Archive | septembre, 2004
C’est le grand luxe chez les concessionnaires de voitures luxueuses ! Ici en tout cas, c’est très «swell». Y’a des fauteuils en cuir, du bon café, des muffins, des journaux, un PlayStation 2, des écrans au plasma (avec LCN) et des ordinateurs pour accéder à internet. Tout ça semble gratuit mais, je vais avoir une belle facture dans quelques instants… Des fois que m’ennuie de ma vieille Accord.
Mise à jour 30 minutes plus tard : 625$ Grrrrr
Le propriétaire d’un Westfalia est quelqu’un de sympathique. Pour moi c’est une évidence, mais je vais tenter d’en faire la preuve mathématique : Aller jusqu’au mois dernier, je connaissais trois propriétaires de Westfalia (trois de mes oncles) et chacun est un exemplaire sympathique personnage. 3 en 3, c’est une excellente moyenne ! Quand j’ai acheté le mien, le ratio est passé à 4 en 4 ! Vous me suivez ? Si on compte l’ancien propriétaire de Raoul, ça fait 5 en 5. Toujours aussi bonne, la moyenne.
Quelques heures après mon achat, je suis devenu membre d’un petit club de propriétaires de Westfalia. Sur le forum du club, un membre m’a suggéré un mécanicien. Une fois chez le mécano, le propriétaire d’un West s’approche, se présente et me serre la main… c’était celui qui m’avait fait la suggestion : 6 en 6 ! Et ça ne s’arrête pas là ! Hier, je roulais sur la 15 vers Montréal quand je suis arrivé à la hauteur d’un West blanc et, bingo, c’est Rémi, un des éminents membres du club des Mononc. Il me fait des bye bye à 100 km/h, me crie son nom dans le vent, admire ma monture et me semble très sympathique : 7 en 7 ! Totalement imbattable comme moyenne, j’en suis à un doigt de penser qu’absolument tous les «Westeux» sont sympathiques !
Quelle journée ! Voilà qui est fait, je suis sans logis pour 35 jours. Heureusement, ma charmante Sophie et mon brave Raoul vont m’héberger gentiment.

Moi qui pensait louer un petit camion, genre «econoline» pour vider mon condo !!! Finalement, on a rempli un cube de 12 pieds… jusqu’au plafond. Et un Westfalia aussi. Mais c’est réglé ! Je suis présentement écrasé devant la télé, épuisé. Épuisé mais heureux, le condo est vide, mes choses sont dans ma future maison et nous avons même fait connaissance avec les voisins, qui semblent très sympathiques !

La maison est vraiment à mon goût. En fouillant dans mes archives, je me suis rendu compte que j’avais décris la maison de mes rêves ici-même le 14 juillet, alors que nous débutions notre magasinage. J’avais écris : «Je la veux grande et belle, avec du bois dans la maison, sous forme de planchers ou de boiseries, du bois autour, sous forme d’arbres ou de forêt. Je veux aussi un atelier, pour me remettre à la confection de meubles. Un grand terrain, un petit coin tranquille… pourquoi pas une rivière ?». Et bien, à part la rivière, tout y est ! Y’a du bois partout, une petite forêt, un atelier… et une blonde heureuse… et un Max heureux. Épuisé, mais vraiment heureux.

P.S. Merci aux bras qui ont participé, Alain, Éric, Sophie, Gaby et Robert.
Enfin sur Mac ! Mon jeu préféré, dans une nouvelle version. Il est commandé, je trépigne en attendant le facteur. Peut-être que je retiens de mon grand-père qui travaillait pour le CN, ou bien c’est mon côté entrepreneur, ou encore la nostalgie des trains électriques de mon enfance… mais j’ai bien hâte de recommencer à gérer ma compagnie de chemin de fer virtuelle !
Voilà, le festival du remplissage de boîtes est commencé ! Je quitte le condo dimanche pour une petite période de camping chez Sophie, au bureau et dans mon West. Hier, nous sommes allés prendre quelques mesures dans notre future maison, elle est encore plus belle que dans mon souvenir. Enfin, un endroit propice pour les partys ! Les nouvelles dates sont : notaire le 29 et déménagement la fin de semaine du 30 octobre. 37 dodos !

