Archive | janvier, 2005

Petite balade dans la magnifique ville de Québec hier soir pour jeter un coup d’oeil aux installations du bonhomme Carnaval. J’avais lu sur le blog de Xanax que le château ne mérite plus son nom, et je suis absolument d’accord. Davantage un cabanon qu’un palais ! Que se passe-t-il ? Question d’argent ? Le bonhomme est payé trop cher ?

C’était la fête de ma maman hier. Pour l’occasion, nous sommes venus faire un petit tour à Québec. Pour l’occasion aussi, la charmante Sophie (qui a été esthéticienne longtemps), lui a offert un traitement complet de pédicure/manucure. Ils sont quand même drôles, les femmes. Deux heures à se frotter les ongles en papotant, et ma mère qui exulte en se regardant les pieds et les mains ! Y a des fois où il ne faut pas chercher à comprendre. Je serais si malheureux de recevoir un tel cadeau !
On m’a fait remarquer hier que, bien que ma résidence ne figure dans aucun projet d’implantation de fournisseur d’accès haute-vitesse, j’ai tout de même le privilège d’habiter dans une région assez rurale pour avoir une agence SAQ chez mon épicier ! Je peux donc siroter un excellent verre de rouge pendant que je patiente devant mon ordinateur.

1. Transporter et corder du bois de foyer durant deux heures, à -20 degrés Celsius… Ça ouvre l’appétit !
2. Le bac de recyclage est idéal pour le transport du bois de foyer.
3. Soumis durant deux heures à une température de -20 degrés Celsius, le bac de recyclage devient très cassable !
4. Une Stella Artois bien fraîche, après l’effort… C’est bon.
J’ai enfin terminé de faire le ménage de mes 939 photos du voyage en République Dominicaine. Ça été long ! À la fin, il me reste 410 images que je vais conserver. Je suis satisfait du résultat mais je regrette de ne pas avoir fait plus de photos «documentaires». J’ai beaucoup d’images des amis, des événements et des paysages mais assez peu des villes, des bâtiments, de la circulation, des restaurants et d’un tas d’autres choses qui m’ont impressionné et dont j’aurais aimé conserver un souvenir. Mais, ce n’est pas si grave, je m’améliorerai la prochaine fois !
Mes textes de vacances sont là : J’aime le sud, Noël irréel, La vie en groupe, et Retour à la réalité
Une sélection de 95 photos (avec quelques commentaires) est ici : 95 photos
J’ai appris ce matin qu’il y avait un passager clandestin sur notre vol de retour de la République dominicaine… trois passagers pour deux billets !
Il a fallu que je regarde au moins 12 fois les deux lignes rouges dans la petite fenêtre de plastique avant d’y croire.
J’ai eu bien de la difficulté à me concentrer sur mon travail, ce fut certainement la journée la plus irréelle de ma vie.
Moi qui spéculais récemment à propos du nom d’un futur enfant. Me voilà en train de chercher une façon de décrire l’incroyable sentiment qui m’habite !

