Archive | novembre, 2004
Durant mon enfance, j’ai eu la chance immense d’avoir un papa. Il est vrai que je ne suis pas le seul à avoir eu un papa, mais le mien avec accès à de l’équipement vidéo par son travail. Et cela, à une époque où une caméra vidéo était quelque chose de rare et de dispendieux. J’ai donc la chance d’avoir une caisse pleine de vieilles cassettes qui contiennent des trésors. Hier soir, j’ai profité de la visite de ma mère pour montrer à la charmante Sophie la jolie frimousse que j’arborais durant l’été de mes sept ans !

Nous avons aussi visionné plusieurs autres cassettes et j’ai ressenti une véritable pluie d’émotions en revoyant des amis d’enfance, les petits voisins avec 20 ans de moins, des cousins et cousines en flagrant délit d’enfance, ma grand-mère (décédée), mon grand-père (décédé), des oncles et des tantes (dont certains sont décédés) et, bien sur, mon père, que je n’avais pas vu bouger depuis presque dix ans.
Si vous avez des enfants, courrez vous acheter une caméra vidéo, prenez des images et gardez les cassettes en sécurité… c’est tellement de beaux souvenirs !
Une belle matinée bien fraîche, le soleil se lève juste devant ma fenêtre et me chatouille jusque dans mon lit. Puisque je ne dors plus… hop, debout ! Un petit coup d’oeil dehors, oh… il fait très beau ! J’ai hâte qu’il neige, j’en ai assez de cet interminable mois de novembre. Mais, la neige, ce n’est pas pour ce matin, par contre, le temps est idéal pour une petite ballade !

Je prends mon appareil, m’habille chaudement, et me voilà, fouinant pour une image intéressante, autour de la maison. L’air est bon, les écureuils sont déjà à l’ouvrage et les feuilles mortes croustillent bruyamment sous mes pieds. Je regarde ma maison, qui reçoit les rayons du soleil. Je sais qu’à l’intérieur, il y a ma blonde, qui dort toujours.

Mes projets pour la journée se précisent : entrer du bois pour chauffer mon poêle, installer la mangeoire à oiseaux, fabriquer une petite tablette pour notre chambre, installer une radio dans mon atelier pour y avoir un peu de musique. Et y a aussi, ma mère, qui vient faire son tour. Hum… j’ai une idée : Choucroute pour le souper ! Allez, il faut que j’aille faire quelques achats. À plus tard !

Bienvenue dans le merveilleux système hospitalier québécois !
La journée s’est déroulée comme suit :
9h07 – Départ de Saint-Hippolyte.
9h48 – Arrivée à l’hôpital Sacré-Coeur.
9h52 – Enregistrement et admission de Sophie.
10h04 – Sophie, sa mère et moi nous installons sur trois chaises dans un corridor de l’aile C, interdiction de quitter le département… au cas où.
12h50 – L’infirmière nous apprend que l’opération est ANNULÉE… par manque de temps ! Pas de rencontre avec le médecin, pas d’explications, pas d’excuses, pas de dates pour un prochain rendez-vous. Goodbye, retournez à la maison ! Don’t call us, we’ll call you !
13h03 – Nous quittons le stationnement de l’hôpital, contribution de 10$, bien sur.
13h30 – Dîner au restaurant (Sophie était à jeun depuis hier soir, quand même).
14h55 – Retour à Saint-Hippolyte.

Une belle journée de perdue. Temps, essence, stationnement, bouffe. Sans parler des deux semaines que Sophie avait libérées de son agenda pour sa convalescence. Et il faudra tout recommencer. Comme si on avait seulement ça à faire, d’attendre dans un hôpital ! De regarder un mur ! C’est pas facile de se permettre deux semaines de vacances quand on est travailleur autonome ! Et la cerise, c’est que l’hôpital est sale, les employés ont l’air bête, certains manquent de respect, un monsieur âgé dort dans son fauteuil roulant au beau milieu du corridor, des odeurs flottent, tout est délabré… le système aurait besoin d’un grand coup de fouet et d’un bon coup de pinceau… Ça ne fait pas sérieux !
Mais notre fringuant bouclé l’a dit : «La priorité, c’est la santé !»
Drôle de mot : Amygdales… 21 points au Scrabble ! J’en parle parce que c’est demain, lundi, que la charmante Sophie passe au bistouri. Il paraît qu’elle ne pourra pas parler durant une semaine. Occasion de se retenir de faire une farce facile ! Non mais, sérieusement, je me croise le doigts pour que tout se passe bien.
Je suis assez fier de ma réalisation de la fin de semaine, mon atelier prend forme. Un bel établi solide et pratique, il ne manque que les tiroirs qui seront installés plus tard. Et il faut que je sois efficace dans mon aménagement car j’ai un espace limité et de grands projets !