Non, non, je ne suis pas (encore) un ivrogne… c’est Sophie qui est allé faire de beaux yeux dans mon magasin préféré pour obtenir de belles boîtes solides !
Suite à mes récentes révélations concernant mes magnifiques chaussettes oranges, j’ai reçu la photo et le message suivant :

Cher Photosmax,
Ma Sophie à moi a désespérément cherché des chaussettes oranges, trouvant la symbolique très forte. Cependant, elle n’en a point trouvées!!!!
Nous vous soumettons les solutions retenues et vous demandons si ces solutions rencontrent les normes de vos propres chaussettes oranges: dans un premier temps, elle m’a « teindu » des chaussettes blanches en orange; les résultats sont à s’y méprendre. Quant à ma Sophie à moi , dans un soucis de coquetterie féminine, elle y est allé d’une chaussette blanche à rayures oranges!
Sont-ce des solutions viables?
Répondez-nous vite, Photosmax!!!
Jean-Paul et sa Sophie à lui
Alors, je confirme : Ces deux paires de chaussettes me semblent convenir à la perfection. L’important est de les utiliser de façon adéquate et seulement lorsque la journée est propice. Le secret étant dans le travail, il faut s’entraîner à reconnaître les journées «chaussettes orange». Mais je vous sens capable d’atteindre cet état de grâce. Je vous souhaites de longues années de bonheur avec vos chaussettes orange… prenez-en soin et chérissez-les, elles le méritent !
Alors maintenant que la glace est brisée… autres propriétaires de chaussettes oranges, manifestez-vous ! Je veux des photos…

Je fais de gros yeux à Sophie lorsqu’elle dit qu’on est en automne, alors que n’importe quel calendrier nous confirme que c’est encore l’été… pour quelques jours ! Il est si court cet été québécois… je ne veux pas qu’on m’en vole la moindre parcelle. Mais aujourd’hui, force est de constater que les signes de l’automne sont bien présents ! Les feuilles rouges, les champignons qui poussent et le petit air frais confirment la fin de l’été.

J’ai enjambé la chaîne qui protège le chemin privé que vient de se payer le nouveau propriétaire du terrain devant chez moi. Ce terrain magnifique avait attiré mon attention par ses dimensions et son positionnement le long de la petite rivière aux Mulets. Je m’étais même informé du prix… 75 000 $, environ six fois plus que mon budget ! Mais aujourd’hui, j’ai compris qu’on puisse payer une telle somme pour un bout de terrain. Le chemin m’a emmené directement au bord de la rivière, un petit plateau est défriché pour la future construction, on entend le bruit de l’eau et les oiseaux qui chantent… l’emplacement est exceptionnel.

Superbe cette rivière, elle coule entre de grosses pierres, se divise et serpente dans la forêt de cèdres et de mélèzes. Je me suis amusé à photographier les feuilles tombées dans l’eau… les reflets du ciel sur la surface. J’ai suivi la rivière, mon kodak à la main, en sautant sur les roches. C’était peut-être ma dernière tournée sur ses berges, car ma décision est prise : Je quitte le condo la fin de semaine prochaine pour un mois et demi de «camping» entre Montréal et Sainte-Adèle. Date prévue de déménagement : 14 novembre !

