Archive | juillet, 2004
Une autre journée au paradis. Les homards d’hier étaient exquis ! Cuis à la vapeurs d’eau de mer, sur un poêle de camping… Avec un petit vin blanc italien, ça restera dans ma mémoire gustative pour longtemps ! La soirée c’est poursuivie par des discussions et rêvasseries près d’un feu en plein air, et une nuit de sommeil profond dans le silence de la forêt. Levé tôt ce matin, il fait toujours aussi beau, malgré quelques nuages paresseux, la journée coule doucement… le hamac est toujours occupé, un petit vent léger souffle pour nous rafraîchir.

J’ai dévoré tout à l’heure la bande dessinée «Paul en appartement» du montréalais Michel Rabagliati. Beaucoup aimé. Sophie a présentement le nez dedans et il semble qu’elle ne le posera qu’une fois terminé.
Demain, selon le temps, il est possible que nous levions l’ancre pour poursuivre notre route vers l’est. J’ai hâte de poser mes objectifs sur le rocher percé…
Je suis en amour, en Gaspésie et en vacances.
Nous sommes à Bonaventure depuis 2 jours. Sophie est revenue toute détendue et toute souriante de sa journée à Paspébiac. Je suis allé la chercher avec le Westfalia de mon oncle Ti-Will et nous avons passé deux belles journées à bord. Moi qui en rêve depuis au moins cinq ans, j’ai eu une belle occasion de l’essayer. Ça roule super bien, c’est confortable, la nuit comme le jour, c’est juste assez grand et juste assez petit, les gens nous font des sourires et nous envoient la main. On est encore plus en vacances à bord d’un West ! J’en rêvais depuis longtemps… maintenant, c’est clair, j’en veux un !

Nous avons visité beaucoup de monde dans les deux derniers jours, il y’a six frères et soeurs de ma mère qui habitent près d’ici présentement. Comme toujours, je reçois un accueil fantastique, tous nous invite à dormir, à manger et font beaucoup pour rendre notre séjour agréable. Je me sens privilégié de faire partie de cette famille et de bénéficier de leur amitié. Pour Sophie, ça fait beaucoup de gens à connaître et de visages à retenir, mais elle aime tout le monde et elle aime ce coin de pays. Je vois dans son visage que les vacances commencent à faire leur effet.

Bonheur de vacances :
Aujourd’hui, nous sommes au paradis. Le célèbre «petit camp» de mon oncle Louis. Je dis célèbre parce que je sais que certains de mes amis ont eu l’occasion d’y venir et c’est un endroit inoubliable. On y entends rien d’autre que le son de la rivière, pas de voiture, pas de bateau, on dirait même que les avions font un détour pour ne pas passer au dessus. Il s’agit d’une seule pièce, avec un lit, une table et un poêle, en plus d’une immense terrasse qui donne directement sur la rivière. La rivière est limpides, on voit son fond de pierres même s’il est à 8 pieds de la surface. Les voisins sont loin, la rivière est trop petite pour la navigation… on y voit personne !
Aujourd’hui, il fait un temps de carte postale, j’ai installé mon hamac au bout de la galerie et fait la sieste pendant que Sophie lisait près de la rivière. Une petite baignade de temps en temps, quelques caresses à mon amoureuse… J’ai l’esprit totalement en vacances, cinq livres de homard dans la glacière, une casserole d’eau de mer pour les faire cuire et du bon vin… un festin s’annonce.
Présentement, l’après-midi s’achève. Sophie a pris ma place dans le hamac et elle roupille doucement. Je suis devant la rivière, sous un petit rayon de soleil oblique, le portable sur les genoux et j’essaie de mettre en mot cette journée exceptionnelle. J’entends les oiseaux, un poisson vient de sauter, il n’y a presque pas de moustiques… C’est vrai ! Je n’exagère même pas !!!

Il faut quant même admettre certains (petits) désagréments :
- L’eau de la rivière est un peu froide
- Un moustique ivrogne est mort dans le verre de sangria de Sophie
- Les homards ne vont pas cuire tout seul, il faudra donc faire un effort physique
- Il n’y a pas l’internet ambiant… ni électricité d’ailleurs

Nous voici en Gaspésie, dans le magnifique chalet de la tante Élise, à Miguasha, près de Carleton. La vue sur la Baie des Chaleurs est magistrale, le temps est frais, le soleil va bientôt se coucher. On est vraiment bien…
Ce matin, nous avons pédalé quelques kilomètres dans le Parc du Bic. Les rosiers sauvages, les petites fraises des champs et plusieurs variétés de fleurs sauvages embaumaient l’air que nous respirions. Les paysages du parc m’ont emplis les yeux et la tête. Sur le sentier, nous avons croisé d’anciens chalets situés sur des emplacements exceptionnels. On a eu l’occasion de visiter les bâtiments d’un certain M. Rioux qui avait choisi le plus beau «spot» de tout le Québec pour installer sa ferme. Il devait faire de grands efforts pour détourner ses yeux de l’estuaire et regarder en direction de ses cultures !!!