Mais je suis vraiment très content. J’ai toujours voulu des enfants, j’aime beaucoup les enfants. Sauf qu’après une décennie de célibat et un nouveau tour de cadran à chaque année, je m’étais fait à l’idée que, peut-être, je n’en aurais pas. Or, j’ai rencontré ma charmante Sophie, il y a un presque un an, jour pour jour. Cette année fut exceptionnelle, pleine de changements et de rebondissements. Amour, nouvelle maison, nouvelle vie à deux, la réalisation de plusieurs rêves, voyage, etc. Et me voilà, un matin de janvier, devant un test de grossesse positif ! Je suis abasourdi. Heureux comme un nouveau millionnaire, fier comme un médaillé d’or, le cerveau en ébullition… je vais être papa !
Après la lecture d’un billet de Sylvain sur son blog, où il parlait d’un DVD de comiques français qui l’avait bien fait rigoler, j’ai passé une commande chez Amazon France. J’avais aussi fouiné à gauche à droite sur le web, et n’avais lu que de bons commentaires sur Achille Tonique de Shirley et Dino. J’ai l’ai reçu chez moi la semaine dernière et nous avons regardé ça, hier soir, la charmante et moi-même. J’en ai encore mal au ventre… Je ne peux pas vous décrire en détail, il faut découvrir par soi-même, mais ils ont un style bien particulier et m’ont presque fait pisser sur mon fauteuil. Une belle découverte ! Ils ont un autre titre, que je vais m’empresser de me procurer.
En passant, si jamais l’envie vous prend d’y jeter un coup d’oeil, il faut noter que les DVD français sont régionalisés « Zone 2 », donc incompatibles avec nos lecteurs de salon nord-américains. Par contre, sur mon Mac, (avec ceci)… ça fonctionne à merveille.
La lecture de son livre m’avait fasciné, m’a aussi marqué. Depuis, ma vision du monde a changé, ma compréhension des enjeux mondiaux, de la guerre et de la haine a été modifiée. J’ai aussi découvert un homme hors du commun.
En 1994, j’avais 24 ans, je démarrais ma première entreprise, je rêvais de succès et de biens matériels. Pendant ce temps, un incroyable massacre se déroulait à l’autre bout du monde, sous les yeux (fermés) de l’ONU et sous le nez d’un homme. Un militaire canadien qui avait vécu à quelques kilomètres de chez moi. Pour moi, qui, à l’époque, ne s’était pas intéressé aux nouvelles en provenance du Rwanda, la lecture du livre : « J’ai serré la main du diable » m’a ouvert l’esprit et fait découvrir l’ampleur de cet événement. Le livre est celui d’un homme qui écrit pour raconter l’horreur, pour que l’humanité comprenne ses erreurs, mais aussi pour exorciser sa propre culpabilité.
J’en parle aujourd’hui parce que j’ai vu le reportage sur son retour au Rwanda, pour la commémoration du dixième anniversaire du génocide, à l’émission Zone Libre de cette semaine. Ça m’a fait drôle de voir les lieux, de mettre des visages aux personnages, dont l’ignoble général Bagosora, et aussi de contempler la grande beauté de ce pays. Une telle haine, une telle violence, dans un endroit aussi beau… Le récit prend une autre dimension, quand on voir les images à la télé, quand on voit les cadavres et les lieux.
J’ai un énorme respect pour Roméo Dallaire, qui a vécu ce que très peu ont vécu et qui raconte son histoire avec une grande honnêteté, qui confesse sa naïveté et ses faiblesses, témoigne de son courage autant que de ses erreurs. On peut voir la culpabilité, la déception et la tristesse dans ses yeux, sentir la grande humanité de ce militaire qui aurait tellement voulu agir pour sauver des milliers d’innocents. Il a le courage de parler, de dire les vraies raisons de ce fiasco, sans détour. Je l’ai écouté attentivement à chaque occasion et mon admiration n’a pas fléchi.
Ne me reste qu’à convaincre la charmante Sophie de nommer notre premier garçon Roméo ! C’est bien Roméo… Méo, pour les intimes !
P.S. Je veux voir le film «Hôtel Rwanda» cette semaine, ça semble excellent, j’en reparlerai.

Dernier soubresaut de Noël. Le dernier de mes cadeaux est maintenant installé et fonctionnel. Payée avec le bon achat offert par ma mère et avec le petit surplus du voyage, la scie à onglet électrique que je reluquais depuis quelques semaines vient de prendre sa place dans mon atelier. Bien sûr, ma mère avait eu l’aimable bienveillance de se procurer ce bon d’achat dans mon magasin préféré (encore plus préféré depuis que mon autre magasin préféré est en grève), ce qui m’a permis d’y fouiner encore un peu. Je me suis même laissé tenter par un nouveau guide pour mon banc de scie. Maintenant, ça me démange, il me faut du bois… C’est urgent !
Bon, c’est vrai que j’ai déjà un iPod «régulier» et que je n’ai pas absolument besoin d’une clé USB… mais ça été plus fort que moi, incapable de résister, je m’en suis commandé un !
Note pour la charmante Sophie : Bien sur que tu pourras me l’emprunter.
C’était en fin de semaine que nous recevions ma famille pour un petit réveillon de Noël décalé. Ça fait bizarre de déballer des cadeaux et de manger de la dinde aux « atocas » en janvier, mais les fêtes n’ont rien eues d’habituelles cette année.

J’aime beaucoup recevoir dans cette maison. Y a de l’espace, de bons lits confortables, une grande table, un grand terrain, du bon air à respirer, une véritable glissade de compétition… et un bon poêle à bois pour se réchauffer ! Après mes deux années passées, seul, dans un mini-condo, à peine grand pour deux personnes, ça me fait vraiment plaisir de voir la famille ou des amis sous mon toit. Quel bonheur de voir des enfants entrer se réchauffer dans la maison, les joues rouges et du sourire plein le visage !