C’était hier, la troisième fois que j’assistais à un spectacle de Richard Desjardins. J’aime ses propos politiques, son engagement, sa poésie et, bien sûr, ses magnifiques chansons. Ce fut une superbe soirée, malgré ma fatigue, la chaleur tropicale (et les odeurs) qui régnait dans la salle de spectacle. Desjardins est si intense, talentueux et généreux, il raconte, il chante avec passion, il se déchaîne autant sur le piano que sur la guitare. Il nous a présenté ses chansons dans un enrobage différent, accompagné par quatre excellents musiciens, avec violon et accordéon… mais sans percussion. J’ai beaucoup aimé. S’il passe près de chez vous…
Phrase que j’ai retenue : «Les Américains peuvent bien savoir où sont les armes de destruction massive… ils ont gardé les reçus !»
Mon condo est vendu… vendu pour de bon, je suis passé chez le notaire cet après-midi. Le déménagement dans la nouvelle maison est prévu pour la fin novembre, dans deux mois et demi. Durant cette période, le projet initial était que je loue le condo aux nouveaux propriétaires, sauf que Sophie a eu une idée intéressante : J’entrepose mes meubles et viens m’installer à Montréal, chez elle. C’est certain que c’est loin de mon travail, mais j’économiserais une belle somme. De toute façon, je suis assez souvent sur la route. J’ai aussi la possibilité de coucher dans mon West, si j’ai besoin de rester dans les Laurentides… Au bureau, y’a une douche, une cuisine, le câble et l’internet ambiant ! Est-ce que j’ai besoin de quelque chose de plus ? Coudon, en l’écrivant, je me rends compte que ma décision est pas mal prise… je vais quand même prendre quelques jours pour y penser.
Parlant maison, la grande nouvelle est enfin arrivée. Après quelques jours d’attente stressante : Réjouissances et festivités, Sophie et moi allons habiter ensemble dans notre maison bien à nous !!! Hourra ! Les premiers acheteurs de notre maison se sont finalement désistés et nous voici donc avec un déménagement à planifier. Je suis vraiment très heureux ! C’est la maison de mes rêves dans un beau coin tranquille des Laurentides, elle a été construite par un ébéniste avec beaucoup de boiseries, le terrain est grand, j’aurai mon atelier, des chambres pour les amis, une grande cuisine… C’est bien simple, je voudrais déménager demain !
Me revoici à la maison. Quelques jours sur la route à bord de Raoul 1er. À part un étrange bruit dans l’habitacle, Raoul roule comme un neuf… et j’ai dormi comme un bébé sous une tonne de couvertures. Ce petit voyage affaires/loisirs m’a emmené à Québec pour la fin de semaine où je suis retourné donner quelques heures de mes bras au bénéfice du chantier de mes amis Claudine et Yannick. La maison avance à grand grand pas. L’intérieur est très avancé, j’ai bien hâte de voir le produit fini. Je suis certain que ce sera très beau !


Je remarque que construire une maison de ses propres mains, alors qu’on a un travail et une famille est une épreuve majeure. La contrepartie est, bien sûr, la satisfaction du travail réalisé et l’expérience incroyable qu’on y acquiert. J’ai beaucoup d’admiration pour mes amis et leur entourage qui ont plongé dans ce projet avec courage et une bonne humeur presque permanente, malgré les inévitables embûches. Chapeau ! J’ai hâte de célébrer avec vous le résultat de vos efforts !
Loin de moi l’idée de me lancer dans la grande critique littéraire, mais j’ai pensé faire une petite tournée de mes lectures d’été. Je ne suis pas un spécialiste, plutôt un grand amateur de livres. Même si je lis beaucoup, je ne ferais qu’un bien mauvais critique, car j’ai tendance à tout aimer ! Bien sur, certains livres me plaisent plus que d’autres, mais il est rare que je déteste…