Sophie a reçu son cadeau de fête. Je crois avoir frappé dans le mille… ses yeux se sont emplis d’eau quand elle a lu la carte. Demain, nous nous dirigerons vers Paspébiac, qu’elle puisse en profiter. Relaxation garantie, que la vendeuse m’a dit !
Voilà, ça y’est ! On est en vacances !!!
En route vers la Gaspésie, premier escale aux environs du Parc du Bic… Humm, j’adore les vacances. Et cette année, je ne suis pas seul. Ça sera encore mieux.


Ne reste que deux jours avant les vacances. Même que Sophie est déjà prête à partir, bagages à bord et vélos sur le toit de l’auto. Il suffit de tourner la clé et prendre la route. J’irais la rejoindre vendredi soir chez son papa à Trois-Rivières pour le grand départ vers la Gaspésie. Je vous promet un petit journal de vacances et des tonnes de photos !

J’en ai assez d’entendre les gens se plaindre de nos étés. Pas assez chaud, trop de pluie, trop sec, sinon c’est le vent qui n’est pas à la bonne vitesse, les légumes qui ne poussent pas assez vite ou les maringouins qui sont trop voraces. Il faut s’y faire, on vit au Québec, on a des étés comme ça et une magnifique variété d’insectes piqueurs ! Nous avons des piscines, des motos, des décapotables et la climatisation… nous semblons équipé pour la vie dans le Sahara. On espère une canicule et quand elle fini par arriver, on se plaint de la chaleur… écoutons les reportages sur le réchauffement de la planète et continuons de polluer.
Et nos étés ne durent que quelques semaines, alors profitons-en ! Si on attends trois journées parfaites consécutives avant de mettre le nez dehors, aussi bien attendre que Georges W. fasse un discours en français ! Pour ma part, du moment que je peux sortir sans ma tuque, je suis heureux !

Dimanche, Sophie et moi avons visité le petit neveu Philippe qui nous a fait une démonstration de vol plané. Il faisait chaud, c’était l’été et la piscine accomplissait son travail rafraîchissant. Pourtant la météo nous annonçait (encore) de la pluie… À quoi s’attendre quand on annonce : «Ensoleillé avec passages nuageux, possibilité d’averses ou orages» ? Quoi d’autre à part un typhon ou une tempête de sable ? Coudonc, ne pourrait-on pas seulement profiter du temps qu’il fait, comme Philippe dans sa piscine ?
C’est aujourd’hui le jour de ma trente-quatrième bougie ! Applaudissements, cadeaux, bouteilles et bons voeux seront appréciés !


Mais c’était samedi que nous avons souligné les anniversaires estivaux, puisque mes deux neveux et ma charmante Sophie vont aussi vieillir d’une année dans les prochains jours. Après une sortie au cinéma avec leurs copains, les deux rouquins ont reçu de magnifiques bicyclettes bleues, avec vitesses, suspension et freins au volant… comme des vélos de grands ! C’était très agréable de voir le petit groupe en pleine réjouissance. Pour ma part, j’ai reçu en cadeau de quoi relaxer et protéger mon crâne des rayons du soleil.
Si quelqu’un cherche un petit condo sympathique à Sainte-Adèle ! Pas cher !
Le mot qui résume ma journée est : voiture. Départ à 7h pour un petit rendez-vous à Saint-Hyacinthe dans une usine qui fabrique du chocolat, il y règne une odeur à vous faire prendre une livre à chaque respiration ! Contrairement à mes prévisions, il n’y avait presque pas de bouchons à Montréal et je suis arrivé trop tôt sur place. J’en ai profité pour explorer Saint-Hyacinthe… le centre-ville est très joli, avec des cafés-terrasses et de beaux édifices. On ne voit pas ça de l’autoroute. C’est bien de quitter l’autoroute à l’occasion !
Une fois de retour, je me réinstalle dans la voiture pour une longue expédition à travers la région, une carte sur les genoux à chercher dans tous les racoins les adresses de maisons qui nous intéressent. On en a vu une dizaine et visité trois. Rien de très intéressant jusqu’à maintenant. Décevant et excitant à la fois, c’est comme une chasse ! Elle se poursuivra dimanche…
Ça y est ! J’ai rencontré l’agent d’immeubles, signé les papiers, mon condo est à vendre. Je suis content. Depuis que j’ai vendu ma première maison, il y aura bientôt cinq ans, que je rêve d’en acheter une autre. Cinq années à rêver et à espérer, cinq années de visites stériles sur le site SIA ! Quoique ça m’a donné l’occasion d’assister à la flambée des prix.

