C’est là que j’ai rencontré une très charmante Sophie. Elle est vraiment merveilleuse. Elle fonce dans la vie, elle est vraie et sincère et a son petit caractère. J’adore ça. Bien sûr, elle n’est pas parfaite… moi non plus. Mais, on est bien ensemble… en tout cas, je suis très amoureux, tu serais étonné de me voir ! Ça, c’est certain.

Mon entourage change, j’ai maintenant une «belle famille», que je fréquente à l’occasion, toujours avec beaucoup de plaisir. J’ai aussi quelques nouveaux amis dans ma région, en plus des amis de Sophie et des gens rencontrés dans mon travail. Tu sais à quel point j’estime l’amitié, c’est si important dans ma vie. C’est pour ça que je vais encore régulièrement à Québec, pour voir ma mère et aussi pour revoir mes amis. Le temps a eu pour effet de les éloigner de moi, c’était inévitable, je suppose, mais ça me turlupine un peu.

J’ai réalisé un de mes grands rêves, un rêve que j’ai hérité de toi, je me suis acheté un Wesfalia. Je l’ai baptisé Raoul, il est orange et on se sent en vacances dès qu’on prend son volant en main. Il n’est pas jeune, mais il fonctionne bien et j’ai bien l’intention d’en profiter cet été en voyageant plusieurs semaines. Ça aurait été cool d’aller à la pêche ensemble, avec Raoul.

Et maintenant, la grande nouvelle…
Sophie est enceinte. Tu seras grand-père une troisième fois en septembre ! On est allé à l’échographie hier et le bébé est en pleine forme. Si tu savais à quel point ça me rend heureux. Avec les années, je m’étais fait à l’idée de rester célibataire sans enfant, mais en moins de deux ans, tout a chaviré et c’est comme une deuxième vie pour moi. Je vais être papa, c’est fou hein ?

Ça m’a donné l’occasion de réfléchir et j’ai fait un choix, j’ai décidé de profiter de l’opportunité pour prendre une pause dans ma vie professionnelle. J’ai vendu mes parts de Mærix, je prends quelques mois de vacances. Je veux me changer les idées, travailler de mes mains, voyager un peu et ensuite, revenir à la maison pour accueillir notre enfant et devenir le meilleur père de famille du monde.

J’aurais tellement aimé que tu sois là pour le voir, pour connaître Sophie pour venir boire un verre de rouge avec moi sur ma galerie en regardant le petit coin de forêt qu’on s’est acheté. Souvent je pense à toi quand je pose les yeux sur ma nouvelle vie. T’aurais aimé, j’en suis certain.

Y a quelques fois où je suis encore triste, ou la douleur est encore palpable. Ça fait dix ans que tu as quitté ta vie, pour moi, c’est 3652 jours a vivre en ton absence. Pourtant, je continue à agir comme si je savais que tu me regardes, à essayer de faire en sorte que tu sois toujours fier de ton fils. En tout cas… où que tu sois, tu peux te vanter d’avoir un fils heureux.

Salut papa.

21 semaines

Echo21

C’est avec émotion que je place ici la première photo de notre petit Pescado (à ne pas confondre avec le petit Polatouche… rien à voir). Certains diront que c’est la première photo d’une longue série ! Oui, sans l’ombre d’un doute. J’ai bien peur que ce blogue soit inondé d’histoires et de photos de bébé à partir de septembre.

Non, non, on n’a pas demandé le sexe, même si ma curiosité démangeait assez fort. Moi, j’avais les yeux soudés sur l’écran à faire connaissance avec notre enfant, à un certain moment j’ai eu l’impression d’apercevoir un petit équipement masculin, mais quand la technicienne nous a parlé du cordon ombilical, j’ai compris que mon oeil de profane pouvait très bien confondre les saucisses avec les spaghettis…

Mais, bonne nouvelle ! On a très bien vu tous ses membres et tout est en ordre, on peut continuer à sourire. Ce fut une belle expérience, par un superbe matin de printemps ensoleillé… malgré l’incroyable mauvaise humeur de la radiologue qui est venue donner son verdict, j’ai eu peur qu’elle morde Sophie lorsqu’elle a eu «l’audace» de lui poser une simple question. Deux «sabres lasers» dans la pièce et on assistait à un véritable carnage !

Émile

Emile

Le voici, le fameux Émile qui nous a fait quitter le restaurant avec un peu de précipitation l’autre soir à Québec. Né dans la nuit d’hier, le garçon est en pleine forme, tout comme la maman. Bravo aux heureux parents ! (et merci à Luc pour la photo)

Quand je pense que ce sera notre tour dans 19 semaines… Mathématiquement !

Petit Polatouche

Polatouche1

Ça fait quelques jours que je soupçonne un écureuil volant de venir dévaliser ma mangeoire à oiseaux. En fait, j’avais eu l’occasion de le voir à l’oeuvre la semaine dernière, mais il s’était sauvé avant que je puisse le prendre en photo. C’est en le voyant planer que j’avais constaté ne pas avoir affaire à un écureuil «standard».

Polatouche2

Il était de retour ce soir, c’est Sophie qui l’a aperçu. J’ai réussi à m’en approcher suffisamment pour prendre des photos correctes éclairées par mon flash. En fouillant un peu, j’ai trouvé que le nom de la bête est : Petit Polatouche et que c’est un animal susceptible d’être désigné espèce menacée ou vulnérable. C’est «cute» comme nom… Petit Polatouche ! Le défi de tous les défis serait de réussir à le photographier en plein vol !!!