L’histoire de Pi, Yann Martel
Livre étrange, avec une histoire étrange, drôlement racontée. Mais le succès n’est pas tombé du ciel, c’est bien écrit et très efficace. On est vraiment intrigué par le déroulement de l’histoire et son aspect invraisemblable. Impossible de ne pas se rendre jusqu’au bout pour savoir comment se termine la fameuse histoire de Pi !
DaVinci Code, Dan Brown
J’ai lu par curiosité, après en avoir entendu parlé un peu partout. C’est ce que j’appelle une livre «contexte», l’intrigue n’est pas exceptionnelle, mais le contexte est très intéressant. L’Église et ses mystères, le Vatican dans une grande conspiration, une société secrète millénaire, une autre interprétation de la bible… inhabituel et intéressant.
Un dimanche à la piscine à Kigali, Gil Courtemanche
Là, j’ai beaucoup aimé. Après avoir dévoré le livre du général Roméo Dallaire sur la tragédie du Rwanda, j’étais vraiment intéressé par ce roman de Gil Courtemanche qui se déroule durant les événements de 1994. Cette autre angle m’a appris beaucoup… et l’histoire d’amour dans ce contexte nous faire vivre l’ampleur de la tragédie. Vraiment troublant, un livre qui marque.
Le cahier noir, Michel Tremblay
Les personnages, les dialogues exceptionnels, une facette et une époque de Montréal, voici quelques unes des raisons qui font que j’aime lire du Michel Tremblay. Celui-ci est dans un sens «typiquement» Michel Tremblay, mais en même temps différent par la forme.
Mal de Terre, Hubert Reeves
Un livre qu’il faut lire. Bien vulgarisé et facile d’accès avec son style questions / réponses, on y apprend que l’humanité fonce dans un mur à pleine vitesse. Après cette lecture, on a envie de s’acheter une auto hybride, mieux isolé sa maison et s’acheter des panneaux solaires. Sans être alarmiste, M. Reeves nous démontre avec une belle logique qu’il est temps de changer nos habitudes… grand temps !
Confidences, Marcel Pagnol
Mon auteur préféré… il écrivait tellement bien. J’étais bien heureux de mettre la main sur un Pagnol que je n’avais pas encore lu. Ce livre, trouvé usagé dans une librairie de Montréal, est un recueil de longues préfaces qu’il a écrites pour une réédition de ses pièces de théâtre et premiers films. J’ai passé de beaux moments plongé dans le Paris des années 20 et 30.
Une chance de trop, Harlan Coben
Harlan Coben est une découverte récente pour moi. J’en ai lu 3 ou 4, celui-ci est son petit dernier en français. Voici le maître incontesté du rebondissements, on termine le livre… essoufflé ! Pas vraiment de la grande littérature, mais facile à lire et très divertissant. Le genre de livre qu’on lit d’un trait.
Los Angeles River, Michael Connelly
Dans la catégorie «lecture facile», j’adore me claquer un bon Connelly ! Celui-ci raconte une enquête du retraité Harry Bosh qui va l’emmener à se mesurer au Poète, le fameux personnage qui avait projeté Connelly dans la catégorie des meilleurs vendeurs de la planète. Une sorte de boucle qui se referme… comment sera le prochain ?
Paul en appartement, Michel Rabagliati
Bédé montréalaise qui se dévore. Histoire simple, vraiment de ma génération, qui prend le temps (avec ses 110 pages) et qui nous fait revivre la vie de réentendre la musique des années 80. Deux superbes heures dans l’univers Rabagliati, il faut que je lise ses deux autres titres.
Pas droit à l’erreur, Lee Child
Acheté par hasard, j’ai passé des bons moments le nez dans ce roman. Encore une question de contexte, cette fois-ci dans le monde des services de sécurité qui protègent le président américain. Le héros est grand et fort, l’intrigue intéressante, et la fin… totalement américaine ! Un bon divertissement.
Le tour de Foglia, Pierre Foglia
Il est bougonneux ce Foglia…. bougonneux, mais tellement passionné ! Moi qui regarde le Tour de France à la télé depuis quelques années sans vraiment comprendre toutes les implications et stratégies qui font partie de ce événement. Foglia aime la course et réussi à nous transmettre une partie de sa passion dans ce recueil de chroniques. J’ai hâte au Tour 2005, est-ce que Armstrong pourra en remporter un septième de suite ?