Le grand jeu du magasinage de maisons est maintenant plus sérieux. Je la veux grande et belle, avec du bois dans la maison, sous forme de planchers ou de boiseries, du bois autour, sous forme d’arbres ou de forêt. Je veux aussi un atelier, pour me remettre à la confection de meubles. Un grand terrain, un petit coin tranquille… pourquoi pas une rivière ?
Mais, plus importante nouvelle encore : je vais habiter avec ma blonde ! Pour la première fois de ma vie, je me lance à pieds joints dans la vie de couple. J’y plonge avec le sourire et une confiance grande comme ma future maison. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas une once de doute, je suis absolument certain que nous vivrons heureux ensemble comme dans les films de filles !
D’autres développements dans les prochains jours, les visites débutent vendredi.

Il a un mois aujourd’hui, je m’abonnais à Typepad et commençais à rédiger ce carnet (avec une note rétroactive). Déjà la 27ième note aujourd’hui. C’est avec beaucoup de plaisir que je tente de raconter mes photos et mon quotidien. Ayant pris goût à l’écriture dans mes démarches de recherche et dans mon travail, ce carnet est une belle façon de poursuivre sur cette route. Je remarque aussi que ça me donne l’occasion de photographier davantage… moi qui est fou de photographie, l’événement est bienvenu !
Bien sur, la lecture de vos commentaires comptent pour une bonne part du plaisir, alors n’hésitez pas à laisser un petit mot lors de votre passage !
Cet après-midi, alors qu’on se baladait dans le beau parc Doncaster, ici à Sainte-Adèle, nous sommes tombé sur une belle «talle» de papillons. Bien sur, j’ai sauté sur l’occasion !
Quelques fouilles sur ce site ne m’ont pas permis de les identifier avec précision.


Les plus foncés me semblent être des Amiraux Blanc.

Je n’ai pas trouvé le nom de ce beau papillon orangé… Quelqu’un sait ?

Fait important à souligner, j’ai eu la visite de ma soeur pour la deuxième fois dans la même semaine. Rarissime. Les enfants sont à la pêche avec leur père, c’est donc plus simple pour elle de s’éclipser. Le but original était d’aller se ballader à Tremblant pour le festival de Blues, mais, les plans ont changés et nous sommes plutôt aller voir Fahrenheit 9/11… Percutant ! Un film à voir.
Étrangement, quand je mets les pieds à Ottawa, je me sens dans un autre pays. Bon, vous allez dire que je prends mes rêves pour des réalités (et vous aurez presque raison) mais, je ne sais trop pourquoi, Ottawa a un parfum d’exotisme. Les stands à hot-dog dans les rues, les mille et une boutiques pour touristes, l’attroupement de toutes les nationalités devant le parlement, les policiers de la gendarmerie royale, les ambassades partout, les statues partout, les vendeurs de croisières partout… Ça ne ressemble pas à Montréal, ni à Québec.

(Sophie est sur la photo… ça vous tente de jouer à «Où est Sophie» ?)
Par contre, la ville est belle, très propre. J’ai beaucoup aimé les écluses du canal Rideau, toute en bois et actionnées à la main. On a l’impression que la commission de la capitale nationale a un budget illimité…

Note de voyage:
• L’ambassade américaine est entourée d’une ceinture de blocs de ciment. En plus d’une clôture de 10 pieds de hauteur.
• Y’a plusieurs personnes qui revendiquent quelque chose en portant un message écrit sur une affiche.
• Les ambassadeurs ne vivent pas dans de modestes bungalows.
• Pas question d’aller saluer Paul au 24 Sussex.
• Sophie a bien aimé les sentinelles en uniforme, avec leurs gros chapeaux de poil, devant la maison de la Gouverneure générale.
Une tortue des bois.
Oui, oui ! Je sais que je n’ai pas de photo, mais j’ai des témoins ! Attention aux sceptiques !
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