Je me retiens très fort pour ne pas courir dépenser mon argent dans mon magasin préféré.
100e note sur ce carnet.
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J’adore écrire ici.
Merveilleux prétexte pour photographier.
Merci de me lire !
Dans les statistiques de mon blog, je vois une belle affluence vers cette note, à propos du personnage principal de l’actuel «talk of the town». Probablement parce que je sors sur la deuxième page de Google lorsqu’on fait cette recherche…

C’est le bon mot : Incroyable ! Vraiment incroyable de voir à quel point la qualité des images numériques se raffine et gagne en réalisme. Ce soir, puisque la charmante Sophie avait une activité mondaine, j’ai fait une escapade de «jeune homme amateur de technologie et de super-héros» et je suis allé manger du pop-corn au milieu d’une salle de cinéma pleine d’enfants ! Le film était excellent, mais j’étais vendu d’avance. J’ai tellement regardé la bande annonce ! J’ai beaucoup apprécié le look «rétro» du film… les décors, les maisons, les voitures, les fusées, tout est conforme à l’image super-héros. Malheureusement, mon cinéma local n’offrait que la version québécoise qui, même si elle est potable, ne contient pas la célèbre phrase : «Where is my super-suit ?» que j’aimais tant dans la bande annonce. Mais, avec quelques bons gags et des images d’une telle qualité, je suis conquis… et j’en veux encore !
Cérémonie très sobre. Petite gorgée de bière, installation de l’autocollant, musique de circonstance, applaudissements discrets, quelques photos… voilà, Raoul est officiellement baptisé.

Je suis arrivé à la maison, fier de mon achat. Sophie me regardait avec un drôle d’air, mais moi j’étais fier : une belle hache avec un long manche jaune et une tête solide au look professionnel. L’outil idéal pour le gars qui vient de s’acheter une maison dans les bois.
Aujourd’hui, je suis seul à la maison. Puisque le soleil brille et que l’air est bon, je décide d’aller essayer mon nouvel outil avec les belles bûches que nous avons coupées hier, mon ami Yves et moi. Au premier élan, tout va bien. J’y vais en puissance et les quartiers de bois volent de chaque côté. Une réussite ! Dommage que la charmante Sophie n’est pas là pour admirer la force de son homme !
Mais mon succès fut bien bref, je n’ai même pas eu le temps de transpirer ! Le beau manche jaune qui avait l’air si professionnel a cédé à la troisième bûche… au même moment ou je comprenais pourquoi une hache aussi grosse ne coûtait que 19,95 $. Ça m’apprendra.
Y’a des jours, comme aujourd’hui, où t’es devant une belle lumière, un beau couché de soleil ou devant un événement exceptionnel et t’arrive pas à faire la photo qui s’impose. Je suis à Québec et, cet après-midi, l’occasion était belle pour une photo. De gros nuages multicolores avec un soleil fâché… J’ai eu beau me déplacer, chercher le bon endroit. Rien à faire, je n’ai pas réussi. Alors, j’ai infligé un petit traitement de Photoshop à la «moins pire»… et voici le résultat. Ma première photo en noir en blanc sur ce carnet.

Ça y est, je viens de me trouver un nouveau «magasin préféré» ! Je l’ai visité hier et c’est, tout simplement… le paradis du bricoleur. On y trouve tout, de toute les marques, à tout les prix, c’est immense et les conseillers ont l’air de vraiment s’y connaître. Faites une croix sur le calendrier, à partir de maintenant mon magasin préféré n’est plus la SAQ, mais bien le CEJ.
Peut-être est-ce génétique ? En tout cas, mon grand père a travaillé dans le transport ferroviaire et je suis moi-même passionné par le déplacement de marchandises et de personnes… de façon virtuelle, quand même ! C’est à cause de mon jeu… je m’amuse comme un petit fou !
Soirée vidéo samedi soir. En entrée, nous avons eu le documentaire «Supersize me» qui est impressionnant, c’est le moins qu’on puisse dire. Bien sûr, l’exemple est exagéré et personne ne mange au McDonald’s aussi souvent, mais quel beau prétexte pour nous amener à voir le film et s’intéresser au phénomène. J’ai été étonné de voir la quantité de sucre qu’on trouve dans un repas de «fast food» et rencontrer le gars qui ne mange que des Big Mac comme seule nourriture. Dans le film, on le voit manger son 17 millième Big Mac !!! Il en mange environ 750 par année ! Les formats «Supersize» sont également à voir… il existe aux USA des formats de boisson gazeuse qui font presque 2 litres !!!
Après l’attaque de Big Mac nous avons plongé dans l’univers de Robert Lepage, à l’ombre du château Frontenac, avec «La face cachée de la lune». Je suis un bien mauvais critique de film, mais j’ai beaucoup aimé… Les dialogues sont savoureux et la photographie est magnifique, comme toujours avec monsieur Lepage.

Bonne nouvelle ! Raoul a intégré son domicile hivernal, il hibernera sous son igloo blanc jusqu’à la fonte des neiges. Alors, fais de beaux rêves mon compagnon, et prends des forces, car j’ai de nombreux projets pour l’été prochain…
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