Aujourd’hui, je suis allé faire mes adieux à ma montagne. Je n’habite sur son flan que depuis trois ans, mais j’aimais bien mon petit coin. Les baignades dans ma petite rivière, mon billet de saison (de soir) à 99$ et mes 4 ou 5 descentes avant le souper vont sans doute me manquer un peu. Je ne sais pas encore où j’habiterais quand la saison de ski va reprendre, mais ce ne sera plus ici.
Hier, au milieu de la journée, j’ai quitté mes chaussettes orange et nous sommes allés explorer le Parc régional de la Rivière-du-Nord. Puisque le beau temps était de retour, nous n’étions plus en présence d’une journée «chaussettes orange», alors go, go, go, on se grouille et on va marcher.

Ce parc est situé très près de la ville et semble entouré de quartiers résidentiels cossus. La nature y est belle et l’air est bon à respirer, mais on entend l’autoroute comme musique de fond et on peut parfois apercevoir un IGA ou un Tim Horton sauvage en jetant un coup d’oeil entre les branches ! Plus intéressant : on peut y observer les vertiges d’une ancienne pulperie, d’une centrale électrique ainsi que l’impressionnant tuyau de métal qui amenait l’eau du barrage vers la centrale.

Au début de notre ballade, nous avons croisé un petit étang. Avec un sans-gêne impressionnant, une famille de canards s’est ruée vers nous dans l’espoir de trouver un peu de nourriture. Dans leur excitation, ils se bousculaient entre eux pour arriver les premiers près de nous ! Un peu plus et ils sautaient dans mon sac à dos ! Ils ont mangé nos barres granolas dans la main de Sophie et j’ai dû prendre un objectif «grand angle» pour les photographier ! Pas très sauvages, les canards !
En somme, j’ai bien aimé l’endroit. Accessible, abordable, bien aménagé, intéressant… il faudra y retourner l’hiver, la rivière doit être bien jolie lorsque la température baisse. Et ça me rassure de savoir qu’il est permis de monter aux arbres en ski… du moins, dans la partie gauche de l’arbre !?!

Je suis l’heureux propriétaire d’une belle paire de chaussettes orange. Elles sont resplendissantes et suscitent bien des jalousies ! Parfaitement adaptées à ma pointure, je les ai achetées il y a quelques années et les conserve précieusement au fond de mon tiroir, juste à côté des chaussettes «normales». Et je vais les chérir très longtemps, car j’en prends grand soin. Si jamais, un jour, elles s’usaient, je m’en achèterais d’autres, parce que posséder des chaussettes orange, c’est important !
Malheureusement, on ne peut pas porter ses chaussettes orange n’importe quand ! Il y a des jours pour les chaussettes «normales» et d’autres pour les oranges. Il faut une journée particulière, une journée typique, et elles sont rarissimes.
Ce matin, je me suis réveillé en pleine forme. J’ai jeté un coup d’oeil à l’extérieur, évalué les différents projets pour la journée et constaté, avec plaisir, que j’étais devant une journée de chaussettes orange ! Une journée où rien n’est prévu, où tout est ouvert. Il ne fait ni beau, ni mauvais, j’ai des choses à faire, mais rien de vraiment important. J’attends des nouvelles pour la maison, mais je ne peux rien y faire. Pas de projets, pas d’objectifs. C’est une fin de semaine de trois jours… alors, ce que je ne fais pas aujourd’hui, je pourrais le faire demain, ou après-demain. Bref, une belle journée «chaussettes orange » !
Peut-être un café, quelques toasts, de la musique, de la lecture… pourquoi pas un film ? Une marche ? Une partie de Scrabble avec ma Sophie ? Tout est possible, mais rien n’est prévu… Bonne journée !

Et vous ? Comment sont vos chaussettes orange ?
Commentaires récents