Bagnole

Une bonne affaire de réglée… la bagnole est à vendre !

Vert

Fleursjaune

De retour à la maison après quelques jours sur la route, ça m’a frappé. Tout est vert ! Enfin, les arbres ont des feuilles. On dirait qu’elles ont apparu d’un coup. Ça change l’ambiance de la maison, on ne voit plus les voisins, on se sent isolé sur notre petite montagne, plus intime. J’aime ça.

Feuillesrouges

Je n’avais pu apercevoir notre forêt sous sa robe estivale que lors de nos visites, avant l’achat. Je les attendais depuis six mois, voilà qui est fait, on est entouré de millions de taches du plus beau des verts et de jeunes fleurs, c’est tellement beau !

Pin

Un mois

Un mois tout juste que je suis en «vacances». Jusqu’à maintenant, j’adore ma nouvelle vie.  Elle contient plus de loisirs, encore un peu de travail (quand même), du bricolage, plusieurs soupers avec des amis, quelques petites escapades, la préparation de Raoul pour l’été… le tout, selon un dosage qui me plaît bien.

Raoulouvert

La vie avec la charmante Sophie se passe très bien. C’est certainement la première fois de ma vie que je passe un mois aussi «intensément en couple». Je dois confesser que ça m’inquiétait un peu. Moi qui étais si confortable dans la solitude, je me trouve à passer mes journées, mes soirées et mes nuits en duo avec ma blonde… et on s’amuse comme des fous. Tant mieux !

Pour le prochain mois, j’aimerais : acheter un divan et une caméra vidéo, bricoler un peu plus, travailler plus régulièrement, vendre la Audi, aller camper avec Raoul, travailler sur mon terrain… et regarder la belle bedaine qui pousse !

Avion

Avionbiz

J’ai photographié cet étrange avion au-dessus de chez moi. Quelqu’un sait ce qu’est l’espèce de cinquième moteur sur la gauche de la cabine de pilotage ?

Répétition

Fort agréable souper ce soir en compagnie d’amis de Québec, MJ et Luc. Attablés au restaurant, les sujets de conversions tournent bébé, grossesse et accouchement, car, comme on dit, MJ est «enceinte jusqu’aux oreilles». Une belle grosse bedaine bien ronde et toute ressortie. C’est le petit frère de Gabrielle, 6 ans, qui se prépare pour le jour «J» ! Et le grand jour est proche… une question d’heures.

La charmante Sophie a mille questions, Luc me raconte les péripéties du premier accouchement, Gabrielle mange de la crème glacée, tout le monde est de bonne humeur ! Là… contraction. Puis, une deuxième. Pas Sophie là… pas tout de suite ! C’est MJ qui nous fait toucher son ventre tout dur et qui note les intervalles. Ça commence a être pas mal régulier… aux dix minutes. Ouf, on va se dépêcher pour le dessert !

J’ai senti la petite dose de stress, j’ai senti le moment sympathique devenir un moment spécial. Ça m’a donné un bel aperçu. Je pense que Sophie l’a bien senti aussi. Bientôt ça sera notre tour, je me vois partir vers l’hôpital avec les veines pleines d’adrénaline et un sourire plus large que le fleuve St-Laurent.

Présentement, je pense à eux, qui sont à l’hôpital, peut-être en train de se préparer à découvrir la frimousse du petit poisson qui barbote depuis 9 mois dans le ventre de sa mère… On saura demain ! À suivre.

Fête des Mères

La nuit d’hier fut la première de la saison, à bord de Raoul. Peut-être imaginez-vous un bel endroit, bien bucolique en pleine nature, rempli de verdure et à proximité d’un beau cours d’eau ? Et bien non ! Nous étions installés dans le stationnement derrière l’immeuble où habite la mère de Sophie. Un gros immeuble, à Montréal. L’idée était d’éviter un aller-retour à St-Hippolyte. C’était une bonne idée ! Nous avons très bien dormi et ça nous a permis de passer la journée avec Hélène, en ce jour de la fête des Mères.

Philou

Une bien belle journée, avec la soeur et le neveu de Sophie. Rien de bien compliqué, mais beaucoup de rires, de la bonne humeur, un seau de PFK et une incroyable quantité de bulles de savon soufflées par l’infatigable Philippe.

Encore chanceux d’avoir dormi sur place, car les places de stationnement étaient chaudement disputées aux alentours de cet immeuble qui contient vraisemblablement des dizaines de mamans ! L’endroit, habituellement si tranquille, était envahi de voitures… et de leurs occupants, en habits du dimanche.

Bulle

Je me rends compte que, bien que nous sommes pile à mi-chemin de la grossesse, je n’ai pas encore véritablement conscience des changements qui s’en viennent dans ma vie. Quand je vois un bébé, ça me semble encore tellement loin de moi. Beaucoup de gens nous parlent de leur expérience, nous racontent des histoires d’accouchements, d’allaitement, de couches pleines, toujours avec le sourire et une brillante lumière dans les yeux. Ça me fait drôle. Je suis conscient de vivre les dernières semaines de ma vie actuelle et que, bientôt, je vais devenir autre chose… un papa. Cette nouvelle vie sera sans doute bien différente de ce qu’on m’a raconté, ou de l’image que je m’en suis faite, mais je suis prêt. J’ai hâte.