Antoine et William, mes deux neveux, de 6 et 7 ans, ont reçu en cadeau des GameBoy Advanced. Ça m’a laissé perplexe. Impressionnant gadget, puissant et rapide pour un petit prix. Mais, est-ce une bonne chose pour des enfants, que d’être « ventousé » durant des heures à ce petit bidule ? Je sais qu’ils sont très nombreux à en posséder et que la technologie, comme les jeux vidéos, est incontournable et fera partie de leurs vies d’adultes… mais, quel est l’intérêt, à 7 ans, de savoir terrasser un extra-terrestre ? Où sont les bénéfices ? Est-ce une façon pour les parents de prendre une pause ? Je suppose que, comme pour bien d’autre chose, la clé est dans le dosage et le risque dans l’abus. Qu’en pensez-vous ?

Heureusement, l’attrait de la glissade aura été supérieur aux jeux vidéos et nous avons dévalé la pente durant des heures. Merci à Michel, le père de Sophie, qui a travaillé fort pour façonner une piste sécuritaire et rapide durant les vacances de Noël.

Les médaillés:
La palme pour le plus grand nombre de descentes revient, sans l’ombre d’un doute, à Antoine qui était inépuisable. Le plus téméraire : Mon beau-frère Jean-Pierre, dont j’ai réussi à immortaliser quelques « plonges » spectaculaires. La plus surprenante : Ma mère, Denise, qui s’est élancée malgré ses deux genoux « bioniques ». La plus bruyante : La charmante Sophie qui glisse la bouche grande ouverte en poussant de puissants cris ! La tuque la moins stable : Le bonnet de ma soeur Geneviève qui n’arrive pas souvent à destination au même moment que sa propriétaire. Le record de distance : Après une féroce compétition entre les quatre garçons, la couronne fut remise à William et Antoine !
Coïncidence ? Quelques instants après avoir appris que mon amie Claudine avait eu un accident de voiture, le 24 décembre dernier, juste avant son party de Noël, ma soeur me téléphonait, directement du terre-plein central de l’autoroute 15. Elle avait la voix toute tremblotante. Un gros camion aurait manoeuvré en oubliant de consulter ses angles morts. Heureusement, ma petite soeur n’a pas une égratignure, même si elle a fait un vol plané et un tonneau complet avec sa petite Toyota Echo. La fin de l’histoire est heureuse, plus de peur que de mal, une voiture toute cabossée… et une séance de magasinage de bagnoles à prévoir. Rassurez-vous, l’amie Claudine aussi, n’a rien eu de grave.

Je devrais arrêter de regarder le site de météomédia, je pense que je me fais du mal !
Boulot demain. Les vacances sont bel et bien terminées, ça me fait drôle d’y penser. J’ai encore plein de sons, d’images et d’odeurs dans la tête. Le bruit des vagues, les cocotiers qui bougent sous le vent et le goût de l’eau salée, les « camarones » de Papy et le goût sucré des « Pîna Colada », mais aussi la désagréable odeur des « motos gonchos », la musique des bars de Cabarete qui portait jusqu’à mes oreilles la nuit et le moteur de mon pire « casse-sieste » : un hélicoptère qui faisait des vols à basse altitude pour les touristes (à 65 $ US les 15 minutes). Quand même incroyable de penser qu’hier, à la même heure, je marchais sur la plage, pieds nus, avec la charmante Sophie. On s’amusait à identifier les touristes fraîchement débarqués de l’avion, qui jouaient dans l’eau, avec leur peau blanche et leurs gestes rapides… comme si on était totalement différents après deux semaines !

Aujourd’hui, je mets du bois dans mon poêle, je regarde tomber la neige, je télécharge mes 4089 messages (avec un modem téléphonique), je range mes bouteilles de Brugal, mon jeu de dominos, mes sandales, mon maillot de bain… retour à la réalité, finit les vacances !

Elles ont été exceptionnelles ces vacances, il faudra répéter ! J’ai aimé voyager avec des amis, j’ai adoré le sud, les plages, les vagues et le soleil, j’ai aimé ce contact avec une autre culture, j’ai aimé surfer les vagues avec mon «boogie board», j’ai aimé la bouffe, j’ai aimé habiter dans une maison plutôt que la formule «tout inclus». Mais, par-dessus tout, j’ai aimé voyager avec mon amoureuse. Dans quelques jours, ça fera un an qu’elle me contactait pour la première fois et que débutait cette belle histoire. J’ai eu l’impression de voyager avec une vieille complice, comme si on se connaissait depuis toujours. Une nouvelle étape de franchie dans notre vie commune… et ça goûte bon.

J’ai moins aimé revenir de voyage avec un marécage dans mon intestin… L’affirmation sur les emballages d’Imodium qui dit que « souvent, une seule dose suffit » ne s’applique pas à moi ! Je vous l’assure.

Maintenant, il me faut trier et classer mes 939 photos… Je vous promets une sélection des meilleures dans les prochains jours.
Commentaires récents